Récession et technologie
Nos lecteurs savent déjà que ce qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui n’est guère la “récession” ordinaire — voire le double creux — dont déblatèrent quotidiennement les chroniqueurs à la télévision. En effet, la nature même d’un double creux implique que, quelque part entre le premier fléchissement et là où nous nous situons aujourd’hui, il a existé une certaine “reprise”.
Record de population sous le seuil de pauvreté aux Etats-Unis
▪ Représentant entre 20 et 25% du PIB mondial, les Etats-Unis sont la plus grande économie au monde. Or la croissance américaine tend vers le zéro (prévisions du FMI : 3% pour 2010, 1,5% pour 2011 et 1,8% pour 2012).
FESF, eurobonds, BCE… Philipp Rösler est contre !
▪ Retenez bien ce nom : Philipp Rösler. Il est surnommé “Docteur No”. Il s’agit du ministre de l’Economie allemand, promu au rang de vice-chancelier par Angela Merkel ; il est également le chef du FDP (le parti libéral allemand, théoriquement allié de la CDU/CSU). Chaque fois qu’il s’exprime, les marchés plongent et les T-Bonds s’envolent.
Avec la baisse des attentes d’inflation, les liquidités sont reines
▪ Eh oui : le cash règne encore et toujours en maître sur les marchés. Il est roi parce que le “non-cash” est un plébéien et un perdant… Il perd sa valeur. Un article du Financial Times nous apprenait mercredi par exemple que : “Les attentes d’inflation aux Etats-Unis sont à leur point le plus bas de l’année”.
Goldman Sachs et le LME : une drôle d’alliance sur l’aluminium et le zinc
▪ L’aluminium posait un sacré problème aux banksters de Wall Street. Il n’était pas en situation de pénurie. Les cours ne flambaient pas et Goldman Sachs ne pouvait pas s’en mettre plein les poches en spéculant !
Un coup de blues sur les marchés
▪ Les places boursières européennes ont consolidé de -1% en moyenne mercredi. Les plus optimistes considèreront qu’une pause d’ampleur limitée va permettre aux acheteurs de s’organiser en vue d’un rally de fin de trimestre d’ici demain 16h00. Les plus pessimistes estimeront qu’il s’agit de 24 précieuses heures perdues alors qu’il y a tant de terrain à rattraper.
Un chauffeur de taxi bavard et réaliste
▪ Nous sommes revenu à Buenos Aires hier soir. Nous avons pris un taxi dont le chauffeur s’est révélé curieux et loquace.
“Vous avez un accent”, nous a-t-il dit. “Vous êtes Français ?”
Pourquoi les bons du Trésor US sont un refuge contre la crise… pour l’instant
▪ Aïe aïe aïe… La semaine dernière a été la pire pour les investisseurs en trois ans. Même l’or s’est effondré, comme nous pensions que ce serait le cas.
L’analyse technique nous indique quand acheter de l’or
▪ La Fed n’a épargné personne mercredi dernier. Tous les actifs ont été massivement vendus avec, comme finalité, le fameux “cash is king”. Alors que certains hedge funds prennent leurs gains sur le métal précieux (pour compenser les pertes subies ailleurs), le métal jaune n’a pas été épargné.
L’Europe peine à trouver une solution pour éponger la dette grecque
En l’espace de 24 heures de rebond échevelé à Paris, le bilan trimestriel est passé de “désastreux” (-31%) à “sévère” (-24%), alors que la perte annuelle s’établit à 20,5%. Mais il reste encore trois séances pour adoucir la facture pour les institutionnels (banquiers et assureurs).
Pourquoi une telle baisse de l’or et des métaux précieux ?
▪ L’or est censé être un gilet de sauvetage sur une mer agitée, pas une béquille dorée. Au milieu de l’incertitude globale actuelle, l’or est supposé soutenir les portefeuilles, pas les faire plonger encore plus.
La cacophonie politique de l’Allemagne au sujet du FESF
Hier, c’était typiquement la séance de Bourse où il vaut mieux faire tout autre chose que de la Bourse… parce qu’il est véritablement très rare qu’un investisseur ait l’occasion de faire autant de bêtises en un laps de temps aussi court.
