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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mercredi 24 mai 2006
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*** Tout roule…
… comme un baril de pétrole.
*** Frissons sur les marchés
Voilà ce qui arrive quand la presse grand public conseille d’acheter de l’or…
*** Apparences et réalités
Raphaël Garaud fait un état des lieux complet de cette grande entreprise nationale qu’est la France…
—————————– (publ.)
Où investir aujourd’hui ?
Un investissement bien particulier vous permettra de détecter toutes les meilleures tendances du moment… et surtout de vous positionner avec un maximum de profit !
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Bonjour,
*** TOUT ROULE…
** Ce qu’une séance avait fait, la suivante le défait. Cette résurgence de la versatilité des cours peut sembler incohérente à 24 heures d’intervalle : les compteurs hebdomadaires sont remis à zéro, et le CAC 40 ou l’Euro-Stoxx 50 ont retrouvé leur physionomie de vendredi. Mais où se situe donc la logique de ces mouvements — car il y en a forcément une, même toute tordue, quand des quantités d’argent colossales changent de mains en quelques heures.
Faire le plein de plus-values en bourse, c’est simple comme faire un plein d’essence !
Les mouvements de masse s’expliquent rarement par des théories complexes : plus les causes apparaissent mécanistes et compréhensibles pour un enfant de 4 ans, plus l’observateur se rapproche de l’essence même des phénomènes. Il y a ensuite deux façons se les représenter (et de décrire ce qui se passe) : frotter un brin de laine sur un morceau d’ébonite produit de l’électricité statique… et, ô bonheur, un simple contact entre le bâtonnet et le bout du doigt produit une microscopique étincelle.
Un spécialiste de la physique quantique à la recherche de la grande théorie unificatrice des quatre grandes forces primaires qui régissent notre univers pourrait également vous faire rêver avec la description de phénomènes sub-atomiques aléatoires et chaotiques mais dont la combinaison débouche immanquablement sur un résultat prévisible et ordonné.
Une étincelle, un arc électrique… l’un est visible, l’autre non. La première fascinait déjà nos lointains ancêtres (qui hésitaient encore entre la branche des primates et celle des hominidés), l’autre ne fut rendu intelligible que grâce au génie d’hommes tels que Thalès de Millet, Newton, Ampère, Faraday, Benjamin Franklin… L’humanité avait dû patienter quelques millions d’années, cependant, avant de calquer une description scientifique adéquate sur une évidence quotidienne.
Pour un esprit curieux, des millions d’années, cela peut paraître une éternité (et une éternité, ça semble long, surtout sur la fin, comme dirait Woody Allen)… et les spéculateurs sont plutôt des gens pressés. Ils se contentent de quelques recettes permettant de matérialiser des gains rapides, et laissent aux esprits pénétrants le soin de démonter les mécanismes et de trouver d’élégantes théories qui cesseront d’être efficace dès qu’une majorité d’opérateurs en validerait la pertinence.
** Nous observons depuis des mois un renversement cul par-dessus tête de "systèmes" binaires qui fonctionnaient parfaitement depuis un siècle ou plus : hausse des taux/baisse des actions, flambée du pétrole/chute de la croissance (et des actions).
Puisque la relation pétrole/indices boursiers n’est plus antinomique mais au contraire de nature complémentaire depuis 2003, c’est qu’il existe une nouvelle structure de cause à effet prenant le contre-pied de la précédente.
Autrefois, la hausse des matières premières et du pétrole agissait comme un impôt qui pénalisait le consommateur, et du même coup plombait directement la croissance, puis les valeurs mobilières. Pire, la flambée de l’or noir générait une cascade d’effets indésirables tels que l’inflation et l’assèchement des liquidités disponibles via la hausse des taux.
