Perte de repères
Lorsque nous affirmons que les Etats-Unis sont un empire, ce n’est pas une question de volonté ou de reproches. C’est simplement une observation. Certains de nos lecteurs pensent qu’il est peu patriote, voire anti-américain, de s’en apercevoir. Mais si un bon mari ne remarque pas lorsque son épouse s’empâte… un citoyen ayant toute sa tête ferait bien de garder un œil sur son gouvernement. Et s’il regarde attentivement les Etats-Unis circa 2007, il verra qu’ils ressemblent plus à un empire qu’à une modeste république. Leurs troupes… leur culture… et leur commerce… s’imposent quasiment à l’ensemble de la planète.
La diversification sera le maitre mot de vos profits
Je crois qu’il est temps, cher lecteur, de faire le point sur ce qui s’est passé sur les marchés boursiers ces dernières semaines. Puisque nous avons maintenant le recul nécessaire, nous le ferons donc dans le calme et la sérénité pour pouvoir en tirer les conséquences immédiates et tenter surtout d’évaluer le futur — seule chose qui, finalement, nous intéresse.
Les jeux du cirque
Nous y sommes (presque), cher lecteur ! La campagne électorale entre dans notre vie un peu plus chaque jour. N’ayez crainte, je ne vais pas me lancer dans une diatribe politicienne — ce n’est ni mon rôle, ni le lieu. Par contre, il me semble particulièrement opportun d’examiner avec attention certains discours qui ont un rapport direct avec le capitalisme, les profits, les placements (en Bourse notamment), et tout ce qui touche à l’économie.
La diversification sera le maitre mot de vos profits
Je crois qu’il est temps, cher lecteur, de faire le point sur ce qui s’est passé sur les marchés boursiers ces dernières semaines. Puisque nous avons maintenant le recul nécessaire, nous le ferons donc dans le calme et la sérénité pour pouvoir en tirer les conséquences immédiates et tenter surtout d’évaluer le futur — seule chose qui, finalement, nous intéresse.
Prisonniers de la mobilité !
Lorsque la bulle immobilière éclate et que la nécessité de déménager s’impose, le montant de la cession ne couvre plus les intérêts restant dus (sans parler du "principal") : l’acquéreur malchanceux doit alors beaucoup plus d’argent à sa banque que le produit de la vente. Aussi bien dans le cas d’une perte d’emploi que d’une mutation imposée par l’entreprise (ou par choix professionnel), l’immobilier devient un foyer de perte qui peut affecter lourdement la capacité à consommer, voire précipiter les faillites personnelles.
Une histoire de pommes
A partir de quand le progrès devient-il une fraude, nous demandons-nous ? La grande innovation de l’un est le cauchemar de l’autre. Les voitures sont meilleures… mais les autoroutes sont si encombrées qu’on n’avance pas. Les communications sont plus efficaces… mais les gens n’ayant rien à dire peuvent désormais parler parler parler toute la journée. On peut obtenir un crédit plus facilement… mais on peut tout aussi facilement terminer endetté jusqu’au cou.
Quand le pain des pauvres devient hors de prix
En dépit d’une consommation de 95 kilos par tête et par an (70 kilos en France), les Belges ne sont plus les rois de la pomme de terre. La Chine, qui ne se contente pas d’être le premier producteur mondial de fécules, en est également le premier consommateur. Sa production ne suffit pas, d’autant que les rendements de l’agriculture chinoise sont faibles. L’Empire du Milieu doit donc importer des pommes de terre, en particulier 70% de sa consommation de produits transformés, comme les frites.
Concombres de mer et adrénaline
Du point de vue de l’analyse technique, la séance du 22 mars a constitué le parfait symétrique de celle du 14 mars : ouverture des marchés sur un gros gap, stabilisation des cours jusqu’à la mi-journée, amplification de la tendance initiale — haussière, en l’occurrence — en fin d’après-midi, puis clôture au niveau le plus extrême du jour.
