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LA CHRONIQUE AGORA
Lundi 3 Juillet 2006
Paris, France
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*** 1-0… Mais pour qui ?
La semaine dernière a été plus que positive pour les marchés…
*** Une nouvelle ère
… mais probablement pas celle à laquelle vous pensez…
*** Plus on est de fous, plus on rit…
… à moins que ce ne soit "L’enfer, c’est les autres" ?
*** Inflation, déflation… ou krach! (1)
Il y a d’un côté ceux qui croient en la perfection de l’homme… et ceux qui n’y croient pas…
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Bonjour,
*** 1-0… MAIS POUR QUI ?
** Et 1-0 pour… pour qui, au fait ? Ben Bernanke, qui semble désormais savoir dire ce que les marchés attendent de lui ? Les statistiques, qui ont mis du leur sur le terrain la semaine dernière ? Les investisseurs, qui savent maintenant se consoler avec ce qu’ils ont à leur disposition ?
En tout cas, la semaine passée a été spectaculaire pour les places mondiales. En Europe, on n’avait plus vu une telle hausse depuis cinq mois. Rien que sur la séance de vendredi, le CAC 40 a grimpé de 1,75%, s’arrêtant à 4 965,96 points — soit une hausse de 3,08% pour la semaine ! Le reste de l’Europe suivait de près, avec une hausse de 0,56% pour le Footsie londonien vendredi, et de 1,98% (!) pour le Dax le même jour.
De l’autre côté de la mare, la journée de vendredi était aux prises de bénéfices, et la baisse, bien que légère, a été unanime. Le Dow Jones a ainsi clôturé à 11 150,22 points, soit une perte de 0,36% ; le Nasdaq, de son côté, a perdu 0,11%, à 2 172,09 points ; le S&P 500 vient terminer la série avec une glissade de 0,21%, à 1 270,21 points.
** C’est le discours de la Fed — rassurant comme il faut, laissant entrevoir une éventuelle pause du resserrement monétaire — qui a permis aux marchés de retrouver leur forme d’antan. Il faut lui ajouter également une pluie de statistiques encourageantes : le département du Commerce américain nous a ainsi appris la semaine dernière que les dépenses des ménages ont grimpé de 0,4% en mai (le consensus pensait plutôt à +0,3%). Et — ça tombe bien — leurs revenus ont eux aussi augmenté de 0,4% ! Vraiment, de quoi se plaint-on ?
En plus de toute ça, les consommateurs ont aussi le moral, comme nous l’apprend l’Université du Michigan, dont l’indice de confiance est en hausse pour juin, à 84,9 (contre 82,4 en première estimation).
Mais que voyons-nous là ? Une baisse… celle de l’indice des directeurs d’achat de Chicago… A 56,5 en juin contre 61,5 en mai — et 59,4 attendus –, on dirait que la conjoncture pourrait ne pas évoluer aussi favorablement que prévu…
On n’était pas en reste en France… et il semblerait que vous soyez plutôt en forme, cher lecteur ! Le moral des ménages français s’est en effet amélioré en juin — ce qui n’était pas arrivé depuis trois mois. On est à -28 en juin, contre -30 en mai, selon l’Insee. Est-ce la victoire contre l’Espagne… l’ouverture des soldes… ou bien les annonces de baisses du chômage ? En tout cas, "presque tous les soldes d’opinion sont en progression en juin", nous annonce encore l’Insee. Pourvu que ça dure…
** En tout cas, sur les autres marchés, la partie était animée aussi. L’or et le pétrole ont marqué des points… tandis que le dollar retournait au vestiaire. Le billet vert a en effet souffert des annonces de la Fed, retrouvant les 1,2780 pour un euro. L’or noir, de son côté, est en pleine forme, comme à chaque entame de la saison des vacances. Le WTI New York a ainsi terminé vendredi à 73,93 $ le baril.
L’or-métal, quant à lui, a effectué un retour gagnant digne de celui de Zidane en grimpant de 13,10 $ au second fixing de Londres vendredi, pour atteindre 613,5 $ l’once.
Enfin, sur les marchés obligataires, la détente était perceptible après le discours de la Fed: le rendement du bon du Trésor US à 10 ans s’est ainsi détendu de six points de base, à 5,14%.
