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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 26 juillet 2007
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*** Avec le FMI, oubliez (presque) tous vos soucis !
Quoique les marchés n’aient pas semblés très convaincus hier…
*** Planète bleue et montagnes inflationnistes
Que se passe-t-il quand des économistes font de l’alpinisme ?
*** Attention : l’été risque d’être très chaud sur les marchés (1)
Vos brumisateurs pourraient jouer un rôle historique…
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Bonjour,
*** AVEC LE FMI, OUBLIEZ (PRESQUE) TOUS VOS SOUCIS !
** Les marchés en rêvaient, le FMI l’a fait. La rumeur d’un relèvement significatif des prévisions de croissance mondiale est largement confirmée : l’institut monétaire dévoile une estimation de +5,2%, non seulement pour 2007 mais également pour 2008 (contre +4,9% d’après un précédent rapport diffusée en avril dernier).
Peine perdue, apparemment, puisque les indices boursiers de la zone euro pulvérisaient en cascade leurs planchers annuels ce mercredi. Pas de fausse sortie à la baisse cette fois-ci puisque le CAC 40 s’enfonce nettement sous les 5 880 points puis les 5 850 points (voir Chronique de la veille), l’Euro-Stoxx 50 cassant simultanément les 4 350 points et le DAX les 7 700 points.
Pour une fois, il ne nous sera pas nécessaire de produire une analyse sophistiquée des causes de cette violente correction boursière, puisque le sujet de conversation devenu incontournable dans les salles de marchés concerne en priorité la crise immobilière aux Etats-Unis : vous ne serez pas surpris de voir que les commentateurs reprennent point par point tous les aspects de la question que nous vous décrivons depuis près de 18 mois.
Le FMI n’omet pas d’évoquer les difficultés qui affectent le secteur des prêts hypothécaires subprime aux Etats-Unis, mais il continue d’estimer que le risque pour les marchés financiers reste largement contenu : tel ne semblait pas être l’avis d’une majorité d’opérateurs en ce mercredi !
Nous disposons de sérieux arguments et nous les qualifierions même de massifs : les dérivés de crédit immobilier représentaient en 2006 un volume de transactions de l’ordre 50 000 milliards de dollars (le double de celui observé en 2005) — et l’activité continuerait de progresser à une vitesse exponentielle en 2007.
Imaginez que la barre des 100 000 milliards de dollars soit franchie en fin d’année : cela représenterait tout simplement deux fois le PIB mondial. Nous jugeons déjà assez surréaliste le fait que ce maelström d’argent virtuel — adossé principalement au marché immobilier américain — représente déjà l’équivalent annuel de toute le commerce de biens et services sur la planète.
Imaginez la phénoménale démultiplication d’engagements à terme (au travers de swaps, de CDS, CDO, ABS et de tant d’autres indices obligataires "synthétiques") découlant du négoce de la dette privée adossée au subprime. Des milliers de milliards de dollars — partant d’une masse initiale de crédit à risque évaluée à 600 milliards de dollars — sont structurés, "hedgés", agrégés à des émissions obligataires plus présentables, de telle sorte que la contamination liée à la déconfiture des junk bonds se répand de façon diffuse, insidieuse, mais ô combien redoutable.
Par le jeu des échéances d’options (et celles auxquelles nous faisons références sont qualifiée techniquement d’"exotiques"), il est très facile de différer le constat d’une perte en "roulant une position". Des ventes de primes à découvert permettent de faire apparaître artificiellement un crédit là où devrait être enregistré une lourde moins-value.
Le mythe de la non-contamination de la crise immobilière US survit à coup d’expédients. L’omerta financière couvre tout un système de dissimulation du risque qui arrange tout le monde — et y compris, il faut bien en convenir, chacun d’entre nous (qui aurait intérêt à la soudaine désintégration du dollar associée à une fulgurante remontée des taux ?).