Aujourd’hui, toutes ces difficultés sont contournées puisque si le consommateur manque d’argent, il l’emprunte — la BCE veille à ce qu’en aucun cas les entreprises n’envisagent de leur accorder des augmentations de salaires pour boucler leurs fins de mois. Si la croissance est en panne, l’extraction de valeur — ou l’effet de richesse — découlant de la bulle immobilière permet de redonner un coup de jeune à un cycle économique à bout de souffle… et si cela ne suffit pas, le déclenchement d’une bonne guerre insuffle une nouvelle vie au complexe militaro-industriel (au prix d’une explosion du déficit budgétaire), qui entretient un foisonnement de créativité technologique convertible en de juteuses royalties.
Mais le véritable petit miracle boursier qui s’est matérialisé en Europe ces six derniers mois (le CAC 40 a gagné l’équivalent de 1 000 points d’indice, mais vient d’en reperdre la moitié) provient de la combinaison d’un afflux de pétrodollars — dont la source se tarit à mesure que l’or noir consolide — et d’un comportement de désertion devant des réserves de devises sous forme de liasses de billets verts.
Le Vieux Continent s’est imposé depuis octobre dernier comme un des principaux lieux de recyclage des pétrodollars… mais les amateurs de sensations fortes et de plus-values rapides se sont contentés d’y assurer leurs arrières. La performance, ils sont allés la chercher en Islande, en Ukraine, en Turquie, en Inde, dans les Emirats, en Argentine, à Moscou.
Autant de places boursières qui se sont effondrées les unes à la suite des autres sans qu’il soit question d’un phénomène de dominos, compte tenu de l’hétérogénéité des zones géographiques : Islande, Arabie/Qatar/Dubaï puis Turquie (les précurseurs), Inde, Brésil/Argentine et enfin Russie (en second rideau).
** Wall Street s’impose plus que jamais comme le dernier rempart face au processus d’évaporation des plus-values boursières à l’échelle planétaire… mais le Nasdaq ne montre pas le bon exemple : sa tentative de rebond a de nouveau avorté ce mardi 23 mai, et l’indice technologique aligne maintenant dix séances replis sur une série de 11. Du jamais vu depuis l’été 2002.
Le Dow Jones, comme à son accoutumée, a mieux résisté en ne cédant que 0,25%. Cependant, le seuil des 11 100 points (qui coïncide avec la si symbolique MM 100) a été légèrement enfoncé, la séance boursière s’achevant au plus bas niveau observé depuis la mi-avril.
Cette journée fut euphorique en Europe (+2,3% en moyenne de Londres à Francfort en passant par Paris) pour cause de sursaut de 5% du prix du baril, de 67,5 $ à 71,4$ ; mais ce qui profite aux investisseurs sur cette rive orientale de l’Atlantique commence à désespérer les opérateurs basés sur la rive occidentale.
** L’inflation — un terme dont la seule évocation donne soudainement la chair de poule à un gérant de fonds de retraite américain cuisant en plein soleil sur une plage des Bermudes — devient un thème récurrent à Wall Street.
Ben Bernanke n’a pas manqué de remettre cette thématique au goût du jour ce mardi devant la commission économique du Sénat américain. Il a admis avoir "commis une erreur de jugement" en pensant que les marchés déduiraient de ses précédents communiqués que l’inflation demeurait une préoccupation cardinale du patron de la Fed.
Les marchés américains auraient conclu de façon un peu prématurée que l’anticipation d’un ralentissement économique au second semestre 2006 allait inviter la Fed à observer un statu quo une fois le prime rate installé sur le seuil psychologique des 5,00%.
Ben Bernanke réaffirme aujourd’hui que les prochaines statistiques américaines vont avoir une importance décisive et que tous les éléments relatifs à l’inflation seraient scrutés avec une attention toute particulière. Cette mise au point a provoqué une légère tension des taux aux Etats-Unis, plus sensible qu’en Europe : le Bund 2016 se retend de +0,02% vers 3,93% et le 10 ans américain tutoie les 5,06% (soit +0,04%).