Calme et patient
Au plan fondamental, même si les taux d’intérêt nippons commencent à se normaliser en enregistrant de nettes tensions, peu d’arguments militent encore pour un yen structurellement fort. Les Japonais n’en veulent pas — et surtout pas face à la concurrence de la Chine, dont la devise est notoirement sous-évaluée. La BoJ ne paraît nullement pressée de relever ses taux.
Soyons défensifs !
Les marchés financiers ont enregistré il y a dix jours un avertissement sévère, qui ne m’a pas vraiment surpris, ni sur le fond ni sur la forme. Les Bourses européennes se sont éloignées elles aussi des sommets pluriannuels — voire historiques — qu’elles avaient touchés ces dernières semaines, l’indice paneuropéen Eurostoxx 50 subissant son pire recul hebdomadaire depuis mars 2003. Mais pas d’inquiétude : ce mouvement de correction est salutaire et va permettre de faire revenir les investisseurs aux fondamentaux.
En avance sur les plus grands stratèges
Comme chaque année en janvier, la présentation des stratégies d’investissement par différentes banques me permet de confronter mes idées — et de déjeuner à l’oeil, généralement dans d’excellents endroits. Vous l’aurez compris, j’aime allier les nourritures spirituelles à celles du corps !
L’heure du bilan
Après quatre années consécutives de variation supérieure à celle des grandes capitalisations et malgré un passage à vide entre les mois de mai et juillet, je suis ravi de constater que les valeurs moyennes ont une nouvelle fois surpassé les poids lourds de la cote en 2006.
2007 : Une nouvelle bonne année ?
Si l’heure n’est pas encore au bilan en cette fin d’année, je voulais commencer à évoquer les perspectives pour 2007. J’ai, à ce sujet, repéré la semaine dernière dans la presse économique une information qui méritait un éclairage complémentaire. Il s’agit d’un stratège d’une grande société de gestion britannique (Threadneedle) qui a donné son sentiment sur l’évolution potentielle des marchés l’an prochain. D’ordinaire, je ne fais pas grand cas de ce type de prévision, surtout quand il s’agit de prévision de brokers. En revanche, je lui accorde beaucoup plus de crédit lorsque c’est un grand fonds qui gère plus de 100 milliards d’euros.
Le verre à moitié plein
Dans ma note d’octobre, j’avais laissé transparaître un optimisme de bon aloi concernant les perspectives d’évolution des marchés actions et spécifiquement des valeurs moyennes. Il me semblait que la correction de mai et juin n’était pas une rupture mais ressemblait davantage à une respiration nécessaire après un premier semestre un peu trop bon. Le ralentissement de la croissance américaine et l’apaisement des risques inflationnistes ont d’abord permis d’envisager la fin du cycle de resserrement monétaire de la Fed.
Rejoignez "l’argent intelligent !"
L’un des meilleurs moyens de devenir vous aussi "l’argent intelligent", c’est d’analyser celles de vos transactions qui ont échoué. Quelqu’un a agi intelligemment de l’autre côté de votre position. Pour apprendre à devenir un meilleur investisseur, commencez par vous demander : "bon, qu’est-ce qu’il a fait de l’autre côté de cette transaction ? Comment a-t-il su ?"
Rejoignez "l’argent intelligent !"
L’un des meilleurs moyens de devenir vous aussi "l’argent intelligent", c’est d’analyser celles de vos transactions qui ont échoué. Quelqu’un a agi intelligemment de l’autre côté de votre position. Pour apprendre à devenir un meilleur investisseur, commencez par vous demander : "bon, qu’est-ce qu’il a fait de l’autre côté de cette transaction ? Comment a-t-il su ?"
La monnaie fiduciaire sape votre richesse
Au cours de la dernière décennie, quelques milliards de nouveaux capitalistes se sont lancés dans la quête du niveau de vie à l’occidentale. Ils demanderont de l’énergie et des métaux industriels en quantités sans précédent ; pour les investisseurs, la meilleure manière de profiter de cette tendance est de posséder des actions dans les entreprises répondant à cette demande.
