La Loi de la Claudication, suite !

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La Fed est prompte à desserrer le crédit, et lente à le resserrer. Au cours du temps, la préférence pour la quantité de monnaie papier plutôt que sa qualité signifie que le dollar s’affaiblit peu à peu. La Loi de la Claudication le garantit. Elle décrit le processus de dégradation incrémentielle qui finit par détruire une économie, une nation ou une devise. La Loi de la Claudication nous indique que lorsque l’on se dirige à grands pas vers l’auto-destruction, c’est la patte folle de la prudence que l’on traîne derrière soi.

Par les mânes du Mogambo Guru !

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Comment expliquerez-vous en effet qu’en l’absence d’indications de notre part, tout le monde s’accorde spontanément sur l’urgence de ne rien faire — de telle sorte que le chiffre d’affaires à Paris passe d’un seul coup de 7,5 milliards (moyenne quotidienne de la semaine passée) à un misérable 2,5 milliards d’euros ? Un total seulement comparable aux toutes dernières séances de l’année 2005, alors que nos chroniqueurs étaient précisément en congé : si ce n’est pas là une preuve irréfutable de notre emprise sur la bourse, quelle justification supplémentaire vous faut-il ?

Fin de saison

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26 des meilleurs gestionnaires de fonds de couverture ont gagné en moyenne 363 millions de dollars l’année dernière, pouvait-on lire dans la presse la semaine dernière. Une hausse de 45% par rapport à l’année dernière. Deux d’entre eux — James Simons, de Renaissance Technologies et T. Boone Pickens, Jr., de BP Capital Management — ont engrangé plus d’un milliard de dollars par personne. Chacun des 26 brasseurs d’argent gagne à peu près autant que toutes les compagnies aériennes américaines — nationales et régionales — réunies. Oubliez les plus grandes compagnies aériennes ; elles ont perdu plus de deux milliards de dollars. Il faudrait Simons et Pickens pour les tirer d’affaire.

Hausse de l’or, mode d’emploi

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L’or a été atteint de plein fouet cette semaine — perdant même 36 $ en une journée mercredi, sa chute la plus prononcée depuis de nombreuses années. Le métal a perdu près de 100 $ par rapport à son plus haut. Nombreux sont ceux qui pensent déjà que le marché haussier est terminé. La poussée finale de fièvre spéculative, pensent-ils, l’a mené à 730 $ l’once. A présent, il ne peut que descendre. A mesure que le prix continuera de baisser — ce qu’il pourrait bien faire — de plus en plus de retardataires sur le marché de l’or seront découragés. Ils laisseront tomber. Même les lecteurs de la Chronique Agora commenceront à se poser des questions.

Apparences et réalités

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Où en est cette grande entreprise nationale qu’est la France ? Comment se situe-t-elle dans son environnement économique en termes de rendement, de richesse et par rapport à ses "concurrents" ? Je vous l’accorde, c’est une question dérangeante et qui hérisse le poil de plus d’un politicien, mais qui nous intéresse au plus haut point, vous et moi — et encore plus notre descendance.

Bis repatatras

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Comme beaucoup de nouveaux venus en bourse en l’an 2000, et grisés par des mois de succès facile, les actionnaires indiens — qui n’ignorent rien des mécanismes des marchés à terme — ont usé sans modération de l’effet de levier et des achats à crédit. Les ordres de ventes à tout prix observés lundi matin caractérisaient la capitulation (ou la liquidation automatique) des spéculateurs pris à la gorge dès lors que la volatilité a franchi les limites du connu : le cap de -10% fut atteint à peine 90 minutes après l’ouverture.

La tendance est votre amie

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Nous sommes désormais confrontés à une autre crise ; une crise en comparaison de laquelle les problèmes de 1970 ne seront rien, et qui provoquera certainement une dépression pire que celle qui s’est produite dans les années 30. Avec tant de difficultés à venir, il y a de bonnes raisons de croire que les métaux dépasseront leurs anciens sommets — ce qui, en dollars actuels, signifie plus de 2 000 $. Je répète ce que je dis depuis des années : cette fois-ci, l’or ne fait pas que grimper en flèche — il va dépasser la lune.

