Des gros bonnets aux petits bonnets

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Non, cher lecteur, ni la protection ni la spéculation ne fonctionnent vraiment. Ce qui marche, ce sont des investissements prudents, exigeant à la fois des connaissances et de la patience. Pas besoin de savoir quoi que ce soit pour acheter un bon du Trésor US. En fait, plus vous en savez sur les véritables conditions financières du gouvernement américain, moins vous voudrez lui prêter d’argent.

Casse-tête

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Une introduction digne de mots fléchés, cher lecteur… mais qui aura posé un casse-tête autrement plus difficile aux investisseurs en fin de semaine dernière. Ressorti largement inférieur aux prévisions, le taux de croissance américain a plafonné à 1,6% annualisé, contre 2% attendus par les économistes. L’économie US bat de l’aile… et l’atterrissage en douceur semble tout à coup légèrement plus difficile, techniquement parlant.

Regardez le Dow !

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Imaginez que vous contrôlez une énorme quantité d’argent pour le compte du Nigeria, de la Norvège ou de tout autre producteur pétrolier. Allez-vous investir dans une start-up se consacrant au lavage de voitures ? Ou dans un cabaret quelque part dans la Beauce ? Non, monsieur. Vous achèterez des T-bonds… et le Dow !

Miracle d’octobre et cage aux fauves

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Une nouvelle fois, nous avons le sentiment que le marché admet toute forme de stratégie de gestion et son contraire. Tout lui est bon, pourvu que quelqu’un ait l’air de prendre une initiative — elle ne saurait avoir que des retombées bénéfiques, dans un contexte de frénésie de consommation telle qu’anticipée à un mois des achats de Thanksgiving.

PIB, Himalaya et malédiction

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Si l’on paie quelqu’un pour creuser un gros trou dans le sol, le PIB national grimpera. Plus l’on creuse de trous, plus ils sont grands, plus ils sont profonds, plus le PIB augmente. Si l’on creuse un trou assez grand, le PIB s’envolera. Vous pouvez voir pourquoi. On pourrait employer une armée entière d’ouvriers, toute une flotte de bulldozers, des milliers de litres de carburant. S’il s’agissait d’une petite ville au taux de chômage élevé, le problème pourrait être facilement résolu : creusez simplement un énorme trou aux limites de la ville !

Crétinerie sur toute la ligne

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Contrairement à une horloge suisse, les marchés sont des systèmes infiniment complexes, sans composants distincts, ni même "connaissables". Les pièces d’une horloge… d’une télévision… ou d’un hamburger… sont identifiables et limitées. Mais combien de facteurs différents influencent le marché boursier ? Un nombre infini. Chaque action a son propre univers d’influence… la poussière cosmique entourant ne serait-ce qu’une petite entreprise est étourdissante. Voilà pourquoi même les initiés — les dirigeants et les principaux actionnaires — se trompent souvent sur les performances d’une société sur un période de temps donnée. Et voilà pourquoi la stratégie consistant à suivre les initiés ne marchera probablement pas beaucoup mieux que simplement suivre l’indice.

Comment se ruiner avec classe

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Les lois de l’offre et de la demande, ainsi que le déclin de l’utilité marginale, nous disent que les rendements offerts par les unités incrémentielles d’investissement vont probablement baisser. C’est le phénomène dont nous avons parlé la semaine dernière. Les investisseurs initiaux peuvent obtenir un bon retour sur investissement. Mais à mesure que l’offre de liquidités augmente, le taux de rendement sur chaque centime ne peut que baisser. Les meilleures idées sont rapidement pillées. Les investissements additionnels ne les améliorent pas, parce que chaque sou en plus est moins utile.

Des profits sur le papier

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Abitibi possède beaucoup de choses — 19 usines de papier, 20 scieries, des usines à bois et des actifs hydroélectriques répartis dans plus de 70 pays. L’entreprise gère également de vastes terrains forestiers canadiens. C’est également elle qui recycle le plus de journaux et de magazines d’Amérique du Nord. En dépit de ces actifs et de ces infrastructures impressionnantes, Abitibi, comme la majeure partie de ses pairs dans le secteur du papier, lutte pour engranger des profits.

Que va-t-il advenir de la Chine ?

