L’événement de la semaine

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L’événement de la semaine passée — à défaut d’être une surprise — a été la chute du dollar, qui a passé le seuil historique des 1,50 pour un euro (1,5225 la dernière fois que j’ai vérifié les chiffres). Et si cela fait notre affaire, à la Chronique Agora (depuis le temps que nous l’attendions…), autant chez les autorités monétaires, ce nouveau seuil est nettement moins bien perçu

Le platine dépasse son cours de fusion

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En raison d’une succession de goulets d’étranglement, le marché du platine a tendance à être en déficit depuis environ huit ans. Globalement, les minières peinent à atteindre leurs objectifs de production : en 2003, AngloPlat visait les 3,5 millions d’onces de platine pour 2006. Elle n’en a sorti finalement sorti que 2,8 millions

Ben Bernanke fait un métier bien difficile !

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Soucieux de convaincre les membres du Congrès que le destin économique des Etats-Unis était entre de bonnes mains, Ben Bernanke a insisté sur la difficulté de sa mission… "parce que la situation est bien plus difficile à gérer que fin 2001". Laisser supposer que les mêmes remèdes — c’est-à-dire une baisse agressive des taux –pourraient ne pas résoudre aussi efficacement la crise actuelle que par le passé a semé le trouble parmi les stratèges de Wall Street.

Le platine dépasse son cours de fusion

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En raison d’une succession de goulets d’étranglement, le marché du platine a tendance à être en déficit depuis environ huit ans. Globalement, les minières peinent à atteindre leurs objectifs de production : en 2003, AngloPlat visait les 3,5 millions d’onces de platine pour 2006. Elle n’en a sorti finalement sorti que 2,8 millions

Pourquoi le dollar chute-t-il ? Pourquoi l’or grimpe-t-il ?

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Pourquoi le dollar chute-t-il ? Pourquoi l’or grimpe-t-il ? Vous connaissez déjà la réponse, cher lecteur : parce que les gens chargés de surveiller le dollar veulent qu’il baisse. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer qu’il perde de sa valeur. Et jusqu’à présent, au moins sur ce point, ils réussissent

Le marché du vent souffle depuis l’Europe (2)

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Aujourd’hui, l’intérêt industriel et financier pour l’énergie à base de vent ne se dément pas. La fameuse notion de "développement durable" et son corollaire d’énergies renouvelables est la cause première de l’émergence de ce secteur. S’il est apparu avant, et reste dominant relativement à d’autres énergies alternatives (solaire, biomasse…), c’est sans doute que l’éolien a bénéficié très tôt de deux puissants soutiens

Le marché du vent souffle depuis l’Europe (1)

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La mode de l’énergie venteuse ne touche pas que la France, mais le monde entier. A commencer par l’Europe, première puissance éolienne au monde ! En 2006, le Vieux continent disposait d’une "capacité éolienne installée" de 74 000 mégawatts (MW). Grâce à des pays comme l’Allemagne et l’Espagne, l’Europe concentre 48 000 MW, soit les deux tiers du total mondial

Que vont devenir les "Wal-Martdollars" ?

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Le dollar vient donc de pulvériser le précédent plancher des 1,4960/euro pour s’inscrire à 1,5145/euro au moment de la clôture des places européennes. Après une série d’oscillations entre 1,44 et 1,49/euro, il faut s’attendre à une poursuite de la décrue en direction des 1,54/euro d’ici la mi-mars, avec une possible reprise de respiration sur le palier des 1,5250. Pour nombre d’observateurs de la Communauté européenne, le seuil de douleur est atteint — la chute du billet vert sous les 1,45 euro était considérée comme gérable par Nout Wellink, le gouverneur de la Banque Centrale des Pays-Bas et membre du directoire de la BCE — et la chute de 3% du titre EADS hier constitue un sérieux signal d’alerte

Le marché du vent souffle depuis l’Europe (1)

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La mode de l’énergie venteuse ne touche pas que la France, mais le monde entier. A commencer par l’Europe, première puissance éolienne au monde ! En 2006, le Vieux continent disposait d’une "capacité éolienne installée" de 74 000 mégawatts (MW). Grâce à des pays comme l’Allemagne et l’Espagne, l’Europe concentre 48 000 MW, soit les deux tiers du total mondial