** Je lis toujours La Tribune avec intérêt, mais je dois dire que j’ai eu une petite surprise vendredi en rencontrant, au détour de ses pages… Bill Bonner lui-même ! "William Bonner est un de ces délicieux conservateurs qui joue des armes de l’humour pour montrer que quelle que soit la dernière mode idéologique, il n’y a rien de nouveau sous le soleil", nous explique le journal — qui s’intéresse au dernier ouvrage de Bill, L’Empire des Dettes:
"C’est l’un des intérêts du livre de revisiter l’histoire des Etats-Unis, passés de l’austère république des pères fondateurs basée sur les principes du travail et de l’épargne à celui d’empire qui se nourrit sans cesse de la richesse des nouveaux pays conquis. On retrouve aussi avec intérêt cette histoire de la domination espagnole et portugaise sur l’Amérique du Sud. Cet or et cet argent si facilement pillés que ces deux pays ne s’en sont jamais véritablement remis".
Il y a tout ça et bien d’autres choses encore, dans L’Empire des Dettes — et notamment "un programme à mettre une partie de l’industrie de la communication et de la finance au chômage", toujours selon La Tribune…
Pour vous procurer l’ouvrage, il suffit de cliquer ici…
Françoise Garteiser,
Paris
PS : N’oubliez pas que vous pouvez retrouver cet après-midi les conseils et analyses de Philippe Béchade sur la séance en cours : il suffit de composer le 0899 707 009 dès 15h45…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…
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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** UNE NOUVELLE ERE
** Ce week-end, votre correspondant et une amie française se sont abrités de la chaleur étouffante des rues de Manhattan en entrant dans la fraîcheur d’un restaurant sur-climatisé. Après nous avoir trouvé une table, une serveuse dynamique est venue nous offrir trois versions différentes d’eau potable fraîche.
- "Plate, gazeuse ou en carafe ?" a-t-elle demandé. "Plate, s’il vous plaît", avons-nous répondu, n’osant pas commander de l’eau du robinet en présence d’une citoyenne française.
- Bien entendu un grand verre d’eau du robinet bien fraîche aurait été tout aussi satisfaisant — quoique légèrement moins chic. Mais pourquoi étancher sa soif gratuitement lorsqu’on peut payer un tel privilège. En Occident, l’eau en bouteille est un simple luxe, jamais une nécessité absolue.
- Même des décennies avant que notre serveuse du Bridge Café, à Manhattan, commence à offrir trois sortes d’eau à ses clients, l’établissement n’a jamais manqué d’eau fraîche.
- Lorsque le Bridge Café a ouvert ses portes en 1794, l’East River, toute proche, fournissait de l’eau potable en abondance. Cette aubaine n’a pas duré, bien entendu, l’industrialisation rapide de New York, à la fin des années 1800, ayant pollué ses eaux. Mais cela n’a pas été un problème : les habitants de Manhattan ont simplement construits tunnels et aqueducs permettant de puiser dans les vastes réserves d’eau du bassin hydrographique de Westchester, à quelques kilomètres au nord. Toutes les villes d’Occident ont des systèmes d’eau tout aussi complexes… pour garantir que le liquide vital ne cesse jamais de couler de leurs robinets.
** L’eau propre et potable coule avec une telle abondance dans nos infrastructures que nous pouvons l’utiliser pour laver nos 4×4, arroser nos potagers et améliorer nos terrains de golf. Nous utilisons même de l’eau potable pour refroidir nos réacteurs nucléaires et transformer notre bois en papier. Pendant ce temps, la majeure partie des habitants de la planète n’a pas accès à de l’eau saine. Seuls 20% de la population mondiale profite actuellement des avantages de l’eau courante. Les 80% qui restent doivent la trouver où et quand ils le peuvent. Dans certaines régions du monde, les gens passent jusqu’à six heures par jour à chercher de l’eau.
- "L’incapacité de fournir de l’eau portable saine et des services sanitaires adéquats à tous est peut-être le plus grand échec du développement du 20ème siècle", écrit Peter H. Gleick, auteur de Dirty Water: Estimated Deaths from Water-Related Diseases 2000-2020 ["Eau sale : une estimation du nombre de morts dues à des maladies liées à l'eau entre 2000-2020"]. "La principale conséquence de cet échec est le taux de mortalité élevé parmi les jeunes enfants, dû à des maladies évitables, liées à l’eau… Si l’on n’agit pas pour répondre aux besoins de base humains en eau, jusqu’à 135 millions de personnes mourront de ces maladies d’ici 2020".
- Il est tragique de constater que les milliers de morts liées à l’eau se produisant tous les jours n’ont pas vraiment motivé d’efforts pour purifier les eaux de la planète. Mais maintenant que l’eau malsaine est devenu un problème ECONOMIQUE sérieux, des agences gouvernementales et des sociétés privées du monde entier se lancent dans la course. La Chine, l’Inde et la plupart des autres pays en voie de développement réalisent qu’aucune économie ne peut prospérer bien longtemps en polluant l’eau qui soutient sa main d’œuvre. Voilà pourquoi des pays du monde entier dépenseront de centaines de milliards de dollars pour nettoyer leurs réserves d’eau.