C’est arrivé samedi
Il va falloir que vous en preniez l’habitude — les marchés sont passés en mode "montagnes russes". Les lumpeninvestisseurs ont perdu le nord, et là où ils profitaient autrefois de la moindre excuse pour faire grimper les cours, ils se saisissent désormais du plus petit prétexte pour les faire baisser. Et selon ce que donneront les secteurs financier et immobilier dans les semaines et les mois à venir… il se pourrait même qu’ils aient raison !
Les profits d’abord, l’ego ensuite
Dans le trading, les plus grands obstacles sont la négativité et le doute. En tant que trader, vous vous poserez parfois des questions sur vos compétences, votre capacité à prendre des décisions, et ainsi de suite. Cela est particulièrement vrai lorsque les pertes s’accumulent, et que vous passez de "héros" à "zéro". Il est important de mettre la situation — et votre ego ! — en perspective. Ne vous flagellez pas quand vous enregistrez des pertes, et ne vous félicitez pas à chaque fois que vous engrangez un gain.
Inquiétudes, élections et démocratie
C’est la première crise financière réellement moderne, la première de l’époque où nous vivons. Ces cinq dernières années, l’argent facile en provenance des Etats-Unis et d’Asie a été prêté et reprêté, en se souciant de moins en moins de savoir s’il serait jamais remboursé, parce que de nouveaux produits financiers — les dérivés de crédit — permettaient à ceux qui prêtaient l’argent de s’isoler des pertes possibles en vendant le risque de défaut de paiement à d’autres.
Soyons défensifs !
L’euphorie des marchés, qui avaient grimpé de façon quasi-ininterrompue depuis le printemps 2006, portés par la progression des bénéfices des entreprises et par une frénésie de rachats et fusions de sociétés par des fonds d’investissements, a laissé indubitablement place à l’inquiétude. Mais ce mouvement est très sain, car il évite une correction qui aurait pu être bien plus violente dans son ampleur si les investisseurs n’avaient pas été ramenés sur terre.
Quand la déprime du subprime s’exprime
Les grandes banques accordaient également toute leur confiance — et les fonds qui vont avec — aux hedge funds qui se gavaient de junk bonds immobilières (prétendant savoir en maîtriser les risques), alors que les organismes qui les émettaient savaient pertinemment qu’une bonne partie de leur clientèle était incapable dès l’origine de rembourser la moindre mensualité d’un montant "normal" (intérêt + principal).
Carry trade, marchés et reines de beauté
Oui, cher lecteur, nous vivons dans un monde cruel et trompeur, même si personne d’autre ne semble s’en apercevoir. Alors que notre drapeau d’"Alerte au Krach" est toujours hissé… alors que le monde a perdu l’équivalent de 2 500 milliards de dollars sur les marchés il y a une dizaine de jours… alors que le yen poursuit sa hausse inquiétante… nous voyons peu de signes montrant que les investisseurs ont compris le message. La plupart d’entre eux pensent que le flot de liquidité actuel continuera de couler éternellement, et que les favorites des investisseurs — les actions, les obligations, les oeuvres d’art, l’immobilier — resteront éternellement reines de beauté. Eternellement jeunes. Belles pour toujours. Oh, cher lecteur… si seulement ça marchait comme ça !
Natation synchronisée
Dans la mesure où les investisseurs professionnels peuvent emprunter de l’argent en yens à des taux d’intérêt de moins de 1% par an, ils le font. Ils empruntent l’équivalent de centaines de milliards de dollars en yens, puis achètent toute action, obligation, matière première ou produit dérivé susceptible de produire plus de 1% de revenu par an… et bien plus, de préférence. Cela s’appelle le carry trade.
Bouilloires, seaux à glace et yeux bandés
Des interrogations commencent à poindre au sujet de la réalité de la menace constituée par la liquidation des positions de carry trade et par l’impact de la crise du secteur immobilier (que certains spécialistes jugent comme la plus sévère jamais observée depuis 40 ans), puisque Ben Bernanke estime que le secteur a fini de manger son pain noir.
