Déficit zéro pour les régions ?
▪ “L’Espagne veut imposer un déficit zéro à ses régions, sous peine de sanctions”. C’était l’un des gros titres de L’Agefi d’hier… un titre qui m’interpelle. Voici pourquoi.
Austérité et humiliation : la Grèce au bord de la crise de nerfs
Wall Street, qui n’a pratiquement rien cédé lundi soir (-0,15%), se remet apparemment à bénéficier d’arbitrages au détriment de la Zone euro. Les indices de cette dernière ont chuté de 1,5%. Le mois de janvier qui s’achève ce mardi s’avère donc être le plus brillant pour le Dow Jones et le S&P 500 depuis 1997.
Baisse de l’immobilier et des dépenses de consommation US : le PIB n’est pas aidé !
▪ C’est ce que l’équipage a dit aux passagers du Costa Concordia juste avant que le navire sombre. Et c’est ce que l’équipage de l’USS America — le plus grand bateau de croisière au monde — disait à ses passagers il y a quelques jours. Tutto va bene.
Bernanke laisse le taux directeur inchangé à la Fed… et ça ne servira à rien
▪ La semaine dernière, MarketWatch a rapporté une information fort intéressante : “l’or a porté le rally post-Fed à son plus haut depuis six semaines”. “Le prix de l’or a grimpé jeudi à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis début décembre, dans la prolongation d’un rally déclenché lorsque la Réserve fédérale a promis de maintenir les taux d’intérêt US proches de zéro jusqu’à fin 2014″.
La perspective de la planche à billets fait grimper l’or
▪ Il ne s’est rien passé de décisif la semaine dernière si l’on ne considère que l’évolution des indices boursiers. En revanche, les détenteurs de métal précieux ont retrouvé le sourire ! L’once d’or a tout simplement repris 200 $ sur ses planchers de fin décembre, dont 65 $ (le tiers de cette hausse) rien que pour les trois dernières séances.
Alan Greenspan n’est plus à la Fed… et ça lui réussit
▪ La semaine dernière, les investisseurs ont appris que la Fed continuerait à distribuer de l’argent sans rien demander en retour pendant encore trois ans. L’or a grimpé. Les actions ont baissé.
Hausse des marchés : ne vous fiez pas aux apparences
▪ “En tout cas, un beau décrochage nous pend au nez !” C’est sur ces mots que ma collègue Nathalie Boneil, rédactrice du Billet du Trader a terminé notre réunion éditoriale de jeudi — et au risque de décevoir pas mal de monde, je dirais qu’elle a sans doute raison.
Swaps et renflouages : quand la Fed vient au secours de la BCE
▪ Oups !… Flûte !… Il semble que Ben ait rechuté ! Quel dommage ! Il se comportait si bien depuis qu’il avait remisé au placard cette bouteille d’”Assouplissement Quantitatif Premier cru” en juin dernier… Il était même devenu sobre. Mais il y a quelques semaines, il a trébuché sur son programme en douze étapes et a commencé à retâter de la dive bouteille. Un peu d’abord… trop ensuite.
Marchés en hausse : la chute sera dure
Vous le percevez sans peine depuis le 6 janvier dernier, nous sommes de nouveau confrontés à des marchés à sens unique, à une hausse somnambulique. Le S&P 500 alignait mercredi soir une treizième séance de progression sur une série de 16 depuis le 1er janvier. Sur les trois séances de consolidation observées en 2012, pas une seule n’a vu l’indice phare perdre plus de 0,5%.
A Davos, les milliardaires se prononcent sur l’égalité des revenus
Nous avions été invité à regarder le discours sur l’Etat de l’Union avec un groupe de dinosaures… un groupe qui envisage son extinction avec dignité et intelligence. On pourrait les appeler des “conservateurs qui pensent”, des “paléo-conservateurs” ou des “constitutionnalistes”. Quoi qu’il en soit, ils n’ont rien à voir avec les canailles qui sont en campagne actuellement pour la nomination républicaine, ni avec les cinglés qui votent pour eux.
Décollecte et stress tests, l’assurance-vie va mal
▪ “Stupéfiant que l’on puisse découvrir qu’en trois mois la capacité de remboursement de l’Etat grec se soit amoindrie de 92 milliards d’euros !” Cette remarque de Mory Doré est enfouie dans l’annexe VII de notre rapport spécial Votre assurance-vie face à la crise — rapport que nous sommes en train de terminer.
La soudaine flambée de l’or trahit l’anticipation d’un QE3
Ah, quel merveilleux symbole de l’inventivité et de la prospérité à l’américaine que la réussite d’Apple… mais cette impression est largement factice et ne résiste pas à l’analyse.A part un effet image positif, les Etats-Unis ne tirent guère avantage des 13,5 milliards de dollars de profit et des 46,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires engrangés d’octobre à décembre — la période la plus faste de l’année avec Thanksgiving et Noël.
Croissance et demande ralenties : pas de doute, c’est une récession !
▪ L’Europe est de retour en une des journaux. Chaque fois que l’Europe fait les gros titres, ils sont mauvais. Et les idées sous-jacentes sont absurdes. En fait, c’est incroyable le nombre d’idées insensées que la presse peut pondre en un seul jour.
