Vous allez passer un excellent week-end
Rien ne vaut une bonne remontée du yen (au-dessus des 165,6/euro et 123/$) pour soulager les investisseurs de tous leurs soucis — et il n’est pas exagéré de prétendre qu’ils sont nombreux et particulièrement sérieux, compte tenu des statistiques publiées hier aux Etats-Unis. Cela permet aussi de propulser les indices boursiers loin des supports graphiques qui menaçaient encore de céder mercredi en milieu de journée de part et d’autre de l’Atlantique
L’uranium attise les convoitises
Connaissez-vous Adélaïde, en Australie ? La première chose à laquelle je pense quand j’entends parler de cette ville, c’est le circuit de Formule 1. Pas question de rater un Grand Prix de F1 à la maison. Même à 6h du matin le dimanche. J’ai réussi à transmettre le virus à toute la famille, sauf à… mon mari ! Mais ce n’est pas de Grand Prix dont je veux m’entretenir avec vous aujourd’hui. Car Adélaïde rime aussi avec… uranium. Le mois dernier, tout le gratin mondial du business "uranium" avait rendez-vous là-bas.
Mauvais marchés, bons investissements
Le génie d’un grand investisseur tient en partie à son talent naturel, impossible à imiter — tout comme d’innombrables heures d’entraînement au golf ne feront pas de vous Tiger Woods. Mais vous pouvez copier certaines choses — dont trois en particulier : la discipline sur le prix que vous payez pour un investissement, un portefeuille stable (où vous conservez vos valeurs plus longtemps), et la concentration de vos investissements sur vos meilleures idées.
Mauvais marchés, bons investissements
Le génie d’un grand investisseur tient en partie à son talent naturel, impossible à imiter — tout comme d’innombrables heures d’entraînement au golf ne feront pas de vous Tiger Woods. Mais vous pouvez copier certaines choses — dont trois en particulier : la discipline sur le prix que vous payez pour un investissement, un portefeuille stable (où vous conservez vos valeurs plus longtemps), et la concentration de vos investissements sur vos meilleures idées.
Un boom d’effondrement
Lorsqu’un baiser est terminé, il est terminé. Lorsqu’une bulle explose… eh bien… il n’y a rien à rajouter ! Tous les baisers prennent fin — même les plus profonds des bouche-à-bouche. Et il en va de même pour toutes les bulles — même les plus humides des méga-bulles de liquidités. Celle-ci ne fera pas exception. Evidemment, ce ne sont pas les certitudes qui rendent la vie intéressante… mais bien les incertitudes — les inconnues connues et les inconnues inconnues, comme le dirait M. Rumsfeld
Le nouveau capitalisme
Les capitalistes les plus prospères du moment tendent à gagner de l’argent non pas en produisant des choses, mais en finançant des transactions de capitaux. Ou, comme le dit Wolf, "la finance est bien plus orientée vers les transactions". Des accords, des accords et encore des accords ! On trouve plus d’intervenants dans le monde de la finance ; les enjeux sont plus élevés — et ils ont plus de jouets — à commencer par les hedge funds et les fonds de private equity
Voyage le long d’un pipe-line
Le Pipe-line de l’Alaska a eu 30 ans la semaine dernière ! Le 20 juin 1977, cette merveille de l’ingénierie a commencé à extraire et transporter du brut depuis la région du North Slope de l’Alaska, vers le port de Valdez. Chaque jour d’exploitation du Pipe-line se déroulant sans anicroche est, en soi, digne de figurer dans les journaux. Si vous en doutez, rappelez-vous ce qui s’est passé en août dernier lorsque BP a dû fermer le Pipe-line à cause de problèmes de corrosion affectant une partie du système se situant dans la Prudhoe Bay. Les prix du pétrole ont immédiatement grimpé, prenant jusqu’à 3 $ par baril
Il est temps de préparer les lignes de défense
Parfois, mieux vaut être un mauvais général. Sur le champ de bataille, les mauvais généraux tendent à avoir "une guerre de retard". Ils utilisent les tactiques militaires des précédents combats plutôt que d’élaborer de nouvelles stratégies correspondant à la campagne qu’ils mènent. En matière de finances, un mauvais général serait un bon investisseur, parce qu’un bon investisseur tend à avoir une guerre de retard. En d’autres termes, des investissements réussis demandent des attaques répétées contre des ennemis familiers — comme la hausse des taux d’intérêt.