Les marchés de taux pourraient faire preuve de fébrilité avant la publication ce mercredi des ventes de logements neufs puis de l’état des stocks de pétrole américains. Le pire scénario pour les places européennes serait que les réserves d’essence et de fioul se regonflent tandis que les chiffres de l’immobilier américains confirmeraient les prémices d’un éclatement de la bulle, sur fond de resserrements monétaires successifs et alternatifs de part et d’autre de l’Atlantique.
Mais ce pourrait aussi être le cas de figure inverse, et c’est en vérité celui — plus positif pour les indices boursiers — sur lequel nous tablons depuis que le CAC 40, le DAX, le FT 100, le Nasdaq ou le Nikkei sont revenus tester presque simultanément leurs planchers annuels au cours des dernières 48 heures.
Une petite étincelle d’espoir émergeant du flou quantique…
Philippe Béchade,
Paris
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** FRISSONS SUR LES MARCHES
** Les marchés mondiaux ont commencé à vaciller.
* Au cours de dix derniers jours, les marchés émergents ont enregistré leur plus longue vague de ventes depuis 1998. L’indice indien Sensex s’est effondré de 10% en une journée ; les autorités ont dû fermer le marché.
* Même histoire dans le reste du monde, à quelques exceptions près — en particulier la Chine.
* Ce qui grimpe doit redescendre. Et en tête de file, on trouvait les producteurs de matières premières. Les ressources naturelles — et en particulier le cuivre — ont grimpé en flèche cette année ; une correction était inévitable. L’argent-métal a abandonné près de 20% de sa valeur. Même l’or a baissé, coincé pour l’instant aux alentours de 660 $, soit une perte de 10% environ.
* Dans le monde développé, les marchés boursiers frissonnent aussi. Le Dow a été sévèrement atteint et n’a pas réussi à rebondir, jusqu’à présent — même s’il n’a pas vraiment baissé plus.
* Et ensuite ? Nous attendons de voir.
* Tandis que nous attendons, nous notons que les marchés baissent aussi bien qu’ils montent. Beaucoup plus rapidement, en général. Et d’habitude, ils chutent d’autant qu’ils ont grimpé, inflation déduite.
** L’or baisse aussi, même lorsqu’il est dans une tendance haussière. Durant les années 70, par exemple, l’or est passé de 35 $ à 200 $. A ce moment-là, alors que les journaux et les investisseurs ordinaires commençaient à lui prêter attention, une correction se produisit. Le métal corrigea sur une période de 19 mois, perdant 50% de sa valeur. Cela a fait lâcher prise aux investisseurs aurifères les plus faibles. Cela a également planté le décor pour la phase suivante du marché haussier — durant laquelle le métal grimpa jusqu’à 850 $ l’once en janvier 1980.
* Nous avons soupçonné que l’or était mûr pour une correction majeure lorsque nous avons remarqué que les journaux britanniques conseillaient à leurs lecteurs d’en acheter. La presse grand public se trompe presque toujours au sujet de l’or. Elle ne s’intéresse à la chose que lorsque le marché haussier approche de la correction ou de la fin. Elle conclut que rien ne peut empêcher la hausse du métal à peu près au moment où ladite hausse prend fin. Ensuite, une fois le marché baissier enfin terminé, elle annonce hardiment que l’or est "une relique du passé, sans aucune valeur du point de vue de l’investissement". C’est précisément ce que la presse britannique — et la presse américaine — affirmaient à la fin des années 90, alors que l’or atteignait son point le plus bas en un demi-siècle. Le Financial Times a écrit un célèbre éditorial intitulé "La Mort de l’Or" en décembre 1997.
* La Grande-Bretagne a en plus le privilège de posséder une banque centrale dont les dirigeants sont aussi sots que la presse financière. Alors que l’or atteignait son plancher, la Banque d’Angleterre a vendu. Même en remontant 1 000 ans en arrière, elle n’aurait pas pu trouver pire raison. La Banque d’Angleterre voulait remplacer l’or — une réserve financière fiable et prouvée depuis des milliers d’années — par du papier monnaie. Personne à la banque centrale ne s’était donc soucié d’examiner ne serait-ce que la triste histoire de leur propre monnaie papier depuis que le soutien de l’or lui avait été retiré ? N’avaient-ils pas remarqué que la livre avait perdu près de 99% de sa valeur ?