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Les investisseurs initiaux se positionnant sur une nouvelle tendance obtiennent souvent de bons résultats. Ils sont capables de choisir les meilleures opportunités, aux prix les plus raisonnables. Ceux qui viennent ensuite ont progressivement de moins en moins de choix… à des prix de plus en plus hauts. A mesure que les prix grimpent, il en va de même pour les espérances. Mais tandis que ces dernières augmentent, la pensée décline. Logiquement, tandis que la quantité d’argent s’écoulant dans un marché gonfle, les prix devraient grimper et les opportunités disparaître. Mais les investisseurs ne sont pas des êtres uniquement pensants — ni même des êtres majoritairement pensants. Qu’ils pensent tout court est ouvert à la discussion. Mais qu’ils se laissent conduire par leurs opinions plutôt que leurs pensées ne fait aucun doute.

Shaolin Banque Centrale (1)

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Et je sais bien, moi, d’où ils tirent leur force d’âme peu commune. Mais j’ai juré là-dessus le secret le plus absolu. Aussi n’ai-je rien répondu à Werther. Mais en mon for intérieur, je saluais la mémoire d’un fonctionnaire hors du commun — un pionnier dont on peut dire qu’à lui seul, il a façonné ce noble esprit bancaire européen, qu’incarnent si vivement les décisions de Francfort. Je veux parler du regretté Fulgence de la Motte-Cassis.

De la loi des séries sur les nuances de vert…

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La loi des séries n’est en l’occurrence pas un vain mot puisque l’Eurotop 100 progresse par série de cinq ou six mois de hausse consécutive depuis le mois de mars 2003. La fin du mois d’octobre va s’avérer décisive de ce point de vue, surtout après six semaines de hausse d’affilée, et une série inédite — et historique — de neuf journées de progression qui ont décliné toutes les nuances identifiables entre le vert tendre et le vert vif.

Un pavé dans la mare…

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Et, dans cet énorme placard de l’immobilier, on trouve pas mal de squelettes pas très ragoûtants. Qui a décrété, par exemple, qu’on s’enrichissait simplement parce que le prix de la maison grimpe ? Il faut bien vivre quelque part, et si votre maison est en hausse, en général, il en est de même pour celle des autres — et où cela vous mène-t-il ? Il y a bien un moyen d’accéder à cette "richesse" supplémentaire — c’est de mourir. Mais nous ne connaissons pas beaucoup de gens aussi avides de gains immobiliers.

Une euphorie insensée (2)

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Il y a un certain nombre de pièces en mouvement, dans ce domaine, et elles sont toutes liées. Par exemple, si le prix du pétrole chute, le soutien en pétrodollars des bons du Trésor US tombera avec lui. Les taux d’intérêt à long terme ont été maintenus au plancher par les centaines de milliards recyclés dans les titres gouvernementaux américains, les pays exportateurs de pétrole inondés de liquidités cherchant à dépenser leur fortune. Si cela se termine, la "flèche du Parthe" pourrait être une hausse des taux d’intérêt… ce qui, à son tour, produit une "fin de partie" à l’autrichienne.

Admirons l’assurance du somnambule

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Nous avions démontré il y a une quinzaine de jours que les mois d’octobre réservaient souvent plus de bonnes que de mauvaises surprises. Depuis le triste épisode de la Guerre du Golfe (chapitre I), la progression moyenne s’établit à +3,75%, ce qui constitue — et de loin — la meilleure performance mensuelle des 15 dernières années (même s’il a parfois fallu un miracle au cours des trois ou quatre ultimes séances). Une conclusion s’impose : octobre est un mois qui sourit aux audacieux.

Le retour de la vieille fripouille

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On est là dans une de ces occasions pour lesquelles le mot "malhonnête" a été inventé. Oui, l’intégration mondiale a réduit les attentes d’inflation, permettant ainsi des taux d’intérêt plus bas et une hausse des valeurs des actifs. Mais sans l’aide et l’encouragement actif de la Fed, qui a fait passer ses taux directeurs sous les 2% — c’est-à-dire sous le niveau d’inflation — durant 35 mois, le boom américain des prix de l’immobilier ne se serait probablement jamais transformé en bulle. Et des millions d’Américains seraient encore solvables aujourd’hui

Calendrier nucléaire contre calendrier électoral

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La forte tension des taux survenue vendredi soir sur l’ensemble de la courbe aurait pu justifier une évolution strictement inverse des technologiques, sans parler des tensions géopolitiques prévisibles d’ici la mi-octobre, lorsque la question du nucléaire iranien sera de nouveau débattue à l’ONU. Si aucune sanction économique — qui retomberait sur une population déjà opprimée et au bord de la famine — n’est prise à l’encontre de Pyongyang, il va falloir déployer des trésors d’arguties diplomatiques pour justifier une position plus dure à l’encontre de Téhéran qui n’a pour l’instant jamais menacé de procéder à un essai nucléaire.

