Amazon, enfin un courant favorable ? | La Chronique Agora


Amazon, enfin un courant favorable ?

Rédigé le 27 juillet 2018 par | Indices, marches actions, strategies, Simone Wapler Imprimer

Les investisseurs ont retenu la croissance des résultats d’Amazon après des années de pertes ou de vaches maigres. Mais 89 fois les bénéfices, est-ce raisonnable ?

Après Facebook, c’était au tour d’Amazon d’aller au confessionnal des résultats trimestriels. Amazon est l’un des « A » des FANG (Facebook, Amazon, Netflix et Alphabet-Google), son patron Jeff Bezos est l’homme le plus riche du monde et sa capitalisation frise les 900 milliards de dollars… pour le moment.

Amazon a été qualifié par Bill Bonner de « rivière sans retour ». Pendant des années, l’entreprise restait prisée des investisseurs en ne dégageant que des pertes. Mais, surprise, en cet an de grâce 2018, Amazon arrive enfin à gagner de l’argent : 2,53 milliards de dollars précisément, soit 5,07 $ par action.

Après des années de pertes et de maigres profits, les résultats d'Amazon décollent graphique

Source : Bloomberg

Certes, le chiffre d’affaires (52,9 milliards de dollars) a un peu déçu les attentes mais les investisseurs se sont focalisés sur ces 5 $ par action.

Le cours de l’or… multiplié par SEPT ?

C’est en tout cas l’objectif fixé par Jim Rickards si cet événement se produit : cela mettrait le prix de l’once à… plus de 8 700 $.

Ce n’est pas tout : Jim a identifié deux autres manières de profiter d’un bouleversement qui est en train de se produire au moment même où vous lisez ces lignes. Pour tout savoir, cliquez ici.

Le chiffre d’affaire annexe – celui qui ne vient pas des commissions sur les produits vendus – provient :

Par conséquent, les espérances de croissance de résultats reposent sur moins de 25% du chiffre d’affaires.

En admettant qu’Amazon enchaîne quatre bons trimestres comme celui-ci, cela fera 20,28 $ de résultat par action. Au cours de 1 808 $, Amazon se paie 89 années de bénéfices. Or, en présentant ses résultats du deuxième trimestre, Amazon a déjà prévenu que le troisième trimestre serait un peu moins bon.

Une telle valorisation serait peut-être admissible pour une entreprise de croissance opérant sur un secteur naissant en pleine expansion et qui verrait son chiffre d’affaires décupler dans un laps de temps très bref. [NDLR : Découvrez la fantastique opportunité débusquée par notre spécialiste, née de la collision de deux technologies majeures de la blockchain. Cet investissement pourrait vraiment vous permettre d’engranger 75 fois la mise. Cliquez ici pour avoir tous les détails.]

Mais Amazon, cotée depuis 1998, n’est pas une perdrix de l’année, loin de là.

La caractéristique des bulles c’est que le grotesque semble normal.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

2 commentaires pour “Amazon, enfin un courant favorable ?”

  1. D’autant plus que si vous sortez un taux de marge net de par exemple 0,2%, il suffit que vous fassiez 2% pour diviser par 10 votre PER. Mais là Amazon est déjà à 5%, et il s’agit d’une activité basée sur la compétitivité prix.

  2. En fait la seule façon de justifier un tel PER c’est de supposer que le bénéfice net va continuer de grimper de 40% par trimestre.

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