- L’ère de l’eau saine a commencé.
[NDLR : Et pour en profiter, rien de plus simple... Il suffit de continuer votre lecture. ]
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** PLUS ON EST DE FOUS, PLUS ON RIT…
** De part et d’autre de l’Atlantique nous proviennent deux des initiatives les plus remarquablement cinglées de l’histoire récente (à nos yeux, en tout cas — et probablement uniquement à nos yeux). La première sera financée par le vol — c’est-à-dire par les impôts. La seconde trouve ses racines dans de l’argent honnêtement gagné sur les marchés boursiers. Les deux nous coupent le souffle.
* Aux Etats-Unis, les deux plus riches hommes de la planète ont annoncé leur intention de s’allier — de mettre de l’argent en commun, en d’autres termes — dans le but avoué, entre autres, de ralentir la croissance de la population mondiale. Ils ont l’intention de donner des millions, sinon des milliards, à des associations dont le but est de restreindre le nombre d’humains. Pendant ce temps, en République Fédérale d’Allemagne, Frau Merkel vient d’annoncer un plan visant à dépenser 30 milliards de dollars environ pour augmenter la population mondiale. Buffett et Gates pensent qu’il y a trop de gens. Angela Merkel pense qu’il n’y en a pas assez.
* Trop ou pas assez ? Nous n’avons pas d’opinion sur la question. Il y a bien une ou deux personnes dont nous nous passerions volontiers, mais nous pensons qu’il n’est pas franchement de notre ressort de choisir.
* Plus on vieillit, plus on connaît de morts. Nous pouvons nous rappeler de bon nombre d’entre eux. Ils sont morts au Vietnam… lors de bagarres dans des bars… de maladies… d’accidents. En tout cas, ils ne sont plus parmi les vivants. Bien entendu, cet inconvénient est venu avec un petit avantage ; les vivants avaient un peu plus de lumière… un peu plus d’air à respirer… un peu plus de richesse… un peu plus d’espace vital. Mais nous ne pouvons nous rappeler d’un seul mort que nous ayons si peu apprécié qu’il ait rendu l’affaire intéressante. Ils nous manquent tous.
** Il est difficile pour notre modeste cerveau de comprendre le mode de pensée motivant les factions "plus on est de fous plus on rit" ou "l’enfer c’est les autres". Warren Buffett a-t-il du mal à trouver une place de parking ? Lorsqu’il se rend dans son restaurant préféré à Omaha, doit-il faire la queue pour obtenir une table ? Qu’est-ce qui le pousse à penser que nous sommes trop sur cette planète, et lesquels d’entre nous, présents ou à venir, a-t-il l’intention d’éliminer ?
* Nous posons les mêmes questions — à l’envers — à Mme Merkel. S’ennuie-t-elle dans les transports en commun ? Quand et comment se dit-elle que le Vaterland a besoin de plus de mamans et papas ?
* Oui, oui. Nous jouons les benêts. Ni la dirigeante allemande ni les deux plus grosses fortunes de la planète ne pensent faire des changements immédiats dans la population mondiale. Au lieu de cela, ils planifient, nous direz-vous, essayant simplement d’éviter des problèmes à venir. Après tout, un enfant né cette année n’occupera pas de siège dans le métro avant quelque temps. Il faudra deux décennies au moins avant qu’il ne contribue à la sécurité sociale. En théorie, un baby boom en Allemagne aidera à garantir la solvabilité des retraites du pays. Et en théorie, une personne de moins en Afrique est une bouche en moins à nourrir.
* Mais quel genre de théories dérangées est-ce là ? Qui aurait un enfant simplement pour qu’il puisse être enchaîné au système social du pays, travaillant la moitié du temps comme un serf afin de financer les avantages pour lesquels la génération précédente a voté ?
* Les gens font pousser de la nourriture. Les gens produisent de la richesse. Le prochain homme qui naîtra est tout aussi capable de se nourrir que le précédent. Et si l’on croit au progrès, il pourra le faire plus facilement.
* Avant que le réchauffement de la planète ne fasse les gros titres, le contrôle démographique était bien plus à la mode. Paul Ehrlich a écrit un livre, "La Bombe P", dans lequel il prédisait une famine mondiale en 1975. Il ne faisait qu’extrapoler des tendances existantes. Mais les schémas persistent, pas les tendances. Qui avait entendu parler des biotechnologies ou des puces informatiques, dans les années 60 ? Qui aurait pu prévoir les avancées qui multiplieraient la production plus rapidement que les humains pouvaient l’imaginer ? Qui sait ce qui va se passer ensuite ?