* Qu’est-ce qui a déclenché le frisson des places boursières mondiales ? Qui le sait ? Il semblerait que les banquiers centraux qui ont manqué la hausse de l’or l’ont soudain trouvée inquiétante, après en avoir finalement entendu parler dans les journaux. Ils ont décidé qu’il s’agissait là d’un signe d’inflation — et qu’il fallait le tuer dans l’oeuf. Ils ont donc fait de la publicité pour le dollar, augmenté les taux et resserré les liquidités. Les titres des journaux nous disent à présent que l’argent spéculatif revient aux liquidités, et en particulier au dollar, comme refuge. Nous ne voyons guère de preuves de cela. C’est à peine si le billet vert a augmenté par rapport à l’euro, et l’or reste au-delà des 650 $.
* Nous ne savons pas ce qui va se produire ensuite. Mais une correction plus vigoureuse de l’or ne nous dérangerait pas — nous pourrions ainsi en acheter plus, à un meilleur prix.
* Tout de même, nous pensons devoir répéter notre avertissement : à court terme, les marchés sont des machines à voter. Ils peuvent fournir n’importe quel résultat insensé désiré par les électeurs. C’est seulement à long terme que les fondamentaux comptent, et que la vox dei se fait entendre.
* Et nous offrons un autre avertissement pour le prix d’un seul : nous ne sommes pas du tout convaincu que la théorie de l’inflation soit la bonne. C’est-à-dire que les banquiers centraux pourraient se tromper quant à la cause de la hausse du prix des matières premières, comme ils se trompent sur tant d’autres choses. La déflation peut encore être le plus grand danger — et freiner les liquidités maintenant pourrait en être le facteur déclencheur. Les débiteurs américains pourraient bien ne pas couler dans un océan de devises trop bon marché, en d’autres termes. Au lieu de cela, ils pourraient ne pas avoir assez pour rester à flot…
* En attendant, achetez de l’or durant les creux, vendez les actions durant les rebonds. Et surveillez les gros titres. Quoi qu’ils conseillent de faire, faites le contraire.
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Des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore…
24,9% de gain moyen en 2004…
24% de performance moyenne en 2005…
QU’EST-CE QUI FAIT GRIMPER CES ACTIONS ?
Et surtout… comment faisons-nous pour les dénicher ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Où en est la France ? Raphaël Garaud fait un état des lieux complet… avec les bons points — et les mauvais.
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APPARENCES ET REALITES
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Par Raphaël Garaud (*)
Où en est cette grande entreprise nationale qu’est la France ? Comment se situe-t-elle dans son environnement économique en termes de rendement, de richesse et par rapport à ses "concurrents" ? Je vous l’accorde, c’est une question dérangeante et qui hérisse le poil de plus d’un politicien, mais qui nous intéresse au plus haut point, vous et moi — et encore plus notre descendance.
Tous les grands économistes de la planète pensent que ce sont les technologies qui seront les moteurs de la croissance future. Soit. Mais notre grande entreprise sera-t-elle apte à relever ce défi ?
Statistiques éprouvantes
On peut en douter si l’on se penche sur le classement annuel des pays publié par le World Economic Center — organisme qui organise Davos. Ce dernier nom ne vous est pas inconnu, puisque notre pays participe depuis sa création à ce sommet éminemment financier.
Mais revenons au classement des pays considérés comme les plus capables de relever les défis technologiques du futur… Vous ne serez pas surpris si je vous dis que l’on y trouve les USA en tête de liste… et vous brûlez d’impatience de savoir où nous sommes situés. Je cherche sur la liste et… passe la dixième… vingtième position… Votre déception risque d’être à la hauteur de la mienne : contrairement aux apparences, et en perdant deux places, nous voilà vingt-quatrième seulement !