Il est temps de préparer les lignes de défense
Parfois, mieux vaut être un mauvais général. Sur le champ de bataille, les mauvais généraux tendent à avoir "une guerre de retard". Ils utilisent les tactiques militaires des précédents combats plutôt que d’élaborer de nouvelles stratégies correspondant à la campagne qu’ils mènent. En matière de finances, un mauvais général serait un bon investisseur, parce qu’un bon investisseur tend à avoir une guerre de retard.En d’autres termes, des investissements réussis demandent des attaques répétées contre des ennemis familiers — comme la hausse des taux d’intérêt.
L’or victime du dollar ?
S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, retenez celle-ci : laissez la Fed poursuivre sa politique d’expansion monétaire qui ne peut qu’entraîner la dépréciation du dollar et des actifs financiers et monétaires à terme. Quand les investisseurs comprendront enfin que leurs avoirs sont libellés en monnaie de singe, ils se rueront sur les actifs tangibles. Eux ne se déprécient pas, ne craignent pas l’inflation. Ils ont une utilité réelle. Et contrairement aux billets de banque qu’on peut "produire" à l’infini, personne, pas même la Fed, ne pourra créer ainsi du cuivre, du nickel, du blé ou de l’or
Creusons un peu
Au premier regard, il y a de quoi s’inquiéter pour le marché boursier indien. On pourrait dire qu’"il a l’air cher". En juin 2005, l’indice indien Sensex — que l’on peut considérer comme l’équivalent du Dow Jones Industrial Average pour l’Inde — a franchi les 7 000 points pour la première fois. En décembre 2006, il avait dépassé les 14 000. Mais en creusant un peu, on trouve des choses remettant ces chiffres en perspective.
Même le Wall Street Journal s’y met…
"La future crise du crédit", titrait lundi un article du Wall Street Journal. C’est également le sujet d’une bonne partie de nos Chroniques. Depuis 2005, si nos souvenirs sont bons. Il va y avoir une crise du crédit, nous n’en doutons pas un instant. Quand aura-t-elle lieu, et qu’amènera-t-elle avec elle, ça, nous n’en savons rien. Nous attendons… et attendons… et attendons… de le découvrir. Mais chaque jour est suivi d’un autre jour lui ressemblant tout autant. Ou plutôt, qui lui ressemble presque tout autant. Presque tout autant… mais différent de bien des manières
Quand la devise nipponne sert la devise olympique
La potion magique concoctée par les "quatre sorcières" (surnom du troisième vendredi du mois de juin ou du mois de décembre, qui coïncide avec l’expiration de multiples échéances sur les produits dérivés d’actions et d’indices boursiers) cesserait-elle de produire ses effets dopants sur les athlètes du monde de la finance ? Ils ont pourtant adopté la devise olympique : citius, altius, fortius — "toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort"
Trois mariages et un enterrement
Le sujet de l’essai d’aujourd’hui, c’est qu’en matière d’expansion de crédit, tous les hommes naissent égaux — riches ou pauvres, Japonais ou Américains, sophistiqués ou débarqués de leur cambrousse. Tant que la bulle gonfle, ils profitent tous des mêmes tromperies et illusions. Le propriétaire immobilier subprime ment sur son revenu, tandis que le citadin rusé oublie de demander des clauses de protection. Tous finissent embarqués dans des accords dont ils souhaiteront n’avoir jamais entendu parler.
Des cailloux en Alaska
Je suis en Alaska, et je regarde des cailloux. Je me suis rendu dans cette région glaciale pour participer à un voyage d’étude géologique, où nous observons les roches, les minéraux et les ressources énergétiques… depuis la péninsule de Kenai, au sud, jusqu’à Prudhoe Bay et l’océan Arctique au nord. Je suis en compagnie d’un groupe de géologues incroyablement intelligents et doués
Attention : fonds en chasse
Le terme de hedge fund est indifféremment traduit en français par fonds de couverture ou fonds de spéculation. La première traduction transmet une image honorable et bonhomme. Tout bipède investisseur normalement doué de raison n’aspire-t-il pas à couvrir ses risques ? La seconde traduction inspire la méfiance. Le spéculateur ne termine-t-il pas misérablement (enfin, officiellement) après avoir ruiné quantité de petits épargnants naïfs ?