* Cet importance que l’on donne à l’avenir ne fait que rendre tout cela plus remarquable encore. Dire que l’on n’aime pas avoir tant de gens autour de soi n’est qu’anti-social ; dépenser des milliards en anticipation de ce que voudront vos petits-enfants — alors que même la génération actuelle ne peut approuver –, c’est de la folie.
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Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
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C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir
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*** La Chronique Agora présente ***
La Fed a augmenté les taux — une fois de plus — pour "dompter l’inflation". Cependant, Bill Bonner affirme que dans cette fausse bataille contre l’inflation, un autre ennemi se lèvera: la déflation. Et lorsque les choses prendront un tour plus brutal, la Fed cèdera…
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INFLATION, DEFLATION… OU KRACH ! — 1ère PARTIE
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Par Bill Bonner (*)
La nouvelle que nous connaissions déjà est tombée la semaine dernière : la Fed a augmenté ses taux une 18ème fois, à 5,25%. L’inflation sera domptée ! Au diable la déflation !
En ce qui concerne l’économie américaine — et, par conséquent, celle du monde entier — il y a actuellement deux grandes écoles de pensées. Il y a d’un côté ceux qui croient en la perfection de l’homme… et ceux qui n’y croient pas. Le premier groupe pense que la science des banques centrales a fait des progrès étonnants. Dans les années 80, la Fed de Volcker a appris qu’on pouvait dompter l’inflation. Puis, 20 ans plus tard, la Fed de Greenspan a découvert qu’elle pouvait aussi éviter la déflation.
Les banques centrales ont désormais à leur disposition des armées entières de statisticiens, de matheux et d’économistes. Lorsque leurs avant-postes entendent le bruit de l’inflation qui avance, par exemple, les fédéraux ajustent l’artillerie lourde et commencent à tirer. Par contre, si c’est la déflation que l’on voit apparaître, ils savent comment réagir — en faisant sauter les digues ! Ouvrez les vannes et les robinets ! Inondez les champs et les plaines de liquidités !
Du point de vue du premier groupe, la Fed a enfin attrapé le coup de main, et le dernier chiffre du PIB américain — 5,6% de croissance au premier trimestre — le prouve. Les experts sont devenus si doués pour lutter contre l’inflation et la déflation qu’aucune des deux ne représente un véritable danger. L’économie américaine est imprenable, une citadelle de croissance qui continuera à se développer durant des siècles et des siècles, amen.
Non, disent leurs contradicteurs, ça ne marche pas comme ça. Une augmentation de la puissance de feu n’élimine pas la guerre ; cela la rend simplement plus coûteuse. Au cœur de la Fed se trouve un cœur… un cœur vivant, palpitant, pompant du sang… un cœur humain. Et comme tous les cœurs humains, il est parfois bon, parfois mauvais, mais toujours soumis à influence. Et l’influence à laquelle est soumis le cœur d’un banquier central n’est pas facile à écarter. Que peut faire un homme lorsque le président des Etats-Unis lui met la pression — sinon céder un peu ? Et lorsque ses compères et futurs employeurs de Wall Street entrent dans le bar en demandant plus de liquidités, peut-il vraiment refuser ?
Un sondage publié jeudi nous annonce que les Américains sont désormais opposés à d’autres hausses de taux, à trois contre un. Le plus étonnant, dans l’affaire, c’est qu’ils aient un point de vue. Le taux courant de crédit à court terme n’est pas vraiment un sujet public. Il est, ou devrait être, ce qu’il est : un équilibre naturel élaboré par les emprunteurs et les prêteurs. Au lieu de cela, les électeurs s’attendent à le trouver sur le prochain bulletin de vote, avec des résolutions grognonnes proposant d’éliminer l’hiver l’an prochain et d’arrondir pi à la 3ème décimale.
La "liquidité" est le mot employé par les économistes pour dire "plus de cash et de crédit". "L’inflation" est le mot utilisé pour décrire ce qui arrive à une devise lorsque trop de liquidités sont disponibles. Les banques centrales peuvent contrôler la quantité d’argent qu’elles émettent, et, par extension, sa qualité. Ce qu’elles ne peuvent pas faire, c’est augmenter la qualité et la quantité en même temps. Confrontées à un choix difficile, elles cèdent quasiment toujours à la quantité, et laissent la qualité partir à vau l’eau. L’offre de monnaie augmente ; elle gonfle. Tôt ou tard, l’inflation de la masse monétaire mène au genre d’inflation que les électeurs reconnaissent — une augmentation des prix à la consommation.
La suite dès demain…
Meilleures salutations,
Bill Bonner
Pour la Chronique Agora
(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (350 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres L’inéluctable faillite de l’économie américaine et L’Empire des Dettes
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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