Les articles de Mory Doré

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Mory Doré

Mory Doré est un professionnel des marchés financiers depuis plus de 20 ans ayant exercé différentes fonctions dans plusieurs grands groupes bancaires : économiste de marché ; trader et arbitragiste sur produits dérivés de taux d’intérêt ; trésorier et responsable de l’allocation des excédents de fonds propres ; responsable gestion financière.

Aujourd’hui, il est responsable du département des risques financiers dans un grand groupe bancaire mutualiste.

Durant ces 10 dernières années, il est un interlocuteur privilégié de la gestion financière et des risques financiers de son établissement auprès de différentes instances et institutions : commissaires aux comptes, Commission bancaire, Comité d’audit et Comité d’entreprise.
Il possède un diplôme de statisticien économiste de l’école nationale de la Statistique et de L’Administration économique ainsi qu’une maîtrise d’Econométrie de l’Université de Bourgogne (Dijon).

Mario Draghi n’est pas le Père Noël

▪ On ne peut pas tout demander à la Banque centrale européenne — comme semblent le croire les hommes politiques, économistes et autres zinzins.

Activation des CDS grecs : y a-t-il vraiment un risque de contagion ? (2)

▪ La dimension systémique de l’événement de crédit grec est minimisée, avons-nous vu hier. Certes l’activation des CDS Lehman avait provoqué une crise de liquidité sans précédent. Mais vous l’avez compris, ce fut plus à cause du rôle prédominant de Lehman en tant que contrepartie de CDS.

Activation des CDS grecs : y a-t-il vraiment un risque de contagion ? (1)

Dans un récent article, j’expliquais qu’une participation volontaire d’abandon de créance se situant entre 75% et 90% devait conduire les autorités grecques à activer ce que l’on a appelé les CAC (pour Clauses d’Actions Collectives). L’idée étant de contraire les “volontaires réfractaires” à participer à l’offre

Plan de sauvetage grec, l’heure du bilan

▪ Avec tout ce qui s’est dit sur le plan de sauvetage grec et sur l’abandon “volontaire” d’une partie des créances des investisseurs privés, il me semble nécessaire de faire un petit bilan et de quantifier quel est le montant réel des pertes.

Le système bancaire peut-il revenir à la normale… et surtout, comment ?

Nous avons vu mercredi que les dépôts overnight à la BCE ont atteint le record de 827 milliards d’euros le 5 mars. Pour qu’ils reviennent à des niveaux plus “normalisés” (même si on imagine mal un retour aux 100 millions d’euros d’avant 2007), il faudrait en tout cas que les banques puissent gérer trois types de problèmes.

LTRO et inondation de “liquidités BCE” : attention à la bulle sur les actions

▪ Il y a quelques mois, le grand public ne savait pas ce qu’étaient les dépôts overnight des banques européennes à la BCE. De même les opérations de refinancement de ces mêmes banques auprès de la BCE n’intéressaient que les étudiants en macro-économie et les spécialistes de la politique monétaire des banques centrales.

Perte du triple A : l’arbre qui cache la forêt

Le tapage médiatique sur la dégradation de la note de l’Etat français de AAA à AA+ par Standard & Poor’s ne fait que rendre encore plus inintelligible l’économie et la finance pour le grand public.

Le FMI sera-t-il la clé pour sortir de la crise de la dette en Zone euro ?

Nous avons vu hier que l’implosion de la Zone euro perdait de sa probabilité. Oui, mais… qu’est-ce qui nous attend à la place ?

L’euro survivra (1)

Je ne crois pas — ou en tout cas plus — aux scénarios d’implosion de la Zone euro, quelles qu’en soient les modalités. Non pas parce que l’on serait en train de trouver une ou des solutions pérennes à la crise des dettes souveraines… mais parce qu’un tel processus coûterait trop cher à tout le monde, pour différentes raisons.

Zone euro : la monétisation des dettes par la BCE nous achèvera

▪ Il sera toujours tentant pour les dirigeants politiques et économiques de demander à une Banque centrale de payer leur gabegie, leurs inconséquences — voire leurs incompétences.

Les indicateurs de crise à suivre sur les marchés financiers

▪ On me demande souvent si la crise économique et financière que nous vivons gagne ou perd en intensité. Mais, bizarrement, on ne me demande plus quand ni comment on va en sortir. Comme si l’on avait intégré une culture de la crise et que l’on s’y résignait.

