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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mercredi 21 juin 2006
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*** Gare aux crampes de fin de match !
Haussiers et baissiers s’affrontent sur les marchés… qui aura le dessus ?
*** Avantage à l’investisseur individuel
Pour une fois, c’est vous qui l’emportez sur les institutionnels…
*** Les marchés feront ce qu’ils sont censés faire
Bill Bonner nous rappelle qu’il y a des schémas, dans la vie…
*** Sismique boursière
Raphaël Garaud, rédacteur en chef de Vos Finances – La Lettre du Patrimoine, revient sur l’onde de choc qui a affecté les marchés mondiaux ces dernières semaines…
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Bonjour,
*** GARE AUX CRAMPES DE FIN DE MATCH !
** Les marchés tentent de se convaincre que quelques signaux de survente indiciels permettent de miser sans grand risque sur un rebond technique de 3% ou 4% — toujours bon à prendre lorsque la majorité des investisseurs restent tétanisés par la peur de voir les planchers graphiques se dérober sous leurs pieds !
Le menu des récentes déclarations des gouverneurs de banques centrales occidentales ou asiatiques s’est avéré particulièrement indigeste. Nous avons d’ailleurs bien cru assister ce mardi à une réédition du scénario récurrent depuis la mi-mai, et qui semblait faire de la seconde séance de la semaine une journée dédiée au triomphe des "ours" (le camp des baissiers).
Le début de la séance avait manifestement un arrière goût de déjà-vu, puisque le Nikkei dévissait de 1,45%, enfonçant un nouveau plancher annuel et portant le repli des valeurs nippones à plus de 10% depuis le 1er janvier 2006. La bourse de Tokyo a littéralement baissé pavillon en prenant connaissance des dernières déclarations du patron de la Bank of Japan : Toshihiko Fukui a officialisé l’amorce imminente — c’est ainsi que les opérateurs ont interprété l’expression "sans trop tarder" — d’un relèvement "lent et progressif" des taux directeurs.
Le gouvernement japonais n’y est guère favorable, officiellement. Cependant, les analystes se demandent légitimement si la tutelle exercée sur la banque centrale nippone ne permet pas de pratiquer la stratégie du double langage, afin d’accoutumer par petites touches les investisseurs à une fermeture progressive du robinet des liquidités gratuites — lequel est ouvert en grand depuis la fin de l’an 2000 et l’explosion de la bulle des technologiques.
Il est en effet peu probable que le patron de la BoJ soit autorisé à évoquer publiquement ce genre d’hypothèse s’il existe une unanimité au sujet du maintien de la politique monétaire au plus haut niveau de l’Etat.
Allons plus loin : en supposant que le consensus persiste et que M. Toshihiko Fukui soit un incontrôlable trublion et un gaffeur occasionnel (la presse économique ne cesse souligner son implication dans un scandale financier mêlant hauts fonctionnaires et brasseurs d’affaires au pedigree suspect), il ne servirait de toute façon à rien de persister dans cette voie… puisque Pékin a décidé de refroidir son économie en exigeant plus de dépôts de garantie (réserves de sécurité) de la part des banques commerciales et en permettant aux lois du marché de fixer plus librement la valeur du yuan ; une appréciation de 5% par rapport au dollar d’ici fin 2006 ne devrait pas déséquilibrer fortement la balance commerciale de l’Empire du Milieu, le risque principal demeurant, en interne, l’explosion de la bulle immobilière.
** Aux Etats-Unis, si l’association des constructeurs de maisons individuelles anticipe une chute de 13% à 15% des ventes en 2006, il semblerait pourtant que le mois de mai ait marqué l’amorce d’une embellie — saisonnière et essentiellement technique, avec un bond de 25% de l’habitat collectif — visible dans la hausse de 5% des mises en chantier de logements neufs.
Les demandes de permis de construire sont en revanche en panne et stagnent au même niveau qu’au mois d’avril. Cependant, la Fed devrait négliger cet élément, car la presse américaine se fait l’écho d’un soupçon d’entente illicite au sein du cartel des constructeurs de logements individuels, ayant pour but de surfacturer autant que possible les prestations techniques et les matériaux tout en rognant sur les garanties et le service après-vente.
Ce qui pourrait rapidement prendre la tournure d’un scandale national, motivant le déclenchement de coûteuses class actions, ne fait que renforcer la conviction d’une sournoise dérive des prix qui s’étend bien au-delà des stations-service, du coût des pneumatiques, du cuivre ou de l’acier.
