Mieux vaut trop tôt que trop tard
Les Etats-Unis des monstres dévoreurs d’essence, c’est un endroit où, en théorie, tous les hommes naissent égaux. Mais chaque homme égal a des cartes inégales à la naissance. Il les joue du mieux qu’il peut. Ces deux derniers siècles, les Américains ont ramassé leurs jeux et y ont vu beaucoup d’as. En 1990, ils étaient à la tête de la plus grande économie au monde.
Lendemains d’orage et atmosphère électrique
Le CAC 40 vient de reprendre 300 points en sept séances, dont six de hausse, et +2,8% depuis le début de la semaine. Il est clair que les retombées économiques potentielles du conflit au sud-Liban sont largement minimisées… Nous sommes d’ailleurs bien en peine de trouver des exemples passés de rebonds haussiers dépassant les 6% lorsque le Proche-Orient s’embrase.
Pourquoi ce "E" ne deviendra jamais un "P"
Après l’Energie hier, nous passons aujourd’hui à l’Expérience monétaire. La devise bizarre pèse sur le prix de l’énergie et du reste. Il est parfaitement possible, par exemple, que le prix du pétrole grimpe alors même qu’il ne se produit aucun changement dans l’offre ou la demande d’énergie elle-même.
L’enfant roi
Avec la démission de ses derniers tuteurs — banques centrales, parrains de la finance institutionnelle –, le marché instaure le triomphe de l’arbitraire et celui de son bon vouloir, celui du juge-arbitre à irresponsabilité illimitée.
Grand prix à rebondissements…
Les marchés nous ont refait le même coup que mercredi dernier : ils ont somnolé durant sept heures avant de s’envoler — de +0,6% vers +2,15% — dans l’Euroland. Ils ont ainsi enregistré un triplement, voire un quasi-quadruplement des gains au cours de la dernière heure et demi de cotations.
Tout sauf la Bourse
Prenez la semaine dernière, par exemple. Obnubilés par le conflit au Moyen-Orient, les choix linguistiques de Ben Bernanke, l’orientation de l’inflation et l’âge du capitaine, les lumpeninvestisseurs en ont apparemment oublié de se pencher sur ce qui constitue — ou devrait constituer — le cœur de l’activité boursière : les entreprises.
Deux poids deux lectures ?
Nous avions disséqué, avec autant d’attention que bien d’autres commentateurs, le texte du discours de Ben Bernanke devant le Congrès US — à la recherche de la phrase-clé qui avait fait bondir les indices boursiers de 1% en quelques secondes. Cela aurait dû être aussi évident qu’un chiffre d’inflation pire que prévu, tel que le CPI du mois de juin à +0,3%.
Nuages d’azote ou journée de dupes ?
Le discours biannuel de Ben Bernanke devant les membres du Congrès a respecté un certain équilibre entre la réaffirmation de la vigilance de la Fed en matière d’inflation et l’espoir que les 17 hausses de taux contribueraient prochainement à l’amorce d’un ralentissement économique modéré aux Etats-Unis — dont pourrait découler une décrue des pressions qui s’exercent actuellement sur les prix.
Du nucléaire dans votre poubelle?
Transformer le contenu de votre poubelle en énergie propre peut sembler une chimère. Et pourtant, c’est exactement ce que fait Covanta Holdings Corp. : la société transforme les ordures en électricité.
Eternels exilés
Nous étions heureux avec la branche paléo-anarcho-chrétienne du conservatisme américain — un groupe électoral d’au moins deux ou trois personnes — puis nous découvrons que le système de santé français fonctionne en fait plutôt bien. Nous maîtrisons enfin l’analyse fondamentale des valeurs de croissance, puis nous trouvons quelqu’un qui fait mieux que nous grâce à l’astrologie védique. Si nous continuons ainsi, nous nous demandons ce qui va advenir de nous.
Feux d’artifice
En matière de feux d’artifice, on a été gâtés, ce 14 juillet — à commencer par le Liban, dont la population en aurait sans doute aimé de plus pacifiques. Sur le front des entreprises, les annonces de résultats se sont poursuivies, ainsi que les profit warning… tandis que le bouquet final revenait à la batterie de statistiques américaines publiée vendredi.