Crise de la dette : même combat pour la Grèce et la Hongrie ?
▪ France, FESF, Société Générale… les dégradations s’accumulent dans la Zone euro depuis quelques jours. Mais si S&P essayait d’envoyer un message, personne ne l’a écouté. Les rendements des obligations européennes ont chuté. Les indices des actions européennes se sont stabilisés, et la plupart ont même connu une hausse. Si l’on veut trouver le point vulnérable de l’Europe du 21e siècle, nul besoin de chercher plus loin que la Hongrie.
Apple pourrait-il nous sauver de la faillite ?
▪ Les marchés se sont fait plaisir lundi avec les 1 000 milliards de dollars surgissant de nulle part évoqués par Christine Lagarde dans le cadre d’un plan de soutien aux pays surendettés de la Zone euro. Mais le tintement d’une piécette ne paye pas une baguette ! Si le boulanger s’en contentait, il serait en faillite avant la fin de la semaine.
Fausse reprise et vraie crise de dette
▪ A Baltimore, nous jouissons d’un paysage hivernal… ou du moins de ce qu’il en reste. Mais oubliez la météo : les beaux jours sont de retour. C’est du moins ce qu’on pourrait penser en lisant les journaux. Aux Etats-Unis, le chômage baisse. La consommation grimpe. Même le marché de l’immobilier semble donner des signes d’amélioration.
La croissance ralentit en Chine ? Intéressez-vous à l’Indonésie !
Moody’s vient de relever sa notation. Si la nouvelle est passée à peu près inaperçue, c’est qu’elle ne concerne pas un pays européen. Ni même américain. Il s’agit de l’Indonésie. C’est en particulier sa note sur la qualité de ses emprunts qui a été relevée mercredi. Désormais, l’Indonésie peut s’enorgueillir d’un Baa3.
2014 : fin de la crise de dette aux Etats-Unis ?
▪ Nous avons fait le tour du monde la semaine dernière. Nous aimerions pouvoir dire que nous avons appris quelque chose. Mais les voyages modernes ont été standardisés… et la culture et la technologie ont été “mondialisées”… si bien que plus on voyage, moins on a l’impression d’être parti de chez soi.
1 000 milliards en plus pour le FESF et le MES : où Christine Lagarde veut-elle les trouver ?
Oui, cher lecteur, il faut bien vous l’avouer, mes capacités d’analyse et de résolution des difficultés du moment font bien pâle figure en regard des stupéfiantes fulgurances des marchés. Cela fait des jours et même des semaines que je glane des éléments d’information (souvent sous forme de discrets entrefilets dans la presse économique) plutôt inquiétants concernant le Portugal et l’Espagne.
Europe/Etats-Unis : inégalités face à la perte du Triple A
▪ Il y a quelques jours, l’Espagne a révélé que son déficit budgétaire serait un poil plus important que prévu — 8% du PIB, au lieu des 6% attendus. S’excusant au nom de l’Espagne, le vice-président de la Commission européenne, Olli Rehn, a déclaré “regretter cet important dérapage budgétaire”.
Des gouvernements en faillite tentant de faire survivre des banques en faillite
▪ Le Financial Times continue sa série d’articles sur “le capitalisme en crise”. Nous commençons à nous en lasser. Nous espérions qu’au moins l’un des journalistes nous dirait ce qu’est la crise. Au lieu de ça, nous avons eu droit à des opinions diverses, aucune n’éclairant franchement la nature de la crise, et plusieurs exposant en fait les moyens d’empirer la situation.
Les indices américains au beau fixe alors que rien ne va !
Quel finish pour les indices américains vendredi ! Mais que pouvions-nous attendre d’autre à l’occasion de la séance des “Trois sorcières” ? Le S&P (+0,07%) est ressorti du rouge à la toute dernière minute — ce n’est pas une image, c’est bien du premier degré. Il a inscrit sa 17e séance de progression sur une série de 21 — et un “quatre sur quatre” à la hausse pour cette semaine écourtée par le Luther King Day ; le gain hebdomadaire ressort à 2,5%.
Le chemin de la correction passe par la Grèce
La France a perdu son Triple A. Elle n’est pas la seule… et tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas si grave, qu’on peut bien continuer comme ça, qu’on emprunte d’ailleurs moins cher maintenant que lorsqu’on avait encore le sacro-saint AAA.
La Chine, une histoire de Cendrillon
▪ Tout le monde sait que, lorsque minuit sonne pour Cendrillon, le carrosse redevient citrouille, le cheval redevient souris et la merveilleuse robe se transforme en haillons. Le charme est rompu et c’est le retour à la réalité. Ce conte me fait penser à la Chine.
Bernanke conduit la Fed avec autant d’habileté que Schettino maniait le Costa Concordia
▪ Selon des rumeurs de notre invention, le capitaine Francesco Schettino du Costa Concordia a été invité à se joindre à la Réserve fédérale. De toute évidence, si l’on se fie aux comptes-rendus récemment publiés des réunions de la Fed qui se sont tenues en 2006, le capitaine du bateau italien et la Fed sont faits l’un pour l’autre.
