Un bref moment de satisfaction
Aujourd’hui, cher lecteur, une rareté : je vais m’accorder un bref — très bref — moment d’auto-satisfaction. Je dois en remercier notre lecteur D.M., qui a envoyé cette semaine le message suivant à la rédaction
============================= La Chronique Agora Paris, France Vendredi 30 Avril 2010 ============================= Bonjour, Fabulous Fab, ou les vicissitudes d’un trader Bill Bonner ▪ Pauvre Fabulous Fab. Le jeune Fabrice Tourre a fréquenté toutes les bonnes écoles parisiennes. Il devait être bon en maths, parce qu’il a été admis à Stanford. Ensuite, il est allé de l’avant, [...]
Qu’est-ce que les marchés ont dans la tête ?
La Grèce est un petit pays, elle a des "grands frères" vers qui se tourner… Mais les grands frères en question ne sont pas exactement en bonne santé, eux non plus. Lorsque l’Espagne et le Portugal se seront joints au choeur des ruinés, pourront-ils encore les renflouer ? Et quand les grands pays auront achevé de se mettre sur la paille… vers qui se tourneront-ils ? Une fois encore, c’est le court terme le plus aveugle qui prévaut. Peu importe les catastrophes de demain. La dette qui s’alourdit, les caisses qui se vident, les générations suivantes qui paieront, on s’en fiche ! Le CAC 40 à 4 500 avant l’été, ça c’est important
L’Europe sombre, mais pas vous !
Nous ne vivons pas une récession classique dans une période ordinaire. Nous vivons une Grande Récession qui marque la fin d’un modèle de fausse croissance basée sur la surconsommation à crédit. La chute du CAC 40 et des principaux indices boursiers européens cette semaine rappelle les marchés à la réalité. Transférer la bulle du crédit du privé vers le public n’était pas une bonne idée. Transférer n’est pas crever la bulle
Fabulous Fab, ou les vicissitudes d’un trader
Le jeune Fabrice Tourre a fréquenté toutes les bonnes écoles parisiennes. Il devait être bon en maths, parce qu’il a été admis à Stanford. Ensuite, il est allé de l’avant, et vers le haut… Il a un décroché un emploi chez Goldman Sachs. Ses jolis produits dérivés ont perdu 85% de leur valeur en cinq mois seulement, ses clients l’ont mal pris, et voilà qu’il se retrouve avec une meute de sénateurs à ses trousses
La peur est bon marché
Sur le marché, la peur — ou l’absence de peur — s’exprime sous différentes formes. L’indice de volatilité, ou VIX, en est une. Connu sous le nom d’"indice de la peur", le VIX oscille de haut en bas et de bas en haut en fonction de ce que les gens payent pour des options sur le S&P 500
============================= La Chronique Agora Paris, France Jeudi 29 Avril 2010 ============================= Bonjour, Misez sur la consommation des
Un nouveau virus mortel
On exige des "engagements" et des "plans d’austérité" dont on sait parfaitement qu’ils ont autant de valeur curative qu’un cataplasme sur une jambe de bois… et puis on jette des milliards d’euros dans la bataille. Plus de 100 milliards, pour être précis. D’où vient cet argent ? Angela Merkel s’indigne et sous-entend que la Grèce n’aurait pas dû rejoindre la Zone euro ; dira-t-elle la même chose de l’Espagne, dont le PIB représente cinq fois celui de la Grèce ou du Portugal
La Grèce va mal ? Attendez de voir les Etats-Unis !
La semaine dernière a vu un "Jeudi Noir" pour la Grèce. La presse a annoncé au monde entier que les problèmes budgétaires de la Grèce étaient plus graves qu’on le pensait. Les investisseurs se sont débarrassés des obligations grecques. Selon les agences de notation, si le pays est contraint de restructurer sa dette, les créditeurs pourraient ne récupérer que 30% de leur argent. Naturellement, les prêteurs sont nerveux. Et les investisseurs craignent que les problèmes de la Grèce ne se limitent pas aux Hellènes
Misez sur la consommation des émergents
Alors que nos économies bataillent pour soutenir leur consommation interne, les émergents la voient comme un relais de croissance dans le monde d’après-crise. en décembre dernier, les ventes au détail au Brésil ont progressé de 9,1% en rythme annuel. Les grands réservoirs de consommateurs se trouvent donc en Chine, en Inde, au Brésil et, dans une moindre mesure, dans certains pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient
============================= La Chronique Agora Paris, France Mercredi 28 Avril 2010 ============================= Bonjour, Crise alimentaire, acte II Chris Mayer ▪ L’inflation — augmentation des prix, ou baisse du pouvoir d’achat du dollar, dans le cas qui nous occupe — va bientôt devenir l’inquiétude principale au niveau économique. Je ne comprends par pourquoi certains experts persistent à [...]
La "deuxième jambe de baisse" pointerait-elle à l’horizon ?