Bruits de bottes
Techniquement, les indices boursiers se retrouvent à la croisée des chemins. Le hasard fait que tout pourrait se jouer ce vendredi 14 juillet, alors qu’une majorité d’opérateurs feront le pont, tandis que l’immense majorité des particuliers sera dans l’impossibilité d’intervenir, du fait de la fermeture des agences bancaires. A noter : les courtiers en ligne offriront cependant un service normal aux rares inconditionnels de la bourse.
Ca va faire mal
Les faits ne sont rien sans la théorie. Nous nous sommes rappelé cela en lisant les pages financières hier matin. Les journalistes ont dû tous lire les articles de leurs confrères. Partout ou presque, on accusait "des revenus décevants" d’avoir causé la faiblesse des marchés cette semaine. Comment le savaient-ils ?
Dépression stationnaire sur les technologiques…
Les estivants qui auraient décidé de précéder le gros des troupes partant en congé début juillet peuvent maintenant rentrer sereins et rallumer tranquillement leurs écrans : les scores indiciels qu’ils découvriront sont équivalents à ceux qu’ils auraient notés avant de boucler les valises le 30 juin au soir.
Au four et au moulin
Pauvre Ben Bernanke. Le malheureux doit être à la fois au four et au moulin, de Stamford Bridge à Hastings, luttant contre les Vikings puis contre les Normands. L’inflation ici et la déflation là. Oui, il combat sur deux fronts.
Une pointe d’amertume
Notez tout de même que la France n’a pas de quoi se plaindre, aujourd’hui, en tout cas : l’Insee a en effet annoncé ce matin que la production industrielle hexagonale se porte bien ! Elle a grimpé de pas moins de 2% au mois de mai — et sans l’énergie et l’agroalimentaire, on en est à +2,5%. Après la baisse de 0,9% qui avait marqué le mois de mai, voilà qui met du baume au cœur…
Qui sommes nous?
Sur cette nouvelle planète mondialisée, c’est difficile à savoir. Qui est l’étranger ? Celui dont les ancêtres viennent "d’ici" ? Où ceux qui y vivent maintenant, qui ont un passeport du pays où ils vivent, qui ramassent les ordures et conduisent les bus ?
Un torrent de ténèbres
La Chine brûle du charbon depuis la préhistoire. La littérature antique chinoise fait référence à "la roche qui brûle". A présent, le charbon représente environ 65% de la consommation primaire d’énergie en Chine, tant pour la production d’électricité que comme combustible de chaudière dans les usines ou pour le chauffage des maisons.
Penaltys contre l’inflation
Nous avons le sentiment que c’est toute cette semaine qui est placée sous le signe des saucisses frites/pack de bière sur la majeure partie des terres émergées de la planète foot — euh non, nous voulions dire de la planète Terre ! Cela contribue certainement à l’instauration sur les marchés d’une ambiance de type camping, où les questions de politique monétaire, de flambée du baril, de ralentissement de la croissance passent au second rang des préoccupations du moment.
Renault vient de Venus, General Motors vient de Mars
L’automobile n’a peut être pas fini de nous faire rêver, mais il y a peu de chance que cela se situe dans le domaine des sensations procurées par la conduite sur des routes de plus en plus encombrées et sous haute surveillance radar et vidéo… sans oublier certaines grandes villes, à prétention olympique, qui sont résolues à faire de chaque déplacement un véritable cauchemar urbain que redoutent même les pompiers et les ambulanciers, certains hôpitaux parisiens devenant inaccessibles en cas d’urgence !
1-0… Mais pour qui ?
Et 1-0 pour… pour qui, au fait ? Ben Bernanke, qui semble désormais savoir dire ce que les marchés attendent de lui ? Les statistiques, qui ont mis du leur sur le terrain la semaine dernière ? Les investisseurs, qui savent maintenant se consoler avec ce qu’ils ont à leur disposition ?