Quand les marchés défient les lois de la pesanteur
L’un des principes élémentaires de la physique est que tout ce qui monte devra forcément un jour redescendre, à condition que le corps en question soit soumis à la gravité. Ce principe de pesanteur ne semble pourtant pas s’appliquer aux marchés financiers mondiaux, et notamment européens qui, de sommets en sommets, sont lancés vers des hauteurs stratosphériques.
L’année du cochon d’or
L’affinité culturelle traditionnelle de la Chine pour l’or — bien compréhensible au vu de l’histoire mouvementée du pays — a été restreinte par Mao and co. durant 52 ans, jusqu’à la libéralisation de la propriété de l’or en 2001. Depuis, la demande d’investissement chinoise pour l’or grimpe régulièrement. Elle pourrait bien s’accélérer notablement cette année, grâce aux inquiétudes concernant la chute du dollar… et grâce à un cochon
Leçon d’humilité
Vous voyez combien il est facile de s’enrichir, cher lecteur ? Il suffit d’acheter quelque chose. Ensuite, laissez passer un laps de temps respectable, et revendez-le à quelqu’un. C’est si facile que même un idiot pourrait le faire. En fait, bon nombre des gens qui le font sont des idiots. Ils pensent que les prix des actifs ne font que grimper. Et ils s’enrichissent parce qu’ils ne savent rien de plus. Oh, la félicité de l’idiotie… Mais quel genre d’argent obtient-on sans travailler ou épargner ?
Les vendeurs reçus cinq sur cinq
C’est un grand classique, et il n’est guère besoin de s’étendre sur ce sujet. Les raisons qui peuvent justifier une profonde consolidation des indices boursiers vous sont connues, celles qui pourraient motiver leur rebond également (elles ont été passées en revue dans la Chronique publiée ce jeudi). La grande question qui nous taraude depuis les records inscrits le vendredi 1er juin reste pour l’instant sans réponse : pourquoi les marchés s’infligent-ils soudain une cure de pessimisme au sujet de l’évolution des taux d’intérêt ?
Ethanol et maïs : bientôt la fin du boom ?
Selon une récente étude effectuée par l’Université d’état de l’Iowa, les propriétaires de nouvelles usines d’éthanol verront leurs revenus s’évaporer à mesure que les prix de l’éthanol plongent. Je suis d’accord. J’ai récemment fait un long voyage dans le Midwest, durant lequel j’ai visité des fermes et des usines d’éthanol. Je trouve bien plus utile de parler à des agriculteurs que de simplement lire des statistiques manipulées par le gouvernement.
Se payer un puits de pétrole ?
Pour ceux qui aiment le risque (il est ici très élevé), voici donc un investissement original à forte rentabilité potentielle. Pour info : Ness Oil compte également se développer sur le même principe en Russie. Si vous voulez en savoir plus et poursuivre l’enquête de façon beaucoup plus approfondie : Alexander Ericsson Ness Oil Corp, 6 rue du Conseil Général, Genève en Suisse. Tél : 00 41 223 200 232, www.ness-oil.com
Une trinité hystérique
Ce matin, nos doigts se sont immobilisés au-dessus du clavier. Nous avons soudain été frappé d’un sentiment d’ironie si intense que nous avions du mal à respirer — sans parler d’écrire. Ou bien nous avions la gueule de bois. En tout cas, nous avons dû desserrer notre col de chemise… reculer notre fauteuil… et nous arrêter une minute. Le monde semble être saisi de trois frénésies en même temps, avons-nous réalisé. Chacune est vertigineuse. Et chacune est une escroquerie monumentale.
L’Australie, terre oubliée de la spéculation
Le contexte d’euphorie générale incite toujours à la prudence. Dans un esprit de diversification, l’Australie présente une opportunité : bonnes perspectives de croissance dans un environnement relativement sûr. "Relativement" car les risques de forte consolidation, voire de krach, sont loin d’être écartés. Et si la GAF venait de Chine ? La Grande Apocalypse Financière, dont le spectre est régulièrement évoqué au sein des publications Agora, pourrait-elle venir d’Asie et non pas des Etats-Unis ?
Un système monétaire base sur les "choses réelles"
"La Syrie devrait mettre fin à son lien avec le dollar", titrait Bloomberg cette semaine. Dix minutes avant, un titre apparemment sans rapport était tombé sur Bloomberg, déclarant que "les actions brésiliennes dépassent les 1 000 milliards de dollars alors que le rebond des métaux nourrit les profits". Hmmmm… ces titres sans rapport sont peut-être liés, en fait