La Grèce n’est pas la seule responsable de l’état lamentable des marchés. L’agence de notation Standard & Poor’s a certes abaissé la note de sa dette souveraine de trois crans… mais le Portugal est désormais lui aussi dans la ligne de mire : "considérant le niveau élevé de la dette publique et les faiblesses des perspectives économiques, le pays perçu comme le deuxième maillon faible de l’UEM a vu sa note d’émetteur souverain à long terme être abaissée de deux échelons par Standard & Poor’s
Crise alimentaire, acte II
L’inflation — augmentation des prix, ou baisse du pouvoir d’achat du dollar, dans le cas qui nous occupe — va bientôt devenir l’inquiétude principale au niveau économique. Je ne comprends par pourquoi certains experts persistent à dire que nous ne pouvons pas avoir d’inflation tant que l’économie est faible. Il existe plusieurs exemples d’économies faibles avec une inflation élevée. Je doute par exemple que le Zimbabwe soit au mieux de sa forme, alors que l’inflation a atteint là-bas un pourcentage dépassant les plusieurs milliers
Meurtre "entre petits amis" avec préméditation
Imaginez que vous soyez un banquier d’affaires aussi créatif que machiavélique, aussi redoutable qu’influent. Un banquier qui a tous les moyens à sa disposition et un seul et unique objectif : réaliser des plus-values. Imaginez que ce banquier ait pour clients la plupart des grandes banques de la planète, qui font, elles, "commerce avec le petit peuple". Vous êtes donc en situation de refourguer vos petits produits maison aux grandes banques mondiales qui vont ensuite en arroser la planète toute entière
Criquets, tremblements de terre, boule de feu… et puis quoi encore ?
Un sondage de Barron’s nous dit que les obligations sont désormais la classe d’actifs la plus détestée. Franchement, nous n’aimons pas les obligations non plus. Mais la Grande Correction finira par administrer une volée de bois vert aux prix des actions… et de l’immobilier… et des matières premières… les obligations pourraient être les seuls actifs à s’en tirer ! Elles pourraient grimper à mesure que le désendettement se poursuit
============================= La Chronique Agora Paris, France Mardi 27 Avril 2010 ============================= Bonjour, Pauvre vieux Goldman… Bill Bonner ▪ Pauvre Goldman… Ils essayaient juste de faire "l’oeuvre de Dieu"… et tout le monde les traite comme le diable. Le Washington Post a fait sa une sur la société, la décrivant comme si elle était Satan en [...]
Bouderie et marelle sur les marchés mondiaux
Côté européen, la récréation continue. Maintenant que le FMI est prêt à voler au secours de la Grèce et que même Angela Merkel n’exclut pas le soutien de Berlin (à condition que des engagements soient pris, que des mesures de restriction budgétaires soient mises en place etc., etc.) les marchés, tranquillisés, ont pu reprendre leur partie de marelle haussière — encouragés également par les résultats américains
Les tensions restent vives sur la Grèce (2)
Le CDS grec à cinq ans évolue désormais non loin des 5%, voyions-nous hier. En d’autres termes, l’écart de rendement entre les obligations grecques et celles de l’Allemagne atteint près de 5%, le papier allemand étant considéré comme le moins risqué en Europe
Pauvre vieux Goldman…
Les cadres de Goldman Sachs étaient de bonne humeur pour une bonne raison : ils avaient parié contre le marché des prêts immobiliers. Bien entendu, c’était la seule chose raisonnable à faire. N’importe qui pouvait voir que le marché de l’immobilier traversait une bulle. Et tout le monde savait que la bulle immobilière éclaterait tôt ou tard. Personne ne le savait mieux que Goldman, parce que la firme avait contribué à créer la bulle… vendant ces titres adossés aux prêts hypothécaires délicieux… mais mauvais pour la santé… partout dans le monde
============================= La Chronique Agora Paris, France Lundi 26 Avril 2010 ============================= Bonjour, Les tensions restent vives sur la Gr
Où l’on s’engage à faire beaucoup de choses…
Après les déplorables nouvelles concernant la taille de son déficit publiées la semaine dernière, les Hellènes ont finalement décidé de demander officiellement l’aide du FMI. Personnellement, le recours à des solutions si drastiques me porterait à redoubler d’inquiétude… mais visiblement, les marchés ont plutôt été rassurés par l’arrivée de la cavalerie financière
Les tensions restent vives sur la Grèce (1)
Après plusieurs semaines de tergiversations, le 11 avril, l’Europe annonce s’être mise d’accord sur les modalités financières de l’aide accordée à la Grèce. En pratique, l’enveloppe est comprise entre 40 et 45 milliards d’euros dont environ 10 à 15 milliards apportés par le FMI. Le taux de financement tourne lui autour des 5%. Le 12 avril, le problème semble alors résolu et les rendements sur le marché obligataire retombent autour des 6% dès le lundi matin
Souvenirs d’Argentine
Pas beaucoup de nouvelles financières. La "reprise" reprend. Aux Etats-Unis, les ventes de maisons sont en hausse et le chômage en baisse. Nous avons encore la tête en Argentine, pleine de souvenirs de la semaine passée au ranch. En voici quelques-uns
Grèce : la fin du n’importe quoi ?
Les nouveaux chiffres de l’agence de statistiques de l’Union européenne révèlent que le déficit budgétaire de la Grèce pour 2009 sera encore plus élevé que prévu. Il y a cinq mois, l’Union européenne projetait un déficit total de 12,7% du PIB. Aujourd’hui, c’est 13,6%. Et les "incertitudes" concernant la qualité des données de la Grèce pourrait le faire monter au-dessus des 14% avant que tout ne soit réglé. D’ailleurs, ces "incertitudes" englobent également les swaps mis en place pour le gouvernement grec par la banque d’investissement préférée de tous, Goldman Sachs, et censés dissimuler la taille réelle du déficit
Avez-vous encore peur ?
Les gens ont-ils raison de faire confiance à nos dirigeants politiques et économiques ? Le sentiment de sécurité, la conviction que "le pire est passé"… sont-ils fondés ? Vous connaissez la réponse : nous en doutons. Marc Mayor apportait d’ailleurs de l’eau à notre moulin en s’intéressant à un point précis de l’économie américaine. "CNN l’a annoncé il y a moins de deux semaines : le crédit à la consommation américain a baissé de 11,5 milliards de dollars en février, soit -5,6% en rythme annualisé, selon les chiffres de la Réserve fédérale US"