Le secteur de l’uranium consolide… Cameco pourrait-il en profiter ?
▪ Jusqu’en août dernier, les perspectives pour le marché de l’uranium étaient sombres. L’Edito Matières Premières avait pourtant dès le mois de mars prévenu que les perspectives de l’uranium restaient fondamentalement positives. Pour des raisons de mix énergétique évidentes.
L’or pourrait baisser plus encore dans cette crise économique atypique
▪ Nous pensons avoir découvert une chose énorme. ENORME. La correction actuelle vise haut… Elle va mettre à bas la structure des économies développées du monde entier. Les actions… les obligations… l’immobilier — faites attention… tous vont chuter.
Eurodollar : le politique ne fait qu’accélérer la chute
▪ Il y a quelques jours, j’étais au Salon du Trading où j’ai eu la chance de rencontrer certains d’entre vous. Pourtant, parmi ces centaines d’échanges et de rencontres, seule une personne a fait preuve de recul.
Quand les valeurs refuges chutent, que reste-t-il ?
▪ Les marchés vont-ils continuer de mettre la pression sur les gouvernements allemand et surtout français ? Nous avions déjà indiqué vendredi qu’il y avait une campagne de déstabilisation parfaitement orchestrée de notre système bancaire à coup de rumeurs et d’articles de presse tendancieux.
Dans la Zone euro, la BCE est en état d’alerte sur le secteur bancaire
▪ Les récents tests de résistance des banques européennes étaient “une blague” selon Jim Chanos, le célèbre vendeur à découvert qui a gagné une fortune en pariant contre des entreprises vouées à l’échec comme Enron, Conseco et Boston Chicken.
Donnez sa chance à l’effondrement
▪ La semaine dernière a été catastrophique pour les actions et les obligations. Le prix de l’or a à peine bougé.
Selon nous, les trois devraient baisser. Parce que le monde est en route pour une dépression mondiale…
Effondrement de l’immobilier, subprime, nous avions vu juste !
Vous êtes-vous déjà trouvé à regarder un film que vous avez déjà vu au milieu de personnes pour qui ce n’est pas le cas ? Vous connaissez l’intrigue de A à Z ; vos voisins en ignorent tout. Tandis qu’ils sursautent aux passages les plus effrayants, vous restez tranquille sur votre fauteuil.
Ce que la Grande Correction va corriger
Lorsque le marché s’est effondré en 1929, les gens n’avaient pas la moindre idée de ce que ça signifiait. Ils appelaient ça une “rupture” ou un “krach”. Quasiment tout le monde pensait que ce n’était qu’une question de temps avant que les choses ne reviennent à la “normale”.
Qu’arrive-t-il aux minières aurifères ?
▪ C’est l’un des grands mystères du marché cette année. Au cours du premier semestre, l’indice HUI Gold Bugs Index — composé de valeurs de compagnies minières aurifères — a baissé de 9%, et ce malgré une hausse de 30% du prix de l’or. Que se passe-t-il ?
Un signe d’avertissement pour la Zone euro
▪ Nous déplorions hier (et nous ne sommes pas les seuls) le silence assourdissant de nos élites économiques et politiques face au risque de désintégration du système financier international. Nous avons été entendus puisque le ministre français des Finances, François Baroin, a fait une déclaration à la hauteur des enjeux.
Quels risques pèsent réellement sur nos banques françaises ? (2)
▪ Après le risque de liquidité et les problèmes de rentabilité, nous poursuivons ci-dessous notre étude des risques auxquels sont actuellement exposées les banques en France.
Quels risques pèsent réellement sur nos banques françaises ?
▪ En tant que professionnel des marchés exerçant mes activités dans une banque, je suis naturellement très souvent sollicité sur la question de la santé des banques avec la question qui tue : une banque universelle peut-elle faire faillite ? La réponse est de mon point de vue “non”.
La Grèce avait-elle sa place dans la Zone euro ?
▪ Nous avons abondamment décrit hier l’étrange acharnement des médias anglo-saxons contre les valeurs bancaires françaises ; les attaques se sont d’ailleurs poursuivies jusqu’en fin de matinée. Mais notre rôle ne saurait se borner à pointer du doigt les dysfonctionnements et les chausse-trappes qui guettent les investisseurs.