Le pire n’est jamais sûr

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Après presque quatre années de surperformance, comment les valeurs moyennes pourraient-elles en effet encore améliorer leurs résultats dans un contexte où la croissance mondiale va forcément ralentir puisque la locomotive US commence à donner des signes de fatigue ? Une question à laquelle personne à l’heure actuelle n’a de réponse. Mais dans le doute, et pour coller aux aspirations des investisseurs, les analystes vont dans le sens du vent : ils commencent déjà à abaisser leurs prévisionnels et leurs recommandations sur des secteurs exposés tels les cycliques, les matières premières et les technologiques.

Le Dow Jones, seul lauréat de la Golden League ?

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En ce qui concerne les indices américains, et comme cela avait été souligné jeudi, l’exploit du Dow Jones a été et demeure surmédiatisé. L’occasion d’afficher un sourire ultra-bright et la tentation de rameuter les épargnants vers Wall Street est trop forte… mais ce n’est pas forcément un bon service à rendre aux investisseurs américains. Les performances des indices les plus représentatifs tels que S&P 500 ou le Russell 1000 invitent à se montrer moins triomphaliste, puisqu’il leur faut encore reprendre 10% à 15% pour égaler les sommets de janvier 2000.

Humilité et contrition

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Selon notre théorie du Spectacle Public, chaque épisode a un début, un milieu et une fin. Il n’y a pas de boom sans krach. Il n’y a pas de jour sans nuit, pas de médaille sans revers, et pas de verre à moitié plein qui ne soit aussi à moitié vide. Nous le sentons plus précisément en automne, lorsque les feuilles tombent, qu’au printemps — et maintenant que nous approchons la soixantaine, nous le sentons jusqu’aux os. Tout a une fin, cher lecteur — et cette bulle aussi.

Doublé gagnant

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"La déflation du marché immobilier [américain] causera sans aucun doute plus de dégâts que son prédécesseur dot.com", prédit Stephanie Pomboy, principale experte de MacroMavens, excellent service de recherches à Wall Street. "Cela ébranlera les fondations sur lesquelles reposent actuellement le consommateur et le système financier américains (avec leur exposition record à l’immobilier)." Par conséquent, si les consommateurs américains prodigues — mais surendettés — commençaient à dépenser un peu moins librement, quels secteurs seraient mis à mal ? Et lesquels s’en tireraient le mieux ?

Conférence au Palais Brongniart, le 3 octobre 2006

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Le CAC 40, l’Euro-Stoxx, le Dow Jones sont parvenus à des tournants annuels ou historiques et nous sommes dans la même configuration de marché qu’en octobre 2005. Mais l’histoire ne se répète pas (même s’il lui arrive parfois de balbutier): de quelle manière les choses vont-elle évoluer cet automne et d’ici le printemps de l’an [...]

Une confession en bonne et due forme

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Les lecteurs qui nous subissent de longue date savent que l’humilité est notre seule véritable vertu, et même dans ce domaine, nous ne sommes pas vraiment sincère. Notre humilité provenait du fait que nous avons eu profondément tort durant une période de temps si longue que c’en était embarrassant. Année après année, notre stock d’or a perdu de sa valeur, tandis que notre stock d’humilité grimpait. Notre humilité ne tarda pas à accumuler une valorisation digne des technos, le stade de bulle.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…

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C’était afin de désarmer les attentes inflationnistes que la Fed a commencé à augmenter les taux d’intérêt il y a deux ans de ça. Mais, en même temps, les autorités savaient qu’il leur fallait également de l’inflation pour maintenir l’économie en ébullition. Qu’ont-elles fait alors ? Selon Adrian van Eck, comme rapporté par Richard Russell, tout en augmentant les taux d’intérêt très publiquement, les autorités ont largement augmenté la masse monétaire en privé… puis ont cessé de publier les chiffres du M3 pour couvrir le tout. Van Eck a calculé qu’environ 1 000 milliards de dollars de monnaie supplémentaire ont été introduits depuis la mi-2004. Eh bien, nous savons désormais pourquoi l’économie américaine n’a pas encore pris le chemin de la baisse… pourquoi l’or est à nouveau au-dessus des 600 $… et pourquoi le Dow approche de son sommet historique !