Arbre couché par le vent…

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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 09 janvier 2007
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*** Arbre couché par le vent…
… possédait plus de branches que de racines (proverbe chinois)

*** Dettes et enterrements
Bill Bonner n’a pas le moral, ces derniers jours…

*** Un monde assoiffé d’électricité (1)
Chris Mayer vous met d’ores et déjà au courant

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Assez d’attendre les profits ?

Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !

Parfois, c’est encore le court terme le plus performant. Découvrez pourquoi…

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Bonjour,

*** ARBRE COUCHE PAR LE VENT…

** Nous ne savons guère dans quel sens soufflera le vent en 2007, ni à quel moment de puissantes rafales pourraient abattre les arbres qui — comme le prétend le plus célèbre des dictons boursiers — ne sauraient monter jusqu’au ciel.

Le brouillard londonien, particulièrement tenace fin décembre 2006 puis début 2007, permet cependant d’entretenir cette illusion. Il suffit pour cela de déambuler — comme Théophile Gauthier en son temps — dans les allées de Hyde Park… puis de lever les yeux en passant sous les tilleuls ou les hêtres bicentenaires un jour de purée de poix. Les branches, même les plus basses, semblent se perdre dans la nuée comme le fil d’un sachet de thé plongé dans une porcelaine Wedgwood après que l’on y eut versé un dé à coudre de lait.

Le tea time a son charme, mais nous comprenons aisément pourquoi les riches résidents londoniens émigrent en masse vers les collines provençales balayées par le mistral : rien n’est plus déprimant que la grisaille hivernale résultant d’un "marais anticyclonique" prolongé.

** Pour leur part, les places européennes en général — et le CAC 40 en particulier — ont quasiment clôturé à l’équilibre en ce lundi. Le bilan des cinq premières séances de l’année 2007 se solde par un parfait statu quo indiciel, malgré quatre replis consécutifs pour l’Euro-Stoxx 50 ou l’Eurotop 100.

Nous qui apprécions les contrastes climatologiques et souvent même la fureur des éléments (qui amèneront peut-être un jour les hommes à s’interroger sur l’impact de leur activité sur le réchauffement de la planète), ne pouvons que nous borner à constater — à notre grand désappointement — l’absence de la moindre tempête boursière depuis la fin de l’hiver 2003… à l’exception d’une petite dépression d’équinoxe survenue au printemps 2006, qui aura cassé quelques branches mais nullement compromis la récolte automnale, laquelle s’est avérée particulièrement fructueuse en plus-values.

L’exceptionnelle douceur qui règne de part et d’autre de l’Atlantique au nord du 40ème parallèle depuis deux mois favorisera-t-elle une floraison exceptionnelle au printemps prochain. A moins que l’absence de froid n’engendre une prolifération de vermine sans précédent ?

Il reste heureusement encore près de trois mois pour que les sols gèlent en profondeur et détruisent leur contingent de larves et de nuisibles. Mais la nature, qui devrait être au repos depuis la mi-novembre, se laisse manifestement abuser ; de nombreuses variétés de feuillus se couvrent déjà de bourgeons dans le parc des Buttes-Chaumont, à deux pas de nos nouveaux locaux, et les géraniums, sur mon balcon de la proche banlieue parisienne, continuent de produire d’abondantes grappes de fleurs.

N’était-il pas quelque peu surréaliste d’enregistrer des températures de 15° à 16°C au beau milieu de la nuit du Nouvel An, les merles du quartier se mettant à chanter vers minuit comme s’ils célébraient l’avènement de la saison des amours par une tiède soirée de juin ? Notre inquiétude est "tempérée" par un vieux dicton populaire, usé jusqu’à la trame : "Noël au balcon, Pâques aux tisons".

** Les dictons et proverbes semblent d’ailleurs constituer le comble de la "branchitude", en ce début d’année. La dernière mode, parmi les journalistes économiques ou politiques adeptes de la "blackberrytude" (ou de la SMS-attitude), est de s’échanger des "morceaux choisis" de sagesse chinoise en direct de Pékin ou de la Grande Muraille.

