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Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

De grosses petites bulles

Rédigé le 6 décembre 2006 par Bill Bonner | Article

Aux Etats-Unis, la mode de la politique a atteint son sommet sous l’administration Kennedy. Les remarques inaugurales de Kennedy — "ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous… demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays" — ont marqué un zénith historique pour cette tendance. C’était avant que la guerre au Vietnam ne s’enlise, et avant le lancement de la guerre contre la pauvreté et la guerre contre la drogue. Les gens croyaient à ces guerres — et ils ont été terriblement déçus lorsque les victoires ne se sont pas concrétisées. Aujourd’hui, évidemment, il y a la guerre contre la terreur… mais peu de gens en parlent… et aucune personne sensée ne la mentionne sans un sourire ironique. En fait, la guerre contre la terreur n’est pas du tout politique — c’est une campagne destinée à couvrir le flanc du grand empire financier. Si l’on découvrait qu’elle diminuait les dépenses de consommation, ou augmentait les taux de prêts hypothécaires, par exemple, on y mettrait fin dès demain.

Une paire d'échasses pour Ben Bernanke

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Le petit nouveau à la tête de la Fed a fait savoir que l’inflation n’est "pas bienvenue". Ce terme est décrit partout comme étant "un langage de dur" ; en ce qui nous concerne, cela nous semble plutôt courtois. C’est aussi un énorme mensonge, bien entendu. Ce qui ne serait vraiment "pas bienvenu", c’est l’absence d’inflation, le manque d’augmentations dans les prix à la consommation, le durcissement soudain d’un dollar habituellement flexible.

Maman a perdu l'esprit

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

La semaine dernière, l’or a chuté à un plancher de deux mois. Nous ne savons pas qui remercier — des manipulateurs calculateurs ou des spéculateurs en pleine panique. Mais nous avons deux pressentiments. Pour commencer, le prix de l’or chutera probablement sous les 600 $ avant que cette correction ne prenne fin. Et deuxièmement, que quiconque vend maintenant se sentira génial la semaine prochaine — et complètement idiot l’année prochaine.

Il pourrait se passer n'importe quoi

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Hier matin, nous avons appris que de nouveaux projets immobiliers majeurs sont abandonnés à Washington DC, ainsi qu’à Las Vegas et à Miami. Dans tous les Etats-Unis, il y aurait quatre millions de maisons neuves et anciennes sur le marché. Des chiffres en provenance de tous le pays nous parlent de hausse des stocks, de chute des ventes et de baisse des prix.

Eloge de la paresse

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

"Tout le monde peut vieillir", a déclaré la reine Elizabeth II à l’occasion de son 80ème anniversaire, "il suffit de vivre assez longtemps". Nous aurions formulé cela différemment : le secret de la vieillesse, c’est de ne pas mourir. Cela nous fait penser à une chose : bon nombre des meilleures choses dans la vie s’obtiennent simplement en ne faisant rien.

Les marchés feront ce qu'ils sont censés faire

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Les marchés, eux aussi, doivent faire ce qu’ils sont "censés" faire. Lorsque les choses sont déséquilibrées, elles doivent se rééquilibrer d’une manière ou d’une autre. Lorsqu’elles sont loin de la moyenne, elles doivent y retourner. Sinon, il n’y aurait pas de moyenne vers laquelle revenir. Il n’y aurait pas de "normal", pas d’usuel, pas d’ordinaire, pas de commun, pas de standard. C’est-à-dire qu’il n’y aurait pas de schémas familiers, dans la vie. Chaque jour serait une surprise.

Les maîtres de l'univers

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Cette semaine, le Maître des Maîtres de l’Univers a été officiellement accepté par le Sénat américain en tant que Maître du département du Trésor US.

La gifle

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

La chute du marché aurifère de ces derniers jours nous a fait le même effet que la gifle d’une maîtresse jalouse. Nous étions certain qu’il fallait faire quelque chose en retour… mais nous ne savions pas quoi. Est-ce la fin de notre histoire avec l’or ? Ou simplement le début de quelque chose de plus merveilleux encore ? Nous y avons réfléchi, et nous en sommes venu à une conclusion familière.

L'or à 3 000 $ l'once ?