** Nous avons maintes fois fait part de notre étonnement devant l’insolente santé du secteur aéronautique aux Etats-Unis, en ces temps de flambée des principaux composants métalliques de la carlingue et de la câblerie électrique… mais le Pentagone ne regarde pas à la dépense lorsqu’il s’agit de renouveler sa flotte d’avions ravitailleurs ou de se doter de nouveaux missiles "intelligents".
Airbus Industrie ne bénéficie pas des largesses d’un département d’Etat qui dépense à lui seul 48% du budget militaire de la planète ; tout accident de parcours se paye cash, comme l’a démontré la récente chute de 35% du titre en une seule séance (et pratiquement -50% depuis que M. Noël Forgeard et ses enfants ont jugé opportun de s’alléger).
L’envolée actuelle d’EADS comporte des dimensions plus spéculatives que fondamentales. Le coût des retards de livraison de l’A380 puis la refonte du projet de l’A350 risquent de peser durablement sur la rentabilité du groupe ; l’évolution des cours devrait demeurer volatile durant la période estivale. Le principal danger : que certaines compagnies annoncent renoncer à confirmer la commande ferme de nouveaux appareils en intention d’achat, en attendant que la génération succédant aux A320 ou A340 soit au point.
Avec la tension des taux qui se profile en Europe, la notation de la dette du groupe pourrait également subir quelques aléas aux conséquences désagréables.
** EADS fut un des principaux aiguillons du redressement du CAC 40 en fin de séance hier. Paris s’est offert un joli rallye haussier au cours des derniers échanges, et l’indice phare a terminé au plus haut du jour à 4 770 points… pratiquement 100 points au-dessus de son plancher intraday inscrit à 4 678 points après quelques minutes de cotations.
Avec 34 valeurs en hausse sur 40 et un chiffre d’affaire de 4,75 milliards d’euros, le mouvement de reprise semble prendre de la consistance. Si la hausse de Wall Street se confirme, la barre des 4 800 points pourrait être franchie dès mercredi matin. Il pourrait ne s’agir malgré tout que d’un ballon d’essai, lancé d’une main apparemment leste tandis que l’autre se tient prête à retenir la ficelle : les valeurs moyennes ont en effet été les grandes oubliées de cette séance de reprise en trompe l’œil, puisque le SBF 80 est resté résolument ancré dans le rouge (-0,07%).
Tant que le compartiment des valeurs moyennes restera sur la touche, nous résisterons à la tentation de rentrer sur le terrain. Et ce d’autant plus volontiers que la tournure du match nous laisse craindre qu’une tactique plus offensive ne nous expose à des "contres"… alors que les défenseurs de l’équipe des bulls accusent depuis la mi-mai une fatigue chronique qui débouche sur une série de crampes douloureuses (chutes des indices de -2% à -3% comme il n’en avait plus été observé depuis le printemps 2002).
Philippe Béchade,
Paris
PS : Evitez les crampes pour votre portefeuille, en tout cas, c’est possible, grâce aux conseils de Philippe Béchade. Retrouvez-les quotidiennement au 0899 707 009, avec une analyse de la séance en cours, la recommandation du jour et le suivi de notre portefeuille…
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L’HEURE DE LA REVANCHE A SONNE !
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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** AVANTAGE A L’INVESTISSEUR INDIVIDUEL
** Les fonds de couverture, nerveux, vendent les actions pétrolières ; les investisseurs individuels, plus intrépides, devraient les acheter.
- L’indice S&P suivant le pétrole et le gaz a chuté de près de 3% cette semaine — ce qui signifie qu’il n’a quasiment pas avancé depuis le 24 février 2005, une période de 16 mois. Sur cette même période de 16 mois, le prix du pétrole brut a grimpé de 34% — de 51,39 $ le baril à 69 $ — tandis que le carburant sans plomb a augmenté de plus de 50%.
- Après une analyse poussée de ces données surprenantes, nous en arrivons à la conclusion suivante : soit le pétrole et le carburant sont surévalués, soit les actions pétrolières sont sous-évaluées. Si l’on nous forçait à choisir entre ces deux interprétations opposées, nous prendrions la dernière.