** Mais alors que les marchés sont intimement convaincus qu’il n’existe aucune crise systémique qui ne puisse être résolue par le déversement d’un flot de liquidités (à l’initiative des banques centrales occidentales et asiatiques), nous osons un audacieux parallèle — qui a valeur de simple clin d’oeil — entre l’amorce de l’inflexion à la baisse de la conjoncture immobilière aux Etats-Unis alors que Katrina engloutissait la Nouvelle-Orléans sous les eaux, en septembre 2005, et les spectaculaires inondations qui noient le sud de l’Angleterre et une partie de la métropole londonienne depuis la mi-juillet.
Se pourrait-il que les éléments déchaînés aient frappé à deux ans d’intervalle les marchés immobiliers les plus surchauffés de la planète (avec Moscou, Pékin et toute la frange méditerranéenne de la côte espagnole, où les prix commencent d’ailleurs à dégringoler) ?
Simple supposition, qui ne repose à l’évidence sur aucun élément scientifique… alors revenons-en aux données chiffrées bien concrètes, à des faits si têtus que nombre d’économistes refusent d’en tirer les conséquences tant ils compromettent leur vision idyllique du Goldilocks auquel ils sont férocement attachés depuis quatre ans.
Cette séance de mercredi fut ponctuée par la statistique — très attendue et redoutée — des reventes de logements anciens aux Etats-Unis (mois de juin). Selon les éléments dévoilés par la NAR, National Association of Realtors, le nombre de transactions a chuté de 3,8% en juin tandis que les stocks d’invendus atteignent un sommet de 8,8 mois.
Certaines régions du coeur de la Californie ou du Nevada sont sinistrées : 12 000 à 13 000 maisons sont à vendre dans la seule ville de Sacramento (la capitale administrative de la Californie, qui compte environ 460 000 habitants)… et les logements invendus se chiffrent à plusieurs milliers autour de Las Vegas et Salt Lake City.
Des dizaines de lotissements fraîchement sortis de terre s’apparentent à de véritables quartiers fantômes à la périphérie de ces deux villes-champignons : il y a bien l’eau, le gaz et l’électricité mais en dehors des réverbères, aucune lueur de phare, aucune baie vitrée, aucune lucarne n’engendre un watt supplémentaire lorsque le soleil disparaît derrière les Rocheuses.
De nombreux programmes en cours d’achèvement ne trouvent pas preneur même avec des rabais de 20 à 25%. Un grand nombre de maisons quasi neuves récemment saisies encombrent en effet le marché "secondaire", alors qu’elles sont bradées 30% en dessous de leur prix d’acquisition initial.
Nous vous laissons imaginer les difficultés rencontrées — y compris par des emprunteurs solvables lorsqu’ils cherchent à revendre un bien lorsque les maisons et terrains aux alentours sont hérissés de panneaux "à vendre" (sous-entendu "avec des possibilités de négociation importantes").
Dans certaines villes de la région de Detroit, les agences immobilières sont victimes d’une véritable hécatombe. Les vendeurs sont tout disposés à doubler les commissions des négociateurs… mais les acheteurs se font aussi rares que les plages où l’océan affiche plus de 18° cet été autour de la Bretagne ou des côtes normandes.
L’heure de la reconversion a sonné pour nombre d’agents immobiliers, de spécialistes du crédit, d’architectes, de décorateurs, de paysagistes : qu’ils se rassurent, il y a pléthore d’offres d’emploi dans le secteur du recouvrement contentieux, de la restructuration de dettes, d’adjoints au shérif (mandatés pour les saisies immobilières, ils exercent une fonction comparable à celle d’huissiers assermentés)… Pour les plus talentueux, des postes de commissaires-priseurs se présentent dans de nombreux comtés où les ventes aux enchères de maisons dont les peintures sont à peine sèches se multiplient au rythme des défauts de paiement et des faillites personnelles.