Une nation de génies…

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Que pouvez-vous faire pour vous protéger ? Si vous avez une maison que vous n’avez pas l’intention de garder, c’est peut-être votre dernière chance de vendre à un prix proche du sommet. Sinon, il ne vous reste plus qu’à mettre votre argent dans un secteur que l’effondrement du marché immobilier américain n’affectera pas. Les intervenants de la conférence n’étaient pas à court d’idées — l’immobilier japonais, les obligations islandaises, les entreprises de pétrole et de gaz, les pièces rares et autres objets de collection. Et l’or !

Le pourquoi du comment d’un mini-krach

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Avec la cassure des 5 060 points (plancher de la mi-avril et niveau proche de la MM 100), nous avions la conviction que le temps allait franchement se gâter et tourner à l’orage. Cependant, nous n’avions pas cerné de timing précis s’agissant de la dégringolade du CAC 40 sous les 5 030, et nous étions loin d’imaginer que la bourrasque de ce mercredi emporterait dans sa fureur dévastatrice la toiture et les murs porteurs… puis le plancher des 5 000 points et, dans la foulée, celui des 4 970 du 9 mars dernier.

Délit d’initiés

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Dans une célèbre étude menée par Ibbotson Associates dans les années 90, on a découvert que les petites valeurs faisaient mieux que toutes les autres valeurs 56% du temps — en comptant également les blue chips qui attirent toute l’attention des médias — entre 1926 et 1996. Le rendement moyen pour n’importe quelle année était de 14% pour les petites valeurs… et 9% seulement pour les grandes valeurs. Et plus longtemps vous détenez vos small caps, mieux vous vous en tirez.

De grosses secousses tous azimuts

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Nous pourrions facilement succomber à la tentation de citer quelques morceaux choisis des récentes Chroniques, qui décrivaient par le menu toutes les raisons invoquées depuis des semaines pour justifier le basculement des bourses mondiales dans un scénario baissier (le CAC 40 perd la bagatelle de 4,5% en deux séances et demi)… mais notre satisfaction n’est que très relative. En effet, une des questions les plus lancinantes qui nous taraude depuis que Paris a franchi les 5 240 points à la mi-avril reste sans réponse — même si nous retrouvons désormais le CAC 40 sous les 5 065 points, c’est-à-dire sous ses planchers des 12 et 13 avril dernier. Pourquoi cette correction a-t-elle mis tant de temps à se matérialiser ?

Les occasions de se vanter sont rares…

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Le prix de l’or a grimpé la semaine dernière… et la semaine précédente… et la semaine encore avant. En ce qui nous concerne, nous avons vu le marché haussier arriver il y a sept ans de cela. Ceux qui ont acheté à l’époque approchent les 200% de gains. Ceux qui n’ont pas encore acheté se demandent s’il faut se positionner maintenant, ou atteindre la prochaine correction. Nous nous posons la même question.

Grandeur et misère d’une courtisane monétaire

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Le métal jaune, se sont aperçus les acheteurs, est tout ce que le dollar n’est pas. Tandis que le billet vert ne peut jamais dire non, l’or ne dit rien d’autre. Non à la dette. Non aux plans de dépense. Non à l’amélioration du monde. Non à la réélection de canailles. Non aux bulles. Non aux guerres à l’étranger. Non aux déficits commerciaux. Non, non, non, non, non.

Les cris du corbeau ne glacent pas d’effroi la bourse

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Et "les affaires" dans tout cela ? Toute la presse en fait ses gros titres ; le juge Van Ruymbeke s’insurge contre la manipulation dont il a été l’objet ; un journal satirique bien connu se déchaîne contre le président (dont quelques parlementaires de l’opposition appellent à la démission) — qui possèderait des comptes occultes bien garnis au Japon, un pays qu’il affectionne… mais c’est sans doute insuffisant pour expliquer la hausse du yen !

