Hindenburg, le retour… les probabilités de krach augmentent
J’aimerais revenir aujourd’hui sur une configuration technique assez rare : le "présage d’Hindenburg". La validation de l’indicateur d’Hindenburg implique au moins une seconde apparition du signal — l’idéal étant trois mais ce n’est peut-être qu’une question de jours maintenant — au cours des quatre semaines suivant sa première manifestation
Où s’arrêtera le train de l’inflation ?
"Une fois encore, l’économie américaine penche dangereusement. En dépit d’un régime de traitements agressifs, qui vont du conventionnel à l’exotique — plus de 800 milliards de dollars de dépenses fédérales, et des milliers de milliards de dollars de crédit de la part de la Réserve fédérale — les craintes d’une deuxième récession augmentent, ainsi que l’inquiétude de voir l’économie confrontée à plusieurs années de vaches maigres"
Plus, moins, mieux, pire ?
Vendredi, les places mondiales attendaient avec impatience le PIB américain. Les investisseurs n’auront pas été déçus ; le PIB a été révisé à la baisse comme prévu… à 1,6% en nouvelle estimation contre 2,4% annoncés à l’origine. Passons sur le fait que ce chiffre a été amputé d’un tiers, ce qui est quand même coquet — et réjouissons-nous : les choses auraient pu être pires ! On attendait 1,4%
Pariez sur le consommateur chinois
Bolton, le gestionnaire haut placé de Fidelity, s’attaque aujourd’hui à la Chine. Je pense que cela vaut le coup d’être noté, parce que Bolton voit une chose que j’ai moi-même notée, et sur laquelle j’ai écrit plusieurs articles : l’ascension du consommateur chinois. "La Chine est un pays intéressant parmi les marchés émergents", dit-il, "où un nombre non négligeable de personnes peut pour la première fois… s’acheter des voitures, des appartements et d’autres biens… La croissance de la Chine est désormais dirigée par la consommation des ménages"
L’épargne US se détériore : coup dur à prévoir sur les marchés
Selon une étude de l’Investment Company Institute de Washington portant sur les années 2007 et 2008, neuf Américains sur dix ne mettent plus d’argent de côté pour leur retraite. Pire encore, le pourcentage d’individus qui dépose de l’argent sur leur plan d’épargne personnalisé continue à reculer : de 11% en 2007 il a atteint 9,4% en 2008. Bien sûr, des facteurs ponctuels expliquent en partie cette évolution : la mauvaise tenue de l’économie et des marchés en 2007-2008, des règles qui évoluent selon la situation du futur retraité
Course de relais entre les secteurs public et privé
"’L'économie va se traîner durant les prochains mois’, déclare Gus Faucher, économiste chez Moody’s Analytics."Le secteur privé doit donc prendre le relais. Mais les entreprises réduisent leurs dépenses en matière de machines, d’ordinateurs et de logiciels, selon un rapport gouvernemental publié [la semaine dernière]. Et le secteur de l’immobilier ralentit à nouveau suite à l’expiration en avril d’un crédit d’impôt très populaire pour les acheteurs immobiliers"
L’économie, un homme qui marche
Je pense qu’une économie fonctionne comme un homme qui marche. Après tout, la marche n’est jamais qu’une succession de déséquilibres — le corps s’incline vers l’avant, on se met en position précaire, on penche… et puis le pied resté en arrière prend le relais, permettant ainsi d’avancer — jusqu’au prochain pas, et au prochain déséquilibre. Essayez d’accélérer le mouvement, et vous vous retrouvez à courir… ce qui est parfait, jusqu’à ce que vous accélériez encore plus… et encore plus… et encore plus… l’essoufflement arrive, puis l’épuisement du système, les palpitations cardiaques, les crampes, le point de côté (sans parler de la possibilité de s’étaler purement et simplement au moindre obstacle se présentant sur votre chemin)
Répit en Europe… dégringolade aux Etats-Unis
Une journée de répit pour les places européennes… et de dégradation sur les marchés américains. Faut-il y voir une plus grande lucidité des investisseurs américains quant à l’état de leur économie ? Ma foi, il est permis de rêver
Et si la France était privée de Triple A ?