Et pendant que le simple citoyen réalise à quel point les revenus de son labeur apparaissent dérisoire en comparaison de ses besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, se déplacer…), il découvre que son patron peut gagner bien plus que son salaire mensuel à chaque heure qui passe. Si le besoin s’en fait sentir, l’équipe dirigeante n’hésitera pas à tailler dans les effectifs pour restaurer la confiance des actionnaires ; elle s’en trouvera largement récompensée si les cours de bourse reprennent de la hauteur, ce qui accroît encore la distorsion de l’échelle des salaires, au profit de quelques happy few.
** Peut-on revenir en arrière et stopper ce processus ? Nos lecteurs se montrent sceptiques : parmi les réactions que nous avons reçues, beaucoup soulignent que les conseils d’administration témoignent d’une consanguinité intellectuelle de ses membres, et sont le fruit d’un subtil cocktail de "gens du même monde" qui sont habitués à se rendre des services réciproques.
L’avis des actionnaires ne pèse pas lourd, sauf s’il s’agit de grands fonds de retraite qui encouragent le débauchage des meilleurs talents (ce qui fait flamber les prix sur le marché) et prônent par ailleurs une compression permanente des coûts. En d’autres termes, un cost-killer n’a pas de prix… et le fait qu’il finisse par revenir plus cher aux actionnaires que l’argent qu’il fait réellement économiser n’a pas encore engendré une désescalade des rémunérations et autres avantages qui leur sont généreusement alloués.
Tant que les conseils d’administration ne s’imposeront pas spontanément — puisque aucune contrainte réglementaire n’existe — la même tempérance budgétaire que celle exigée des salariés "de base" lorsqu’ils osent réclamer une augmentation couvrant tout juste l’indice d’inflation, le sentiment d’une confiscation de la richesse ne cessera de s’amplifier.
Par ailleurs, un de nos lecteurs répondant aux initiales de M.B. propose que l’on considère comme "éthiquement inacceptable la demande faite aux cadres supérieurs et dirigeants d’une entreprise de dégager un profit annuel supérieur à 10% (pour ne pas revenir sur cette norme ubuesque des 15% de ‘retour sur investissement’ qui double en effet le capital investi en l’espace de cinq ans, la plupart des stock-options étant exerçables au bout de quatre ans et bénéficient d’une fiscalité allégée si les titres levés sont conservés une année de plus)".
Et de poursuivre : "de telles exigences de rentabilité ne peuvent avoir qu’un écho anxiogène très négatif auprès de tous les salariés, du plus petit salaire au plus élevé ".
Ce principe encourage les stratégies à courte vue et des prises de risques inconsidérées, d’où la négociation de parachutes dorés au cas où les choses tourneraient mal. Une injustice totale vis-à-vis de salariés qui ne bénéficient d’aucune compensation financière — autre que symbolique — au cas où une erreur de management se solde par une vague de licenciements.
Certains de nos lecteurs souhaitent une suppression pure et simple des golden parachutes, la soumissions des plans de stock-options au vote des assemblées générales et l’interdiction de bénéficier à la fois des avantages du statut de salarié et de mandataire social (dont les revenus doivent effectivement couvrir les besoins en matière de retraite et de protection sociale).
Le gouvernement actuel, quel que soit le point de vue adopté (il en fait trop ou pas assez) a au moins le mérite de ne pas encourager le statu quo et de porter le débat sur la place publique.
Merci à tous pour vos contributions, à vendredi !
Philippe Béchade,
Paris
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A la clé ? Déjà des gains de 42,19%… 21,26%… 21,45%… 26,43%… 28,70%…26,90%… 22,90%… 40,19%… et même… 96,24% !
Pour faire profiter votre portefeuille des prochaines aubaines, continuez votre lecture…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Vancouver
*** PLANETE BLEUE ET MONTAGNES INFLATIONNISTES
** Notre planète bleue semble devenir plus bleue encore. Il pleuvait des cordes lorsque nous avons quitté le Royaume-Uni. Gloucester subit les pires inondations des 60 dernières années. Tewkesbury est devenue la Venise britannique.