Le dindon de la farce

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Les Américains, consciemment ou inconsciemment, parient sur l’inflation. Ils espèrent que leurs escrocs préférés, à la banque centrale, continueront à organiser la dévaluation graduelle du dollar afin de ruiner leurs créditeurs plutôt qu’eux-mêmes. Le dollar a perdu la moitié de sa valeur rien que durant les années Greenspan. Et à présent, l’administration Bush accumule plus de dette que toutes les autres administrations de l’histoire américaine réunies. L’inflation semble un pari sûr.

Petite monnaie

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Tandis que les Suédois vendent des dollars et que les Français volent du cuivre, une bonne partie du reste du monde effectue le même genre d’arbitrage. Un nombre croissant d’investisseurs — tant gouvernementaux que privés — réalise que l’offre de dollars est illimitée, tandis que l’offre de cuivre a des limites, tout comme celle de nickel, de zinc, de gaz naturel et de pétrole brut. Ce n’est donc peut-être pas un accident si le dollar a chuté à un nouveau plancher d’un an la semaine dernière, tandis que le cuivre et le zinc grimpent vers des sommets historiques… Et l’or, pour mémoire, atteint de nouveaux sommets de 26 ans.

Les tripes de Friedman

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Mais à mesure que le dollar chute, le cours du pétrole grimpe. Et il en va de même pour les coûts des consommateurs. Même aux prix actuels, selon l’homme du Times, le carburant n’est pas aussi cher, en termes réels, qu’il l’était il y a trois décennies de cela. Eh bien, voilà qui est réconfortant. Le malheureux propriétaire a déjà du mal à joindre les deux bouts en l’état actuel des choses. Imaginez dans quel pétrin il se retrouvera lorsque le pétrole grimpera plus encore. Même Thomas Friedman, du New York Times, pense que le pétrole est le plus grand défi pour les Etats-Unis actuellement. Mais la boue noire est trop glissante pour une plume aussi lente et maladroite que celle de Friedman.

Retour vers le futur

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Les prix des futures sur l’or ont grimpé à 667,40 $ mercredi. Ceux qui ne comprennent pas l’or sont perplexes. Que se passe-t-il, se demandent-ils. Peu à peu, ils commenceront à réaliser. Quelques-uns se rendront compte que quelque chose est sérieusement pourri dans le système financier mondial. Ils se demanderont comment les Etats-Unis peuvent continuer à accumuler de tels déficits sans détruire le dollar. Ils voudront savoir pourquoi les Chinois et les Japonais continuent de prêter, et quand leur appétit de dette américaine pourrait être satisfait.

Ne faudrait-il pas nationaliser Clearstream ?

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Clearstream sert d’interface entre des centaines de milliers d’adhérents — qui devraient être tout au plus quelques milliers sur la planète. Cela englobe en fait toutes sortes de catégories de clients — personnes privées ou personnes morales — auxquelles les législations respectives de la plupart des pays signataires des accords de l’OMC interdisent d’utiliser directement ces services. Il n’est pas question de se présenter au guichet de Clearstream avec un faux passeport de banquier et une mallette de billets usagés dont les numéros ne se suivent pas. Il suffit de se dissimuler derrière une société écran ou une fiduciaire inscrite dans un paradis fiscal… et le tour est joué.

Le salut économique à l’état pur

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Plusieurs lecteurs m’ont déjà défié d’expliquer de quelle manière le lease rate aurifère (le taux d’emprunt de l’or, dont le niveau quotidien reflète l’offre et la demande de métal sur les marchés de prêt) peut manipuler le prix de l’or à la hausse ou à la baisse. Je souris, car rien ne pourrait être plus facile, mes précieux petits scarabées Mogambo ! Et je n’aime rien tant que ce qui est "facile" — sinon ce qui est bon. Si bien que les pizzas livrées à domicile obtiennent une très très bonne note, dans la mesure où elles sont à la fois faciles et bonnes.