Certains d’entre eux constituent même des morceaux de "bravitude"… et nous pressentons que ce néologisme est appelé à faire florès. Nous nous en voudrions de ne pas y contribuer, car nous détestons plus que tout voir de nouveaux phénomènes sémantiques ou linguistiques s’épanouir "à l’insu de notre plein gré"… même si certains peuvent apparaître aux yeux des puristes quelque peu "abracadabrantesques", ou mériteraient d’être "éradiqués au Kärcher".

Nous aimons prendre — lorsque l’occasion se présente — une longueur d’avance sur l’actualité. Nous ambitionnons aujourd’hui de vous épargner le visionnage fastidieux de reportages télévisés farcis de déclarations spontanément préparées à l’avance, et débitées avec autant de naturel qu’une dictée infligée à des élèves de CM1 (Messieurs Edouard Balladur, Robert Hue ou Marc Blondel ne sont plus les seuls à s’être illustrés dans cette catégorie, dont les hommes semblaient détenir le monopole).

Nous vous proposons donc notre propre florilège de proverbes chinois, dont nous espérons qu’ils vous procureront amusement et matière à réflexion lors de vos prochaines prises de positions sur les marchés ou vos prochains choix patrimoniaux. Voici donc de quoi tenir jusqu’à la fin du mois de janvier — l’un de nos favoris figurant en tête de cette chronique.

** "Ne point attendre la soif pour tirer l’eau du puits".

** "Qui ne sait par quel chemin il est venu ne saura par où repartir".

** "Agneau en peau de tigre s’imagine ne plus craindre le loup".

** "En matière d’argent, finissez tout ou vous ne finirez rien".

** "Savoir que l’on ne sait pas est la marque d’un vrai sage".

** "Les belles paroles ne sont pas souvent sincères, les paroles sincères sont rarement belles : ceux qui apprécient les premières ne méritent guère les secondes ".

** "Une brute qui fait un premier pas accomplit plus de chemin vers son but que le génie qui demeure assis tant qu’il réfléchit".

** "Couvre tes montagnes de murailles, ton ennemi te surprendra par la mer".

** "Même avec le concours de neuf femmes, il n’est pas possible de faire un bébé en un mois".

** "Ne rougissez pas d’une erreur, vous commettriez une faute"… Avec, en bonus, une variante "talleyrandienne" dédiée à une élimination politique : "pire qu’un crime, Sire, c’était une erreur !" (tout rapport avec une actualité récente serait purement délibéré !)

** Et un petit dernier pour finir : "on n’a jamais d’autant besoin d’esprit que lorsque l’on pense avoir affaire à des sots".

Cette maxime nous permet donc de continuer de vous divertir avec le peu d’intelligence dont nous sommes capables, sans craindre que vous en manquiez une miette — et nous épargne l’illusion de pouvoir dispenser d’utiles leçons à des E-lecteurs potentiels.

Philippe Béchade,
Paris

PS : Retrouvez Philippe Béchade dès 15h45 au 0899 707 009* pour une analyse complète de la séance en cours, accompagnée de conseils et de recommandations pour ajuster votre portefeuille aux conditions du moment.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** DETTES ET ENTERREMENTS

** "La destruction financière de la classe moyenne américaine".

* Vous ne trouverez ce gros titre nulle part. Pourquoi ? Parce qu’il n’existe pas. C’est un titre du futur.

* Non, si vous regardez les journaux du jour, les couvertures sont rassurantes :

* "Croissance vigoureuse pour les emplois US, surprise des économistes", déclare le New York Times.

* "Les craintes d’un ralentissement aux Etats-Unis s’éloignent", ajoute The Economist.

