Eclipse économique et comportement irrationnel
Si l’on se fie à la réaction des marchés aux deux vagues mesures de "durcissement" qui ont eu lieu ces derniers jours (la Chine a mis un coup d’arrêt à ses prêts, tandis qu’Obama annonçait un "gel" des dépenses gouvernementales), il se pourrait que nous ayons atteint un tournant — et nous pourrions voir les actions bien moins surévaluées dans un avenir relativement proche
============================= La Chronique Agora Paris, France Vendredi 29 Janvier 2010 ============================= *** Eternuements chinois… tuberculose mondiale ? *** Pourquoi les actions japonaises ? *** Entre rappels sans conviction et jets de tomates… *** La Gr
Eternuements chinois… tuberculose mondiale ?
Même si l’économie chinoise n’est que la quatrième économie au monde, c’est la première en termes d’influence sur les tendances boursières. Et la Bourse chinoise tend à diriger les autres Bourses du monde… pour le meilleur ou pour le pire. Au début de la crise du crédit de 2008, par exemple, la Bourse chinoise a atteint son plus bas fin octobre — plus de quatre mois avant que la Bourse américaine n’atteigne son plancher post-crise. Pendant les mois suivants, les actions chinoises ont plus que doublé, avant d’atteindre leur plus haut le 16 novembre de l’année dernière. Les actions chinoises sont redescendues depuis, alors que la Bourse américaine a grimpé vers des sommets encore plus hauts.
La Grèce a placé sa dette souveraine. Tout le monde est soulagé, mais pas nous
Nous pressentons une tragédie grecque plutôt qu’un conte de fées. On expliquait récemment dans le Financial Times que la Grèce "se débat pour placer sa dette". Puis, un peu plus loin, on apprend que les cinq milliards d’émission ont été sur-souscrits, avec quatre fois plus d’acheteurs que nécessaires. Sans avoir l’esprit spécialement tordu, avouez qu’il est étrange que les acheteurs se bousculent pour quelque chose qui se vend mal. Cherchez l’erreur
Entre rappels sans conviction et jets de tomates…
Ben Bernanke est reconduit sans surprise pour un mandat de quatre ans… mais les avis furent loin d’être aussi unanimes que lors des quatre renouvellements de mandat consécutifs de son prédécesseur et mentor, Alan Greenspan. Le président de la Fed a obtenu 70 voix sur 100, contre 77 lors du premier tour de scrutin préliminaire au Congrès. Son "laisser-faire" avant la crise aurait dû le disqualifier pour un second mandat. Cependant, la discipline politique (les deux chefs des partis démocrate et républicain avait appelé à sa réélection) a fini par occulter la controverse… et le voici réélu
Pourquoi les actions japonaises ?
Qu’est-ce qui est si mort, en ce moment, que ça commence à puer ? Hmm… La seule chose qui nous vienne en tête, ce sont les actions japonaises. Chaque fois que nous en parlons, nos lecteurs nous demandent si nous avons perdu la tête. Les Japonais se font vieux. Ils ne sont pas seulement confrontés à une crise des retraites, ils risquent l’extinction. Et ils ne sont pas uniquement sur le point d’être enterrés figurativement… ils sont littéralement enterrés sous les dettes. Le gouvernement s’enfonce dans un endettement monstrueux… sans aucun moyen de le financer. Les autorités nippones empruntent déjà plus d’un dollar pour chaque dollar de recettes fiscales. En plus, les Chinois travaillent pour moins cher. Ils ont la même technologie… le même accès aux capitaux… et un marché bien plus grand
============================= La Chronique Agora Paris, France Jeudi 28 Janvier 2010 ============================= *** Mieux, c’est pire *** Ensemble, nous sommes invincibles, seuls, nous ne sommes que des cibles *** Une v
Mieux, c’est pire
La relance offerte par les dépenses gouvernementales est bidon. Mais elle semble bien réelle aux masses. Si on la fait disparaître, les conséquences économiques apparaîtront bien réelles elles aussi. La "destruction créatrice" du marché pourra enfin s’exprimer. Les entreprises qui devraient faire faillite feront faillite. Les spéculateurs qui devraient perdre de l’argent perdront de l’argent. Ça va saigner, en d’autres termes
Ensemble, nous sommes invincibles, seuls, nous ne sommes que des cibles
Caterpillar annonce des résultats meilleurs que prévus… et chute de 8% ! Le profit par titre ressort à 36 cents contre 29 attendus au quatrième trimestre. La direction table sur une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 10% et 25%. Bigre ! Cela représente une marge d’incertitude impressionnante et les projections de bénéfices ne vont pas être commodes à établir
Une véritable bombe dans le paradis du métal jaune
Le gouvernement vietnamien a ordonné, purement et simplement, que toutes les plates-formes de trading sur l’or ferment leurs portes d’ici fin mars. Pourquoi ? Une spéculation à outrance et l’usage de leviers hors normes, selon les officiels de Hanoï. Dans son communiqué, le gouvernement stipule que "tant les opérateurs que les propriétaires de plate-forme de trading sur l’or effectuent leurs transactions sur des fondements fragiles qui manquent d’un cadre et de connaissances légales, économiques et techniques"
============================= La Chronique Agora Paris, France Mercredi 27 Janvier 2010 ============================= *** La d
Quelle est la vraie note de la dette américaine ?