Bon, voyons si d’autres statistiques ne nous sont pas plus favorables ; celles de la revue Globeco par exemple : je tente la productivité horaire… Aïe, le classement est peu convaincant : nous ne sommes qu’au septième rang !
Essayons à nouveau : nous allons nous rattraper avec l’attractivité, c’est certain. Que nenni ! Nous sommes dixième, loin derrière la… Belgique qui, fait surprenant, attire plus de capitaux étrangers ! Il y a quinze ans, nous étions septième. Plutôt inquiétant. Mais je m’aperçois que le pire est à venir.
Du côté des dépenses publiques d’abord, puisqu’elles représentent presque 54% de notre PIB — alors qu’il y a quinze ans elles dépassaient tout juste les 43%. Qui est le premier de la classe dans ce domaine ? Je vous en avais parlé récemment : l’Irlande, qui ne consacre que le tiers de sa richesse à ce type de dépenses. Ensuite, et c’est préoccupant, plus d’un dixième des Français est considéré comme étant pauvre. J’y apprends qu’un fils d’ouvrier a sept fois moins de chance qu’un enfant de cadre d’entrer dans l’enseignement supérieur, ce qui nous place devant des pays comme l’Allemagne ou l’Espagne en matière… d’inégalité. Il y a des domaines où l’on aimerait être bon dernier.
Il ne me reste plus qu’à espérer un sursaut dans le domaine des créations de richesses, et le plus rapidement possible, sinon le recul pourrait s’accentuer et — pire ! — se transformer en chute. Rassurez-vous, il y a tout de même un éclair rose dans ce ciel bien sombre : notre taux de fécondité est en progression constante. Ouf ! L’honneur est sauf !
Croissance et paradoxes
La croissance mondiale devrait, selon les experts et autres instituts de conjoncture, être forte en 2006 — de l’ordre de 5%. Ne vous ne faites aucun souci pour la Chine, l’Inde ou même la Russie qui seront des chefs de file. Mais l’Europe dans tout ça ? Il faut compter autour de 2% seulement. La zone euro fermera donc la marche. Pas réjouissant.
Mais ce qui l’est encore moins, ce sont les prévisions pour 2007, qui annoncent un ralentissement de la croissance mondiale. Conséquence : la croissance européenne passera sous les 2%. Non seulement nous n’aurons alors pas profité du regain de croissance mondiale de ces dernières années mais, plus grave, nous ne constituerons pas une zone relais, tout au moins à court terme.
Pendant ce temps, le monde, dans son ensemble bien sûr, n’aura jamais détenu autant de liquidités qui ne demandent qu’à être utilisées, les taux d’intérêts servis étant bas depuis de nombreuses années.
Sursaut salvateur ?
Je pense que rien n’est perdu dans un pays aussi riche, tant sur le plan intellectuel que culturel, ou encore même technologique. Mais cela passera obligatoirement par un sursaut, des remises en causes douloureuses mais nécessaires, et surtout par le développement de "l’esprit d’entreprise".
Nous avons de nombreux atouts en main pour surmonter la crise actuelle : j’en veux pour preuve les excellentes, voire remarquables, performances de nos grands groupes. Seulement, plus nous accumulons le retard, plus le poids des déficits publics augmente, plus les gens sont craintifs face aux changements. Ne nous leurrons pas : la réalité de la mondialisation s’imposera et la compétition qui en découle ne pourra être évitée. Comme je vous l’ai écrit le mois dernier, il ne nous sera fait aucun cadeau.
En refusant ce mouvement, nous sommes condamnés à suivre au lieu de mener, avec toutes les conséquences qui en découlent. La croissance par exemple, et l’emploi par conséquent, ne se trouvent que chez les leaders, c’est évident. Ceux qui travaillent beaucoup et rapidement et qui, quand il le faut, n’hésitent pas à bousculer les situations acquises.
Notre jeunesse semble ne pas l’avoir appris, ce qui est certes regrettable ; mais un certain nombre d’anciens, ce qui n’est pas à leur honneur, semble l’avoir oublié.
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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