* Un homme qui aime les femmes grasses et les rendements maigres doit trouver les Etats-Unis version 2007 à son goût. Selon les statistiques officielles, l’électeur américain moyen est plus gros que jamais… mais il se tient en équilibre sur la plus mince des cordes raides. Selon les nouvelles financières, jamais auparavant les citoyens US n’avaient si peu de marge d’erreur.

* Ils lisent les gros titres et sont heureux d’y croire. "Les mauvaises nouvelles sont derrière nous", disent-ils. "Pas besoin de marge… parce qu’il n’y aura pas d’erreurs".

* Pourtant, ce n’est pas le premier cycle du secteur immobilier. C’est simplement le plus grand et le plus cruel. D’une manière générale, déclare Max Fraad Wolff dans le Asia Times, les prix des maisons chutent de 30% durant un retournement, sur une période de quatre ans. Si c’est bien le cas, celui que nous voyons actuellement a encore du chemin à parcourir à la baisse.

* Edward Learner, directeur d’UCLA Anderson Forecast, émet une supposition plus modeste ; il s’attend à voir les prix des nouvelles maisons baisser de 5%-10% au cours de l’année qui vient. La maison moyenne à Los Angeles est désormais évaluée à 510 000 $. C’est environ 50% trop cher, déclare Learner. Il pourrait se passer entre cinq et dix ans avant que les prix ne reviennent à la normale.

* Pendant ce temps, selon UBS, les défauts de paiement sur les prêts à risque ont doublé aux Etats-Unis — pour atteindre 8% du total. Depuis 2002, plus de 1 000 milliards de dollars de ces prêts ont été émis. Et à présent, bon nombre d’entre eux tournent mal. En octobre, par exemple, les taux de saisie US sur les marchés à risque étaient 42% plus élevés que l’année précédente.

* Et derrière ces chiffres, on trouve des faits qui ne veulent pas disparaître…

* La Destruction Financière de la Classe Moyenne Américaine — une histoire dont nous parlons depuis près de trois ans. L’intrigue est très simple. La plupart des gens ne travaillent pas dans le secteur de la finance. La plupart des gens n’obtiennent pas de primes faramineuses. La plupart des gens ne possèdent pas de Picasso, pas plus qu’ils n’ont de chalet à Aspen. La plupart des gens gagnent des salaires ordinaires. Et aux Etats-Unis, ils n’ont pas eu de véritable augmentation depuis 30 ans.

* "Si nous utilisons les dollars de 2005 et l’indice des prix à la consommation pour les consommateurs urbains, les salaires hebdomadaires moyens ont diminué d’environ 1 $ par semaine sur les trente ans entre 1975 et 2005", écrit Wolff. "Les gens ont ainsi arrêté d’épargner et se sont engagés pour d’énormes quantités de dette immobilière et de consommation".

* Wolff continue :

* "En 1999, la dette courante totale des ménages US se montait à 6 400 milliards de dollars. A la fin du deuxième trimestre 2006, elle atteignait 12 300 milliards de dollars".

* "Depuis 1999, la dette des ménages américains a augmenté autant ou presque que la somme totale de toute la dette accumulée par tous les ménages au cours des 220 années précédentes de l’histoire des Etats-Unis. En 1999, elle atteignait les 4 400 milliards de dollars. A la fin du deuxième trimestre 2006, elle avait plus que doublé, pour atteindre 9 330 milliards de dollars. En 1999, les crédits à la consommation en cours se montaient à 1 600 milliards de dollars".

* "Aujourd’hui, ce chiffre atteint approximativement 2 400 milliers de dollars aux Etats-Unis, signalant une augmentation de 50% en moins de sept ans. En général, on atténue l’importance de ces chiffres en les comparant avec la hausse fulgurante de l’immobilier. Les actifs des ménages détenus dans l’immobilier ont augmenté de 9 000 milliards de dollars entre 2000 et 2006. On pourrait appeler cela la mère de toutes les bulles modernes. Et pourtant, la valeur nette des ménages a grimpé tant bien que mal de 1 200 milliards de dollars seulement. La valeur nette est largement à la traîne des prix de l’immobilier, à cause de vagues d’extraction de valeur par le biais du refinancement hypothécaire. Lorsque ces vagues retomberont, ce sera avec une force destructrice considérable".