La monétisation par la Banque centrale américaine a atteint ses limites physiques. C’est d’autant plus vrai que les banques chinoises doivent maintenant réduire la voilure et envisager de liquider quelques actifs pour respecter leurs ratios de solvabilité. Les T-Bonds US apparaissent tout désignés pour leur fournir un bon ballon d’oxygène dans une atmosphère de crédit raréfié
La décennie perdue a encore de beaux jours devant elle
Les actions sont surévaluées ET les tendances économiques sous-jacentes sont mal en point. Cela n’a rien d’idéal. Très peu d’entreprises annoncent une croissance des bénéfices sans annoncer aussi des réductions de coûts. En d’autres termes, la "croissance" est étroitement liée à la réduction. Même Goldman Sachs, l’entreprise américaine la plus subventionnée par l’Etat, a recours aux réductions de coûts pour augmenter ses bénéfices
Des programmes de relance qui récompensent l’échec
Une analyse effectuée par l’AP montre que les plans de relance n’ont aucun effet sur l’emploi. L’AP a examiné des régions ayant reçu de grosses sommes pour réparer des routes et des ponts, et a fait la comparaison avec celles qui n’ont rien reçu. Ils n’ont trouvé aucun lien entre les dépenses et les taux d’emploi
============================= La Chronique Agora Paris, France Mardi 26 Janvier 2010 ============================= *** L’azote se dissipe sur les march
L’azote se dissipe sur les marchés ; de l’eau dans le gaz à Washington
Wall Street s’est ému de la montée en puissance de la "ligne Volcker" (l’ex-patron de la Fed prône une séparation des activités des banques) parmi les conseillers du président… alors que Robert Rubin fait également partie de son équipe rapprochée. En effet, c’est cet ex-patron de Goldman Sachs qui avait orchestré l’enterrement du Glass-Steagall Act par l’administration Clinton dès 1995. Il a également imposé aux pays émergents d’Asie du Sud-Est — via le FMI — une libéralisation totale des mouvements de capitaux, provoquant la folie spéculative qui s’achèvera à la fin de l’été 1997 par le krach des devises asiatiques.
Rupture de stock, pénurie, le cours du sucre flambe. Du jamais vu (2)
Pendant que les pays émergents crient famine, nous autres Européens sommes la seule région à avoir enregistré une production record cette année. Nous sommes assis sur des surplus de stocks de sucre dont nous ne savons que faire ! Surplus que nous n’avons pas le droit d’exporter. Indécent…
Au début était le verbe… et le verbe était subprime
On ne peut pas vraiment blâmer M. Obama pour avoir fait les idioties qu’il a faites. Il était trop occupé pour réfléchir à la manière dont une économie fonctionne. C’est pour cela qu’il a des conseillers. Malheureusement, son équipe financière est constituée en grande partie de benêts, d’idiots et d’opportunistes — comme Larry Summers, Ben Bernanke et Tim Geithner… pas nécessairement dans cet ordre
============================= La Chronique Agora Paris, France Lundi 25 Janvier 2010 ============================= *** Attachez vos ceintures… et profitez de cette d
Attachez vos ceintures… et profitez de cette dépression !
Les gens qui n’ont pas d’emploi ne peuvent dépenser comme autrefois… et ils ne peuvent payer leurs factures. Aux Etats-Unis, une maison hypothéquée sur quatre est sous l’eau. Une sur 10 est en saisie. Elles seront de plus en plus nombreuses à l’être à mesure que la dépression se poursuit et que le défaut de paiement devient plus acceptable socialement. Les précédentes générations considéraient le défaut de paiement et la saisie comme une disgrâce. Les prêteurs tenaient compte de cette aversion dans leurs taux de prêt. A présent, le défaut n’est plus qu’une stratégie financière. Lorsque les coûts du défaut sont inférieurs aux coûts de paiement… c’est ce que choisissent les emprunteurs. Comme Wall Street
Zéro pointé pour les marchés
Quelques indicateurs économiques — comme la production industrielle, la production manufacturière, les ventes automobiles et la confiance des consommateurs — ont remonté après des plus bas de plusieurs décennies. Mais ces indicateurs sont encore loin, très loin en dessous de sommets de "l’Ere de la Bulle". Pendant ce temps, plusieurs autres indicateurs de la vitalité économique n’indiquent aucune vitalité. Le chômage ne cesse d’augmenter, par exemple, tandis que le crédit à la consommation continue de chuter
Rupture de stock, pénurie, le cours du sucre flambe. Du jamais vu — 1ère partie
El Niño ravage la production sucrière des deux plus gros producteurs mondiaux : l’Inde et le Brésil. Le marché devrait être déficitaire de 13,5 millions de tonnes cette saison. Face à l’effondrement de l’offre, la demande en hausse n’est plus satisfaite. Le dernier appel d’offres de l’Indonésie a été un flop total. Le pays n’a pas réussi à acheter une seule livre de sucre. Pas une !! Son stock est quasi vide. La pénurie guette
Si Ben Bernanke dirigeait la Banque centrale chinoise…
Goldman Sachs tente d’atténuer l’opprobre qui salue la distribution des bonus les plus "obscènes" (ce qualificatif vient de Barack Obama lui-même) de l’histoire de la finance. Pour ce faire, il met de côté quelques miettes (500 millions de dollars, qui seront vite compensés par une nouvelle astuce fiscale) au profit des PME. Il décale également le paiement de certaines primes trop voyantes — elles seront versées discrètement lorsque l’opinion publique aura commencé à se désintéresser du sujet
============================= La Chronique Agora Paris, France Vendredi 22 Janvier 2010 ============================= *** 2010 : les pros anticipent un nouveau krach et se couvrent *** Chine, relances : deux id
2010 : les pros anticipent un nouveau krach et se couvrent
Si vous aviez bêtement suivi le S&P 500 en 2009, via un ETF classique du type Spyder, vos gains auraient dû dépasser les 60% depuis la mi-mars. Si c’est le cas, vous avez certainement passé un joyeux Noël, entouré de cadeaux par milliers. Car 60% en neuf mois, ça se fête dignement