* Mieux vaudrait vous y habituer, annoncent les météorologues. La pluie va continuer de tomber…
* … et il y en aura peut-être beaucoup. "Changement climatique", déclarent certains experts canadiens. Selon eux, l’augmentation du niveau d’eau dans l’hémisphère nord cadre avec leurs modèles climatiques. Les tropiques s’assèchent. Mais les zones tempérées du globe sont censées devenir plus humides. Nous nous demandons si ce sont là les mêmes experts que ceux qui affirmaient, il y a quelques années de ça, que la Grande-Bretagne serait comme l’Italie en été, plus chaude et plus sèche ?
* Les experts ès météo ont réussi un véritable coup de maître lorsqu’ils ont transformé le "réchauffement climatique" en "changement climatique". A présent, tout changement de temps correspond à leur modèle.
* "Nous avons un été inhabituellement humide en Californie aussi", a déclaré un vieil ami que nous avons rencontré à Vancouver. Et à Vancouver même, eh bien… il pleut.
** Pendant ce temps, Ben Bernanke s’exprimait devant le Congrès US il y a quelques jours de ça. Il a simplifié ses idées pour que les politiciens puissent comprendre — mais nous nous demandons s’il n’est pas allé trop loin.
* L’élément clé du point de vue de Bernanke, c’est que l’inflation n’est pas un problème… et qu’elle le devient de moins en moins au fil du temps. Si l’on élimine la nourriture et le carburant, souligne-t-il, le coût de la vie n’augmente pas trop vite. Bien entendu, les Américains pouvant vivre sans nourriture ou carburant se comptent sur les doigts de la main, de sorte que nous prenons ces remarques comme une sorte de discussion théorique… qui n’intéresse que les économistes et les philosophes.
* Et à propos d’économistes…
* Un groupe d’entre eux escalade les Alpes. Après quelques heures, ils sont complètement perdus.
* L’un d’entre eux étudie la carte, la tourne et la retourne, se repère par rapport à quelques points lointains, consulte sa boussole puis le soleil.
* Finalement, il se tourne vers les autres et déclare : "vous voyez cette grande montagne, là-bas ?"
* "Oui", répondent les autres.
* "Eh bien, selon mes calculs, nous nous tenons à son sommet".
* Selon Ben Bernanke, la montagne sur laquelle se tiennent les Etats-Unis est un sommet où l’inflation ne pose aucun problème. Nous soupçonnons qu’il se trompe. L’inflation est un gros problème. Des analystes indépendants nous annoncent que le M3 augmente de 12% par an. Le M3, c’est la "vérité qui dérange" dont le département du Travail US ne parle plus. C’est la mesure la plus complète de la masse monétaire américaine… et elle augmente trois à quatre fois plus rapidement que le PIB lui-même. C’est de l’inflation monétaire à l’ancienne… généralement suivie par une inflation des prix à la consommation à l’ancienne.
* Jusqu’à présent, la majeure partie de l’inflation est allée là où l’argent est allé — vers le haut. Les Monet, les jets privés, les appartements à Manhattan… et beaucoup d’autres choses sur lesquelles les riches dépensent leur argent… grimpent à un rythme à couper le souffle. Le carburant est lui aussi 30% plus élevé que l’an dernier. Et l’alimentaire ? Oui, là aussi, ça grimpe… notamment à cause de la concurrence accrue autour des céréales, menée par les producteurs d’éthanol. L’or, qui dépasse les 680 $/once à l’heure où nous écrivons ces lignes, a grimpé de plus de 7% à ce jour cette année.
* Mais nous pensons que Bernanke n’est pas complètement honnête. Il s’inquiète peut-être de l’inflation ; mais il pourrait aussi s’inquiéter des problèmes de l’industrie du prêt. La douleur des prêts hypothécaires subprime n’est pas aussi bien contenue qu’on le pensait. Personne ne sait à quel point de nombreuses positions en produits dérivés sont mal évaluées. Personne ne sait combien de spéculateurs ont la tête sous l’eau. Et personne ne sait quelle serait l’étendue des dégâts si toute cette dette s’effondrait soudain.