* La classe moyenne américaine pense être toujours la classe moyenne. Elle possède deux ou trois automobiles. Elle a des enfants à l’université… une maison avec l’air conditionné. Peut-être a-t-elle quelques parts dans un fonds d’investissement. Mais elle vit sur de l’argent emprunté, et du temps emprunté. Dans une maison qui l’est tout autant.

* Un jour ou l’autre — bientôt, peut-être –, de nombreux Américains commenceront à réaliser que quelque chose a mal tourné. Le prix de leur maison baissera… tandis que leurs dettes sont plus élevées que jamais. Ils réaliseront qu’ils se sont fait avoir.

* Et un jour ou l’autre, un politicien parlera au nom de ces gens. Il ne leur dira pas qu’ils ont été idiots. Au lieu de cela, il leur expliquera qu’ils ont été trahis par leurs dirigeants, escroqués par Wall Street, arnaqués par les PDG et roulés dans la farine par les républicains et les démocrates.

* Il aura raison — en partie.

** Nous étions d’humeur morose tout le week-end. Un autre de nos amis nous a annoncé avoir le cancer de la prostate. On dirait que ça circule comme un mauvais rhume. Nous avons même commencé à penser à notre propre enterrement.

* Nous pensions à quelque chose de simple, bien entendu ; qu’on nous jette dans un fossé, dans la prairie, au son de guitares jouant des mélodies désolées d’Hank Williams. Mais lorsque nous avons parlé à Elizabeth, nous avons découvert qu’elle avait d’autres projets.

* "Ecoute, quitte à faire un enterrement, autant que ce soit correct. Avec une vraie cérémonie à l’église, une messe de requiem — oui, ce serait bien ; des discours… des orgues… ce devrait être majestueux et magnifique".

* "Une seconde… c’est mon enterrement ; je ferai ce que je veux", avons-nous protesté.

* "Non, un enterrement, c’est pour la famille ; ce serait égoïste de ta part, d’insister pour faire les choses à ta manière".

* Incapables de tomber d’accord, nous avons décidé de retarder toute l’affaire. Si nous ne pouvons pas donner la fête d’adieu que nous voulons, autant ne pas mourir du tout. Du moins pas pour l’instant.

—————————– (publ.)

Comment ça, vous ne connaissez pas encore notre Banquier Central ?

Une erreur à réparer rapidement… parce qu’il aurait pu vous permettre de cumuler 269,16% de gains en 2006 !

Pour savoir comment, c’est par ici…

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*** La Chronique Agora présente ***

Le réseau électrique nord-américain est le plus vaste de la planète — et il a bien besoin d’être remis à neuf. Chris Mayer explique que les investissements nécessaires dépasseront les 100 milliards de dollars d’ici 2015 — et ce n’est rien par rapport à ce que d’autres pays vont dépenser…

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UN MONDE ASSOIFFE D’ELECTRICITE — 1ère PARTIE
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Par Chris Mayer (*)

Vous avez entendu parler de la grande panne de 2003 ?

Il s’agissait de la plus grande panne d’électricité jamais vue en Amérique du Nord ; elle a affecté plus de 10 millions de Canadiens et 40 millions d’Américains. La coupure électrique s’est propagée à toute la région du nord-est. Les communications ont été coupées. Des chemins de fer ont dû fermer. Les systèmes de protection des frontières ont cédé. Des milliers d’entreprises ont dû fermer. On a entendu parler de pillages. Même les réserves d’eaux ont été polluées. Des eaux usées se sont écoulées dans des rivières. Des millions de personnes ont dû vivre en faisant bouillir leur eau avant de la consommer. Les pertes financières totales auraient atteint plus de six milliards de dollars.