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

"Je pense que le métal ‘devrait’ valoir environ 1 000 $ l’once actuellement pour être à peu près en équilibre avec la valeur des autres choses le dollar peut acheter", déclare notre vieil ami Doug Casey. "C’est une supposition arbitraire ; je ne connais pas de méthode exacte pour déterminer la véritable valeur de l’or en dollars. Mais en supposant que le gouvernement américain rembourse les dollars détenus par des étrangers — sans parler des Américains — à quelle hauteur faudrait-il porter le prix de l’or ?

Eternels exilés

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Nous étions heureux avec la branche paléo-anarcho-chrétienne du conservatisme américain — un groupe électoral d’au moins deux ou trois personnes — puis nous découvrons que le système de santé français fonctionne en fait plutôt bien. Nous maîtrisons enfin l’analyse fondamentale des valeurs de croissance, puis nous trouvons quelqu’un qui fait mieux que nous grâce à l’astrologie védique. Si nous continuons ainsi, nous nous demandons ce qui va advenir de nous.

Une affaire de famille

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Nous conseillions aux gens d’acheter de l’or des années avant que la lumpen-presse ne mentionne le métal jaune. Nos rédacteurs ont chanté les louanges des matières premières — argent-métal, ressources naturelles, Chine, Inde et énergie — bien avant le brouhaha actuel. Nous avons averti les gens de la bulle des technologiques des années avant que la bulle n’explose — tout comme nous parlons de la bulle immobilière aujourd’hui. Lorsque la presse y arrive, par contre, il est en général trop tard pour y faire quoi que ce soit. Pour accomplir tout cela, nous n’avons que des mots. Des mots exprimant des idées, des pensées, des recommandations, des conjectures, des opinions, des informations et même des hallucinations. Notre activité consiste à vendre des mots, contrairement à l’industrie financière, dont l’activité consiste à vendre des actions… et qui est en plus affligée de conflits d’intérêt.

Des gilets pare-balles en Ohio

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Depuis le 11 septembre 2001, selon le journal londonien The Observer, "une industrie très lucrative" est née aux Etats-Unis — protéger la mère-patrie contre les terroristes. On n’avait pas vu un tel racket à la protection depuis le maffieux Lucky Luciano dans le New York des années 20. Dans tous les états de l’Union, il n’y a peut-être pas assez de terroristes pour remplir une petite prison de campagne, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’argent à faire dans le domaine de la sécurité nationale.

Une confession en bonne et due forme

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Les lecteurs qui nous subissent de longue date savent que l’humilité est notre seule véritable vertu, et même dans ce domaine, nous ne sommes pas vraiment sincère. Notre humilité provenait du fait que nous avons eu profondément tort durant une période de temps si longue que c’en était embarrassant. Année après année, notre stock d’or a perdu de sa valeur, tandis que notre stock d’humilité grimpait. Notre humilité ne tarda pas à accumuler une valorisation digne des technos, le stade de bulle. Nous étions si humble, en l’an 2000, que nous en étions tout à fait arrogant. Bien entendu, l’humilité nous donnait un avantage et une longueur d’avance ; bon, d’accord, elle nous rendait parfaitement supérieur ! Et voilà, cher lecteur : une confession pleine et entière.

Crétinerie sur toute la ligne

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

Un empire étant un spectacle public plutôt majestueux et important, il engendre beaucoup de gros titres. Tous suivent cependant le même sentier — grimpant la montagne d’un côté, et la redescendant de l’autre. La grande réussite historique de l’équipe Bush a été de trouver une piste leur permettant de franchir rapidement la butte, pour se retrouver sur le chemin de l’auto-destruction.

Une première fois pour tout

Rédigé le 1 janvier 1970 par Bill Bonner | Article

"Le fait est que, tout simplement, pour que leurs économies basées sur l’exportation continuent à fonctionner, ces pays feront tout ce qu’il faut pour empêcher leurs devises respectives de s’apprécier. Dans le cas de la Chine, la tactique est plus qu’une simple manœuvre pratique, dans la mesure où tout ralentissement de l’économie US risque de mettre au chômage des millions de travailleurs ayant émigré de la Chine rurale vers les centres industriels urbains et les énormes villes-usines".