* Une chose est certaine : personne ne veut le savoir — Bernanke y compris. Nous sommes d’avis que le chef de la Fed aimerait une petite marge de manœuvre — pour baisser les taux, si nécessaire — au cas où la crise s’aggraverait.
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COMMENT BATTRE LES HEDGE FUNDS A LEUR PROPRE JEU !
Ce sont les nouveaux seigneurs de la finance…
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*** La Chronique Agora présente ***
A défaut de venir perturber nos cieux (au moins pour l’instant), la canicule semble menacer sur les marchés. Raphaël Garaud nous en dit un peu plus sur le réchauffement climatique boursier…
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ATTENTION : L’ETE RISQUE D’ETRE TRES CHAUD SUR LES MARCHES — 1ère PARTIE
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Par Raphaël Garaud (*)
Voici venu le temps des vacances… Vous devez sans doute vous poser des questions — à juste titre vu le paysage boursier actuel — sur le devenir de la bourse durant cet été. Je crois utile de faire le point car les marchés financiers restent haut perchés, battant des records vieux de plusieurs années ; or, ils ne donnent pas l’impression de devoir (ou de vouloir) marquer le pas. Ce qui arrivera pourtant inéluctablement, n’en doutez pas.
Une croissance mondiale… trop dynamique ?
Durant les cinq dernières années, la richesse mondiale a progressé de l’ordre de 30%, ce qui est bien sûr un record absolu. Pourtant, pensez-vous, les économies — et notamment celles de nos pays déjà développés — ne progressent pas de la même façon. C’est vrai. Ce qu’il faut comprendre, c’est que toutes les économies ne vont pas au même rythme puisqu’elles ne sont pas toutes au même stade de développement. Au niveau mondial, c’est un peu les vases communicants : lorsque qu’une économie fléchit ou connaît des difficultés, une autre prend le relais. Ainsi, la croissance mondiale reste forte.
A présent, la croissance de toutes les grandes zones économiques est tellement dynamique qu’elle influe sur l’épargne ! La raison est facilement explicable : ce surplus de croissance entraîne une forte augmentation des liquidités, issues de la création de richesses.
Une création de richesses record
Le coût du travail a diminué avec l’arrivée en masse sur le marché du travail des Chinois, Indiens et autres populations "à faible coût salariaux". Il en résulte une abondance de capitaux, que la mondialisation et l’interconnexion des marchés ont fait progresser de façon vertigineuse. Sur les cinq dernières années, la masse de capitaux a progressé de 50%.
Mais ce n’est pas tout. Les sociétés ont enregistré des résultats record… et qui progressent encore. Un flot de liquidités inonde l’Asie. Les liquidités mondiales deviennent énormes — que dis-je : gigantesques ! –, et se localisent plus particulièrement en Asie. Les réserves de change de la Chine, qui sont de 1 600 milliards de dollars actuellement, vont passer à 2 000 milliards de dollars à la fin 2007 ! Sans parler des pétrodollars, estimés à 1 000 milliards de dollars.
Vous imaginez aisément la puissance que ces liquidités procurent à ces différents pays sur les marchés financiers : le moindre mouvement un peu important de leur part peut avoir des conséquences difficilement contrôlables et fort dommageables pour les opérateurs et pour nos marchés boursiers.
La Bourse en vitesse de pointe
Force est de constater que les principales Bourses ont connu une progression très respectable sur le premier semestre 2007 — de l’ordre de 6% à 12%, après une excellente année 2006.
Plusieurs facteurs sont intervenus pour permettre cette performance. D’abord, l’absence de conflits majeurs a rendu les marchés actions plus sereins ; la bonne santé de la croissance mondiale a renforcé la confiance des investisseurs ; enfin les résultats des sociétés ont été meilleurs que prévus.
Cependant certaines choses m’inquiètent… et non des moindres, comme nous le verrons dès demain.
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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