Pensez-vous que nous reverrons un tel phénomène ? Moi, j’en suis convaincu. Ces cinq dernières années, nous avons vécu plusieurs pannes significatives. Ce sont des signes avant-coureurs, cher lecteur. Ca va se reproduire.

Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis et le Canada ont négligé leurs réseaux électriques comme des jardiniers ayant laissé les mauvaises herbes envahir leurs plates-bandes. Le réseau nord-américain est le plus vaste de la planète. Il a été construit en grande partie durant la première moitié du 20ème siècle. Mais malgré son âge, entre 1975 et 1998, les investissements dans le réseau électrique nord-américain ont diminué chaque année.

Ce sont là 23 années consécutives d’investissements déclinants dans la maintenance et les réparations. Les choses ne se sont guère améliorées ces cinq dernières années. L’investissement dans le réseau électrique a atteint en moyenne la moitié de ce qu’il était au cours des deux décennies précédentes.

Maintenant, ajoutez à cela un nombre croissance d’utilisateurs. La population américaine vient d’atteindre les 300 millions de personnes. Et réfléchissez au fait que l’économie dépend de plus en plus de l’électricité. Le Conseil nord-américain de la fiabilité électrique déclarait dans son dernier rapport en date que la demande augmente trois fois plus rapidement que l’offre. La marge de capacité — c’est-à-dire la capacité du système à répondre à une demande inattendue (en cas de conditions météorologiques extrêmes, par exemple) — est sous l’objectif minimum de 15% dans la majeure partie des Etats-Unis.

Bref, pour faire simple, le système électrique américain est vieux et usé. Pourtant, on le fait tourner à plein régime, comme jamais auparavant. Ajoutez à ce réseau vieillissant une demande en croissance, et qu’obtient-on ? Une amère potion de coupures à répétition.

Il a fallu beaucoup de temps pour se mettre dans un tel pétrin. Il faudra beaucoup de temps — et d’argent — pour en sortir. La grande panne de 2003 a ouvert quelques yeux. Des changements ont été faits qui pourraient déclencher un boom de dépenses tel que nous n’en avons pas vu depuis plus de 30 ans.

L’essentiel, pour les investisseurs, c’est que les investissements dans le réseau électrique nord-américain devraient dépasser les 10 milliards de dollars annuels dans les prochaines années. Au total, les fournisseurs de services prévoient de dépenser plus de 100 milliards de dollars d’ici 2015.

Je pourrais vous en dire plus sur la fascinante histoire du réseau et comment on en est arrivés là. Je pourrais vous parler des régions les plus encombrées — qui n’attendent que la panne. Je pourrais vous décrire la demi-douzaine de projets majeurs dont les coûts devraient se monter à plusieurs milliards de dollars — et ces estimations se révéleront sans doute trop basses. C’est simplement la nature de tels travaux. On commence avec une estimation de trois milliards de dollars, et on finit par dépenser neuf milliards. Ce ne serait pas la première fois — et de loin.

Mais plutôt que d’aligner les chiffres américains, je préfère m’intéresser au reste du monde, comme nous le verrons dès demain…

Meilleures salutations,

Chris Mayer
Pour la Chronique Agora

(*) Christopher W. Mayer est un vétéran du secteur bancaire, et plus particulièrement du domaine des prêts aux entreprises. Auteur financier depuis 1998, les essais de Chris ont été publiés dans une large gamme de publications, de l’article quotidien de Mises.org à la version américaine de la Chronique Agora. Il est également le rédacteur de Capital and Crisis, un service de conseil en investissements récemment lancé à l’intention des observateurs financiers d’opinion contrarienne.

[NDLR : Grande nouvelle ! Vous pouvez désormais retrouver Isabelle Mouilleseaux et toute son équipe tous les jours (sauf le mercredi) dans l'Edito Matières Premières -- avec des conseils, des analyses et toute l'actualité des marchés de l'énergie et des matières premières. Il suffit de vous inscrire... c'est gratuit !]

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