Depuis le 17 août dernier, quatre grandes puissances occidentales sont dans le collimateur de Moody’s. La France, les Etats-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne pourraient se voir privés de leur sacro-saint triple A. Pour l’agence, ces pays n’ont jamais été si proches d’une future dégradation — elle estime notamment que "les défis liés aux ajustements budgétaires impliquent que le chemin à parcourir avant un abaissement de la note s’est encore réduit". Pour l’heure, rien n’est encore joué. La dégradation n’est pas encore à l’ordre du jour… mais la question pourrait se poser à plus ou moins long terme
Ce qui se passe VRAIMENT dans l’économie aujourd’hui
Cette correction est une bonne chose. Les consommateurs ont trop de dettes. Ils s’en sortiront mieux lorsqu’ils se seront débarrassés de la moitié d’entre elles. Mais les autorités veulent lutter contre cette correction de la pire manière possible. Quelle est cette pire manière possible ? Ajouter plus de dette ! Alors que le secteur privé se désendette, le secteur public, lui, s’endette. Cela finira par avoir le résultat que tout le monde attend… les obligations s’effondreront, et le dollar chutera… mais tout ça ne se produira probablement qu’une fois que les gens auront cessé de l’attendre
Rendement… et stupéfiants
Les master limited partnerships, ou MLP, sont populaires auprès des investisseurs. La plupart de ces entreprises possèdent des pipe-lines pour le pétrole et le gaz. Elles distribuent la majeure partie de leurs bénéfices à leurs partenaires. Les rendements sont désormais de près de 5,5% pour le très populaire Alerian MLP Index. Un rendement de 5,5%, c’est plutôt bien vu de nos jours. Mais il y a un an, les MLP rapportaient en moyenne 8,8%, selon le Wall Street Journal"
Le VIX prend de la hauteur, les marchés stressent
Cette semaine boursière est marquée par la crainte. Lundi, les places européennes ont terminé en hausse sous l’impulsion du début de séance américaine, mais la peur s’est ensuite de nouveau emparée des marchés avec une vague de baisse qui durait encore hier. Les marchés ne sont pas sereins, le VIX parle de lui-même avec un plus haut d’un mois proche des 27 points
Les quatre atouts de la dette émergente
Les émergents ont sauvé la croissance en 2009. La crise les a forcés à évoluer. "Nombre de pays sont passés d’un modèle uniquement axé sur les exportations à un modèle hybride faisant la part belle à leur marché domestique", analyse ING IM. Ces mesures de soutien de la consommation d’une classe moyenne grandissante, illustrées par le colossal plan de relance chinois, fonctionnent. Les émergents sont "sur la voie d’une croissance durablement plus élevée", estime Invesco
Est-ce enfin de début du "deuxième choc" boursier ?
Aucun des éléments-clés d’une reprise — l’immobilier, l’emploi ou les dépenses de consommation — ne suggère que l’économie est en train de revenir à ses habitudes d’avant récession. Selon Bloomberg : "Les ventes de logements anciens ont chuté au rythme record de 27% en juillet alors que les effets du crédit d’impôt gouvernemental s’effaçaient, montrant que le chômage menace de saper la reprise économique américaine"
Immobilier US et dette irlandaise, un cocktail détonnant
Le temps se gâte sur l’Irlande : après l’intervention de la BCE sur le marché obligataire irlandais, c’est au tour de Standard & Poor’s de porter un coup à l’Ile d’Emeraude. L’agence de notation a en effet abaissé la note de la dette souveraine irlandaise d’un cran. Elle passe à AA-, et est placée sous "surveillance négative" — en d’autres termes, un autre abaissement est possible dans les temps qui viennent
Moi, l’oncle Raymond et la Réserve fédérale
Peter Schiff, de chez Euro Pacific Capital, nous a fait remarquer que la Réserve fédérale n’en avait pas fini de détruire l’économie, mais que "Bernanke et ses supporters ont affirmé que leurs mesures de relance prendraient fin dès que la reprise commencerait pour de bon". M. Schiff a aussi ajouté : "c’est sans compter que la ‘croissance’ créée par les mesures de relance est totalement dépendante de ces mesures. La ‘reprise’ cessera dès que l’on mettra un terme aux mesures de relance"
"Comment est-ce que j’ai pu être aussi idiot… de croire aux actions ?"
Sur le marché de l’immobilier américain, un prêt hypothécaire sur six n’est pas payé, ou est en cours de saisie. Le nombre de saisies devrait dépasser le million cette année. Oui, cher lecteur, prenez un siège. Installez-vous confortablement. Cette correction va prendre du temps. La masse monétaire large — le M3 — telle que calculée par John Williams se contracte encore au taux annuel de 6%. Plus de 14 millions d’Américains sont au chômage. Et une "épidémie" de frugalité semble avoir infecté les consommateurs
Restez sur vos gardes !
Au-delà des communiqués triomphants dans la presse grand public, les signes de fragilité continuent de se multiplier. La Banque centrale européenne, par exemple, a racheté la semaine pour 338 millions d’euros de dettes… par rapport à 10 millions seulement la semaine précédente. Ce n’est pas tout : il y a une dizaine de jours, le BCE avait racheté pour 60 millions d’euros d’obligations irlandaises… La Guinness a comme un petit goût d’ouzo, ces derniers temps, non
S&P 500 : quel scénario pour la rentrée ? (2)
Hier, nous nous posions les questions suivantes : que se passe-t-il sur les marchés américains ? Quelles perspectives pouvons-nous dégager sur le S&P 500 ? Avant de répondre concrètement à ces questions, j’avais d’abord commencé par revenir — au moyen d’une courte rétrospective — sur la configuration technique actuelle du S&P 500. Je vous avais par exemple expliqué que la death cross qui s’était matérialisée sur l’indice le 2 juillet dernier n’avait pas engendré — comme certains le prévoyaient — de correction particulière