Stress tests des banques : et le problème de liquidité, alors ?

Je vous ai parlé hier du ratio de solvabilité, qui était évalué dans les stress tests. Mais, dans le monde des banques, il y a un autre “hic” : la liquidité. Qu’est-ce que la liquidité d’une banque ? C’est tout simple, en faite…

Stress tests des banques : bientôt des stress tests concernant la solvabilité

Décidément on n’en finit pas d’écrire sur les stress tests bancaires. Logique en même temps : on n’arrête plus d’en faire passer aux établissements. Preuve de l’absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu’à présent. Après ceux d’il y a 15 mois, puis ceux du 15 juillet 2011, on nous annonce aujourd’hui une troisième série de stress tests. Magnifique…

Quelle que soit sa forme, le FESF ne sauvera pas le secteur bancaire

Si vous avez confiance en nos politiques et si vous pensez que la transformation du FESF en super banque (ou super assureur) des dettes publiques ou que la création d’un Fonds monétaire européen modèle FMI ou qu’enfin la monétisation inflationniste à outrance résoudront la crise, alors continuez à acheter du CAC 40, de l’euro/dollar et à vendre du Bund allemand. Sinon…

Suite à mes trois scénarios sur le CAC 40 : comment agir ?

Pour ceux qui nous rejoignent, je vous rappelle mes trois scénarios. Je pondère à 10% la probabilité de mon scénario 1 (consolidation 2 400/2 800 points) ; à 30% mon scénario 2 (rebond dans la zone des 4 000 à horizon 12 mois) et, malheureusement, à 60% mon scénario 3 (fin du marché actions et retour dans la zone 1 500/1 800 points).

CAC 40 : les trois scénarios possibles (2)

▪ Hier, je vous disais que la consolidation des marchés pouvait être ennuyeuse, morne et longue. La crise de la dette deviendrait somme toute banale, les marché s’y habitueraient, la volatilité se réduirait — jusqu’à la prochaine fois. Je crois peu à ce scénario car pour moi, l’issue sera beaucoup plus brutale — qu’elle soit positive ou négative. Voyons cela.

CAC 40 : les trois scénarios possibles (1)

▪ Il y a un an, le 25 septembre 2010, je rédigeais un papier intitulé “Quel avenir pour le CAC 40″. L’environnement n’était pas aussi stressant qu’aujourd’hui et la future tenue du CAC 40 n’était pas encore sujet de préoccupations. On connaît la faible capacité de juste anticipation des marchés : le rebond semblait éternel.

Pourquoi votre banque a besoin de VOTRE argent

▪ Comment une banque trouve-t-elle sont argent — le financement qui va lui permettre justement d’exercer son activité de banque ?

Quels risques pèsent réellement sur nos banques françaises ? (2)

▪ Après le risque de liquidité et les problèmes de rentabilité, nous poursuivons ci-dessous notre étude des risques auxquels sont actuellement exposées les banques en France.

Quels risques pèsent réellement sur nos banques françaises ?

▪ En tant que professionnel des marchés exerçant mes activités dans une banque, je suis naturellement très souvent sollicité sur la question de la santé des banques avec la question qui tue : une banque universelle peut-elle faire faillite ? La réponse est de mon point de vue “non”.

Les prophéties auto-réalisatrices régissent-elles vraiment les marchés ? (2)

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▪ Nous passons en revue cinq exemples de “prophéties auto-réalisatrices” sur les marchés. Après en avoir examinées deux hier, nous passons aux trois suivantes ci-après…

Les prophéties auto-réalisatrices régissent-elles vraiment les marchés ?

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▪ Pour expliquer crises et mouvements de marché totalement déconnectés des fondamentaux, on a coutume de faire le procès de la spéculation ou des agences de notation. La volatilité excessive transformerait ainsi rapidement les excès d’endettement en crises de solvabilité.

Des instruments essentiels pour calculer votre risque financier

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▪ Nous avons vu hier que l’approche purement mathématique de l’évaluation du risque, en matière d’investissement, avait des inconvénients majeurs.

Des instruments essentiels pour calculer votre risque financier

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▪ En tant qu’investisseur particulier, vous avez votre propre vision pratique du risque : “c’est ma probabilité de tout perdre”. Mais il est important de comprendre ce que recouvre la vision des professionnels, différente et plus technique. Voici tout ce que votre conseiller financier ne vous expliquera jamais sur le calcul du risque.