La crise de l’immobilier US s’approfondit

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Les nouvelles sont à la fois bonnes et mauvaises — tout dépend du point de vue où l’on se place. Parmi les bonnes nouvelles, il y a eu la hausse du Dow et la baisse des obligations de long terme. Peut-être que ces actifs envisagent tous la croissance et la prospérité… ou simplement l’inflation. Nous n’en savons rien. Les rendements des bons du Trésor longs, par exemple, ont grimpé (ce qui arrive lorsque les prix baissent). Curieusement — et peut-être que ça en dit long — ils montent alors même que la Fed baisse les taux courts

M. le Marché nous parle : savez-vous l’écouter ?

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Il est toujours tentant de réinterpréter les mouvements de cours a posteriori — et de leur trouver une explication unilatérale. Mais laissez-moi vous montrer comment les choses se présentaient alors au point de vue technique, car le marché préparait un rebond avant même l’annonce de Warren Buffett

Changement de valeurs

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Les Américains n’ont que trois actifs principaux. Ils ont l’immobilier — des maisons, pour la plupart. Ils ont des actifs financiers — des actions et des obligations. Et ils ont la valeur de leur propre labeur. Tous ces actifs stagnent… voire baissent. Et ça pourrait continuer comme ça pendant de nombreuses années. Dans ces conditions, les ménages n’ont pas le choix. Ils doivent réduire leur niveau de vie

La hausse des prix de l’énergie change la structure économique mondiale

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Souvent, on se rend compte que les choses ne vont pas aussi mal que la presse le prétend. Partout où vous allez, les gens essayent tous plus ou moins de faire la même chose… nourrir leur famille… conserver leur emploi… regarder leurs enfants grandir et se marier… et profiter d’un ou deux couchers de soleil s’ils ont de la chance

Le sous-marin jaune a largué les amarres !

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Nous allons démontrer aujourd’hui qu’en plus des icebergs évoqués hier, les capitaines de l’industrie financière vont devoir également se faufiler entre les récifs de l’inflation — +7,4% l’an aux Etats-Unis selon l’indice des prix à la production, le pire depuis 25 ans — et les écueils de la récession

M. le Marché nous parle : savez-vous l’écouter ?

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Il est toujours tentant de réinterpréter les mouvements de cours a posteriori — et de leur trouver une explication unilatérale. Mais laissez-moi vous montrer comment les choses se présentaient alors au point de vue technique, car le marché préparait un rebond avant même l’annonce de Warren Buffett

Un serpent dans le paradis financier (2)

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Le capitalisme fait simplement ce pour quoi il est fait. Le succès mène à l’excès… puis à l’échec. En ce qui concerne le jus qui alimentait le système du crédit, il s’est vite asséché. La banque britannique Northern Rock, par exemple, valait 5,3 milliards de livres sterling l’an dernier. Lorsqu’elle a été nationalisée, il y a quelques jours de ça, elle n’en valait plus que 375 millions — une perte de 93%. Le marché des produits dérivés complexes a eu des ratés dans le monde entier… en 2008, les émissions ont diminué de 97% par rapport à l’année précédente. Les primes ont chuté à Wall Street. Les prix des maisons de campagne ont baissé

Cap’tain Trichet va-t-il nous sortir le périscope ?

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La clé de voûte du système repose en grande partie sur la capacité des monoliners à honorer leurs engagements en matière de garantie des créances à haut risque. En effet, selon la presse américaine, Ambac Financial serait sur le point de dévoiler un accord visant à restructurer ses activités et à garantir une bonne partie des CDO devenus totalement illiquides depuis le milieu de l’été. Un financement de l’ordre de trois milliards de dollars lui serait alors accordé par un pool de huit banques européennes et anglo-saxonnes de taille mondial

Un serpent dans le paradis financier (2)

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Le capitalisme fait simplement ce pour quoi il est fait. Le succès mène à l’excès… puis à l’échec. En ce qui concerne le jus qui alimentait le système du crédit, il s’est vite asséché. La banque britannique Northern Rock, par exemple, valait 5,3 milliards de livres sterling l’an dernier. Lorsqu’elle a été nationalisée, il y a quelques jours de ça, elle n’en valait plus que 375 millions — une perte de 93%. Le marché des produits dérivés complexes a eu des ratés dans le monde entier… en 2008, les émissions ont diminué de 97% par rapport à l’année précédente. Les primes ont chuté à Wall Street. Les prix des maisons de campagne ont baissé

Investissez au Japon !