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Des plus-values de 350%… 273,28%… 234,19%… 281,12%… 401,22%… 521,52%… 771,17%…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LES MARCHES FERONT CE QU’ILS SONT CENSES FAIRE
** "Les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel", dit le proverbe [que rappelle d'ailleurs Raphaël Garaud ci-dessous, ndlr.]. C’est vrai. Ils grimpent à peu près aussi haut qu’ils sont censés le faire, après quoi ils pourrissent et s’effondrent.
* Les marchés, eux aussi, doivent faire ce qu’ils sont "censés" faire. Lorsque les choses sont déséquilibrées, elles doivent se rééquilibrer d’une manière ou d’une autre. Lorsqu’elles sont loin de la moyenne, elles doivent y retourner. Sinon, il n’y aurait pas de moyenne vers laquelle revenir. Il n’y aurait pas de "normal", pas d’usuel, pas d’ordinaire, pas de commun, pas de standard. C’est-à-dire qu’il n’y aurait pas de schémas familiers, dans la vie. Chaque jour serait une surprise.
* Or il y a des schémas.
* Lorsque les marchés atteignent un sommet extraordinaire, d’une manière ou d’une autre, ils doivent retomber dans une vallée extraordinaire. C’est exactement ce qu’ils font. Mais ils n’ont pas à le faire d’une manière qui nous convienne. Ni même d’une manière que nous pouvons anticiper. Si nous pouvions l’anticiper, nous pourrions en profiter. Et si nous pouvions en profiter, nous pourrions y mettre fin.
* Revenons par exemple après le sommet historique des marchés à la fin du 20ème siècle : nous pouvions raisonnablement nous attendre à ce que le chapitre suivant nous explique comment atteindre un plancher historique. Prenant un peu d’avance, les investisseurs les plus rapides auraient pu en déduire qu’ils devraient vendre leurs actions. Ensuite, lisant entre les lignes de leur Manuel de l’Histoire Boursière, ils auraient réalisé que tout le monde vendrait également, en anticipation de la prochaine grande évolution, et qu’ils devraient donc essayer de vendre avant ! Mais le livre étant ouvert à tous, tout le monde essaierait de vendre, toujours plus tôt que les autres, afin d’éviter la bousculade — jusqu’à ce que tout le monde ait vendu avant même que le grand marché haussier ne commence. En fait, il n’y aurait pas eu de marché haussier. Si tout le monde savait ce que le futur nous réserve, personne ne se donnerait la peine de le vivre. L’Histoire s’arrêterait.
* Heureusement, nous vivons dans un monde de ténèbres perpétuelles — du moins en ce qui concerne le lendemain. Tout ce que nous savons, c’est que les schémas fondamentaux du passé se répéteront probablement ; nous ne savons simplement pas quand ou comment.
** De nombreux haussiers de l’or, par exemple, s’attendent à une redite immédiate de la fin des années 70, lorsque la hausse des taux d’inflation a mené à une hausse des prix de l’or. De cela, comme de tant d’autres choses, nous ne sommes pas certain.
* Nous sommes un haussier de l’or, bien entendu. Mais nous avons le sentiment que ce marché haussier de l’or pourrait ne pas prendre le chemin anticipé. Le véritable danger pour l’économie américaine reste la déflation, non l’inflation. Ce ne serait pas trop d’argent courant après trop peu de biens et de services, mais trop peu d’argent pour supporter le fardeau de la dette.
* "Des craintes assaillent le marché immobilier de Phoenix", lisions-nous ce week-end dans la presse américaine. A Phoenix, Arizona, on commence à s’inquiéter de la même chose que beaucoup de gens ailleurs : comment vont-ils payer leurs dettes ? Près de 1 000 milliards de prêts immobiliers à taux variable seront revus dans les 12 prochains mois. Comment les gens vont-ils gérer les versements plus élevés ? Pendant ce temps, le plus grand débiteur de tous les temps — le gouvernement américain — a son propre prêt à taux variable. Si nous lisons correctement le calendrier, un tiers de toute la dette américaine — près de trois milliards de dollars — doit être refinancé dans les 12 prochains mois. D’où va provenir l’argent ?
* Ce n’est pas vraiment la taille de la dette US qui compte — c’est la capacité des débiteurs à la rembourser. A mesure que les versements augmentent, les taux d’intérêt grimpent partout dans le monde. Et à mesure qu’ils grimpent, il en va de même pour le besoin de liquidités nécessaires pour effectuer les paiements. Voilà pourquoi le dollar ne sera probablement pas sans valeur. Ou pas prochainement, en tout cas. Ce sera pour une prochaine étape, lorsque Bernanke sera le dos au mur. Pour l’instant, ce que nous voyons, c’est un besoin accru de liquidités, et une demande de dollars afin de maintenir le système en marche.