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Aux Etats-Unis, l’inflation a été prescrite par le médecin. Les charlatans qui gèrent la politique monétaire américaine ont ordonné de l’inflation comme antidote à la déflation. Mieux vaut laisser la température grimper que le patient mourir, disent-ils. La mort qui les effraie tant, c’est celle dont l’économie japonaise a souffert après 1989. C’était comme si on avait mis la tête de l’économie nipponne sous l’eau… et oublié de l’en retirer. L’économie s’est noyée. Même maintenant, 18 ans après que le Nikkei a chuté, le pauvre recrache de l’écume. Cela nous met d’humeur utile. Voici une suggestion : achetez le Japon

Les trucs de la Fed ne marchent plus

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Jusqu’à présent, les banques centrales pouvaient s’en sortir avec des politiques d’argent facile parce que les Chinois compensaient les augmentations de la masse monétaire par d’immenses augmentations de la main d’œuvre. Des millions de Chinois sont passés de la ferme à l’usine — diminuant les coûts de main d’œuvre partout dans le monde… et, avec eux, les prix des produits de consommation. Mais il y a de nombreuses choses que la main d’oeuvre bon marché ne peut pas produire

Quand l’alternance engendre la monotonie !

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La parenthèse haussière de mercredi à Wall Street — en pleine déferlante de mauvaises statistiques économiques et sur fond de pessimisme de la Fed — avait entretenu l’espoir que de nombreux facteurs négatifs étaient pricés dans les cours. La séance de jeudi dernier a été marquée par une tentative de reprise en main du marché par les acheteurs… mais de nouveaux chiffres américains sont venus semer le doute dans les esprits au sujet d’un risque de récession contaminant l’Europe

Les trucs de la Fed ne marchent plus

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Jusqu’à présent, les banques centrales pouvaient s’en sortir avec des politiques d’argent facile parce que les Chinois compensaient les augmentations de la masse monétaire par d’immenses augmentations de la main d’œuvre. Des millions de Chinois sont passés de la ferme à l’usine — diminuant les coûts de main d’œuvre partout dans le monde… et, avec eux, les prix des produits de consommation. Mais il y a de nombreuses choses que la main d’oeuvre bon marché ne peut pas produire

Un serpent dans le paradis financier (1)

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Le génie de Reagan et de Thatcher a été de permettre au capitalisme de faire plus ou moins ses preuves. Arthur Laffer en a gribouillé les principes de base sur une serviette en papier : si les gens gardent une plus grande quantité de ce qu’ils gagnent… et ils gagneront plus. Baisser les taux d’imposition marginaux augmentera les recettes fiscales, prédit-il. Ronald Reagan simplifia les choses : que le gouvernement laisse le champ libre, et tout le reste s’arrangera. Résultat : un boom comme le monde n’en avait encore jamais vu

Northern Rock et les digues britanniques

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Northern Rock a été nationalisé. La cotation du prêteur en difficulté a été suspendue à la Bourse de Londres suite à l’absorption en urgence opérée par le gouvernement ; et les investisseurs se demandent maintenant ce que valent exactement leurs actions… si elles ont encore une quelconque valeur

Tiré par les cheveux

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Ca y est, nous y sommes : le baril de pétrole a dépassé les 100 $. Et à mon avis, il s’est durablement installé à ces niveaux ; c’est un déménagement en règle, et non un camping temporaire. Certes, nous allons voir quelques replis de-ci de-là, des consolidations et des réajustements, mais enfin, la tendance est claire : le pétrole bon marché, c’est terminé