* Oui, le dollar n’a aucune valeur inhérente. Et oui, lui aussi finira par faire ce qu’il est "censé" faire. Il s’effondrera. Mais rien n’arrive de manière aussi simple qu’on l’attendait
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*** La Chronique Agora présente ***
Raphaël Garaud, rédacteur en chef de Vos Finances – La Lettre du Patrimoine, revient sur l’onde de choc qui a affecté les marchés mondiaux ces dernières semaines…
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SISMIQUE BOURSIERE
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Par Raphaël Garaud (*)
Quelle secousse ! La terre boursière s’est mise à trembler et l’onde de choc s’est répandue sur tous les marchés de la planète. Voilà en résumé ce que nous venons de connaître ces derniers jours. Cela va laisser des traces dans l’esprit des épargnants… et dans leurs portefeuilles.
La peur de l’inflation
Le CAC 40 abandonnant le terrain conquis depuis le début de l’année en moins de deux semaines, ce n’est pas rien. A l’heure où j’écris ces lignes, l’indice recule au plus bas depuis le 1er décembre dernier. Les réactions humaines sont souvent excessives… mais aussi imprévisibles ; et en ce moment, la nervosité grandissante au sujet de l’inflation — notamment américaine — et les perspectives de ralentissement de la croissance américaine qui en découlent inquiètent beaucoup, et débouchent sur un recul dont personne ne connaît la limite.
L’analyse technique nous indique que la zone 4 650/4 700 points constitue un support important, mais qu’un retour sur les 4 500 points, en cas de rupture de ce support, serait à envisager. Demain, ce sera peut-être le pétrole qui verra son prix repartir vers des sommets, et les bourses entreront à nouveau en transe. Car finalement, cette peur de l’inflation n’est-elle pas excessive ?
Les arbres ne montent pas au ciel
Vous connaissez sans doute ce proverbe boursier. Il vient de se vérifier : les marchés avaient, depuis trois ans, bien progressé : +15% en 2003, +7% en 2004 et +23% pour 2005 enregistrant, pour la troisième année consécutive, la plus forte progression depuis 1999.
Inévitablement, une consolidation devait se produire un jour ou l’autre. C’est surtout sa rapidité qui a surpris, mais ce n’est pas une raison pour perdre son sang-froid. Nous avions anticipé cette correction en vendant en temps opportun et avec profit un certain nombre de lignes — et non des moindres — de notre portefeuille. Cette correction va calmer les ardeurs certes, mais va également créer de nouvelles opportunités car les niveaux de valorisation vont s’ajuster avec le niveau de la croissance mondiale dont on annonce un ralentissement en 2007 — mais qui devrait rester malgré tout à un bon niveau pour l’année en cours.
Les restructurations risquent de s’accélérer et les raiders, par l’odeur alléchés, retrouveront un certain appétit. Il faut remarquer toutefois que si la croissance mondiale, après un bon premier trimestre, tend à se ralentir modérément, il ne s’agit pas d’une récession pour autant. Par ailleurs la dépréciation du dollar n’a pas affecté les résultats des sociétés européennes ces dernières années : il suffit de regarder leur progression pour s’en convaincre.
Enfin le PER moyen des entreprises cotées est resté modéré depuis 2003, et il en sera de même pour l’année 2006. A titre d’exemple, pour le secteur des assurances, il est attendu un PER de 11,8 contre 25 en l’an 2000.
Et maintenant que fait-on ?
C’est la question que vous devez à juste titre vous poser ; la seule qui soit réellement intéressante ! Je ne vais sans doute pas vous surprendre en disant qu’il faut s’intéresser à des valeurs solides, soit dans des secteurs qui présentent des perspectives attrayantes à moyen/long terme, soit dans des secteurs considérés comme défensifs, tels la pharmacie ou la distribution alimentaire, voire les média.
Dans l’hypothèse où la conjoncture économique ralentirait plus fortement que prévu, les sociétés dégageant des cash flows importants et réguliers seront à privilégier car elles sont moins sensibles aux cycles économiques.
Il s’agit en définitive d’être très sélectif dans ses choix et de s’en tenir à la ligne de conduite que je viens de tracer, en vous rappelant que la gestion d’un patrimoine n’est efficace que sur la durée.
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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